
L’originalité se fait de plus en plus rare sur PS2 où l’on voit les suites se multiplier et devenir la grande majorité des titres disponibles sur le support. Pourtant certains développeurs prennent parfois des risques pour nous offrir des jeux qui sortent des sentiers battus. Est-ce pour autant une bonne chose ? Qu’est-ce que le grolf ? Le principe de Ribbit King est enfantin et simpliste : il s’agit de Grolf. Vous avez bien lu, ce n’est pas une faute de frappe. Il s’agit d’un golf un peu particulier puisque la balle est ici remplacée par une petite grenouille qu’il faut propulser dans une marre à l’aide d’un maillet. Les règles sont bien évidemment quelque peu différentes d’un golf traditionnel : chaque match se compose généralement de deux manches, lesquelles se divisent en huit coups maximum (attention au zéro point synonyme de défaite le plus souvent). Si l’on parvient à envoyer notre grenouille dans sa marre du premier coup, l’on gagne 1500 points, les autres coups n’en ramenant que 1000. Cependant, après qu’un joueur ait réussi à envoyé son batracien dans sa flaque, le nombre de points que l’on peut gagner diminue de 100 points à chaque nouveau coup joué. Il faut donc faire attention à ne pas se laisser distancer bêtement…Des bonus à la pelle ! Une autre particularité du jeu est la grande part accordée aux bonus en tout genre. Plutôt que de jouer la marre dès le début, il faudra privilégier la collecte de bonus, répartis un peu partout sur le parcours, tout en essayant de s’en approcher. La collecte des bonus est indispensable pour espérer gagner. Si lors des premiers matchs, on peut aisément s’en passer, par la suite, c’est une nécessité pour espérer empocher la victoire. En plus des bonus de points (10-50-100…), on trouvera d’autres sortes de bonus comme les mouches qui en plus d’apporter des points, redonneront de l’énergie à notre bestiole. Hé oui, il faut faire attention à sa barre d’énergie, une grenouille fatiguée ira beaucoup moins loin qu’une grenouille en pleine possession de ses moyens ! Les bonus sont assez nombreux et leurs effets variés : redonner de la santé, permettre d’aller plus loin, nager dans la lave etc. La bonne utilisation d’un bonus peut facilement renverser le cour d’un match. Attention toutefois, il n’est possible de n’en porter que 5 simultanément, il va donc falloir choisir avec minutie quels bonus on souhaite emporter avec nous. Enfin, il sera possible d’augmenter ses points en faisant des combos. Si l’on récolte un bonus de points lors du saut, que l’on mange une mouche à l’arrivée et que l’on se trouve avec le rebond dans une rivière, le nombre de points augmentera progressivement jusqu’à devenir très très intéressant.Un mode scénario riche et complet L’essentiel du jeu est articulé autour du mode scénario. Le joueur y incarne Scooter, une personne ordinaire mais qui est, selon son roi, la plus douée au grolf. Notre héros sera donc envoyé par son souverain dans la galaxie avoisinante à la recherche de ribbinite, une matière indispensable à la survie de sa planète. C’est en participant à de nombreux tournois de grolf que Scooter gagnera la précieuse substance et sauvera ainsi son monde. Après avoir appris les bases du grolf, Scooter ira de planète en planète à la recherche d’un défi à accomplir. Chaque match est introduit par une cinématique, le plus souvent très drôle, qui présente l’adversaire à battre. Les matchs sont très nombreux et récolter la totalité des trophées (à l’effigie du perso battu) demandera de nombreuses heures de jeu. Entre chaque partie, il sera possible de consulter la galerie des trophées récupérés mais aussi et surtout d’acheter avec l’argent acquis lors des joutes des bonus pour les matchs à venir. La durée de vie est donc plus que conséquente, d’autant plus que le titre s’accompagne d’un mode multijoueurs, sympathique pour relancer la durée de vie mais loin d’être transcendant pour réellement tenir en haleine.Une prise en main un peu trop simple La jouabilité du jeu est extrêmement simple à assimiler. D’une simple pression sur la touche Croix, on enclenche la jauge de puissance qu’on stoppe en appuyant de nouveau et c’est tout ou presque ! Les autres touches du dual shock serviront essentiellement à changer la caméra et ce afin d’offrir un angle de vue parfaitement adapté. On utilisera le stick gauche pour influer sur la hauteur du saut (pratique pour éviter certains obstacles) et la croix directionnelle pour donner un effet au bond (là aussi, c’est essentiel pour éviter un objet gênant juste devant soi par exemple). La jouabilité ne pose donc aucun problème et c’est bien là le problème puisque après quelques heures de pratique, on tourne un peu en rond avec le sentiment de toujours faire la même chose. De ce fait, par son ambiance et son gameplay, Ribbit King est un jeu qui s’adresse avant tout à un jeune public qui trouvera là l’occasion de s’initier aux joies du golf sans la technique et le doigté requis pour espérer gagner.Peut mieux faire… Enfin, techniquement, Ribbit King n’est pas transcendant. Les graphismes du jeu sont très simples, les textures ne brillent pas par leur finesse, les environnements assez pauvres en détails. Néanmoins, l’aspect mignon sauve un peu la mise : les différents personnages ont un design assez sympathique et les cinq planètes offrent des parcours visuellement variés.
L’ambiance sonore est du même tonneau avec des voix criardes et des musiques débiles qui collent cependant parfaitement au jeu.
Verdict
Au final, Ribbit King est un jeu qui s’adresse avant tout à un jeune public. La réalisation et l’ambiance mignonne ne cachent pas une réalisation graphique assez pauvre et surtout un gameplay trop simple dont on fait le tour assez rapidement.

A partir de 13 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie