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Resident Evil 4

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La voici enfin ! La tant attendue version PlayStation 2 de Resident Evil 4 sortira le 4 Novembre prochain dans toute la France. Découvrez ce soir d’Halloween sur PlayFrance le test complet de cette conversion de haute volée, matinée d’exclusivités bienvenues. Suivez le guide !

Nous pouvons dire que nous revenons de loin ! Ce quatrième épisode de la cultissime saga des Resident Evil aura subi autant de changements et de retournements de situations que Resident Evil 2 avant lui et son prometteur Resident Evil 1.5. Annoncé sur PlayStation 2 à peine la console de Sony dévoilée, Resident Evil 4 était déjà en développement au début de l’an 2000 mais, étant trop portée sur l’action, cette première ébauche du jeu devint finalement le puissant Devil May Cry. On peut dire que Capcom a eu le nez creux et s’est offert, finalement par hasard, une nouvelle série à succès.
Début 2001, le développement de cette suite déjà très attendue repart de zéro et prend une toute autre voie : l’ambiance du jeu ressemble à Alone in The Dark avec un Léon habillé d’une bonne grosse moumoute et équipé d’un vieux revolver à six coups. L’action prend pour cadre un château style gothique avant de se dérouler dans un aéroplane tandis que notre flic de Racoon City se voit contaminé par un virus inconnu. Mais le pire, c’est que cet épisode est annoncé comme une exclusivité GameCube ! Les fans de la PlayStation 2 que nous sommes passèrent une bien triste soirée…
Alors que tout le monde pense que Resident Evil 4 poursuit tranquillement son développement, l’E3 2003 en surprend plus d’un. En effet, profitant du plus grand salon du jeu vidéo, Shinji Mikami dévoile une nouvelle version du jeu qui n’a plus rien à voir avec la précédente. Léon est toujours aux commandes mais doit désormais affronter des armures démoniaques, des poupées possédées et des fantômes à la teinte bleutée du plus bel effet. L’ambiance ressemble davantage à un Silent Hill couplé à un bon épisode d’X-Files et fait carrément flipper ! Quel dommage que cette version n’ait jamais vu le jour…nous avions de quoi mouiller nos pantalons.
Début 2004 Resident Evil 4 sort finalement de son cocon, travestissant radicalement l’esprit de la série. L’action est au cœur du gameplay, les ennemis ne sont que de « simples » villageois et même des trolles font partis du bestiaire. Une évolution de qualité qui perd d’ailleurs son exclusivité GameCube pour se voir officiellement annoncée sur PlayStation 2 il y a tout juste un an. Les fans peuvent de nouveau respirer.

Et nous voici donc là, quelques mois à peine après la sortie sur GameCube pour le test de Resident Evil 4 version PlayStation 2, terminé par nos soins en long en large et en travers.

PS : N’hésitez pas à consulter l’excellent site survivhor.com pour plus d’informations sur la genèse des Resident Evil. Resident Evil 4 : Evilution. Bien connue des amateurs de sueurs froides, la série des Resident Evil a toujours été réputée pour son ambiance angoissante, ses zombies dégoulinants et ses énigmes un peu trop faciles. Ce Resident Evil 4 apporte du sang neuf et change radicalement de ses prédécesseurs. L’histoire se déroule en 2004, six longues années après les tragiques évènements de Resident Evil 2 qui nous ont fait connaître Léon S. Kennedy. Suite à la propagation d’un virus mortel dans une petite ville des Etats-Unis du nom de Racoon City, le Président US pris la décision d’éradiquer la menace à grand coup d’arme nucléaire. Et, malgré les parades médiatiques d’Umbrella, l’image de la firme responsable de tout ce bordel fut éclaboussée par ce scandale et vit très rapidement ses actions chuter en bourse jusqu’à la faillite. Exit donc Umbrella, société qui paraissait pourtant indestructible à l’époque…

Nous retrouvons donc Léon, devenu depuis agent des forces spéciales chargées de la protection du Président des Etats-Unis et de sa famille justement sur les traces de la fille de ce dernier, fraîchement enlevée et exportée au fin fond d’une forêt espagnole. Vous avez donc pour mission de retrouver la dite kidnappée et de l’extraire d’Europe.

La première chose qui frappe le fan des traditionnels Resident Evil est la vue, désormais placée derrière le personnage principal et orientable avec le stick analogique droit. Terminé les angles de vue cinématographiques, cette fois l’action se situe dans un environnement entièrement en 3D temps réel sur lequel le joueur intervient directement. La visée s’en trouve également chamboulée puisqu’elle se fait à l’épaule, comme dans Splinter Cell, permettant au joueur de viser avec précision différentes parties du corps des ennemis. Le jeu gère d’ailleurs parfaitement les points d’impacts et vos premières victimes, de simples villageois (en apparence) mécontents de vous voir fouiner, peuvent se prendre une balle dans la tête, dans le bras, dans la main (pour leur faire lâcher leurs armes), dans les jambes (pour les faire tomber). Il est aussi possible de les achever à coup de couteau (L1 + Croix) ou de leur décocher un chassé dans la mâchoire en pressant le bouton Croix au bon moment.

Les ennemis ne sont d’ailleurs plus de simples appeaux à balles et ces derniers n’hésitent pas à se protéger, à lancer leurs armes, à faire des pas de côté pour éviter vos tirs, à ouvrir les portes ou à appeler des renforts. On pourrait presque dire qu’ils sont plus évolués que vous puisque vous ne pouvez pas vous protéger, ni même faire des pas de côté... dommage. A noter que la vue n’est parfois pas des plus évidentes puisque trop rapprochée de Léon, elle empêche de voir les pièges au sol ou les ennemis qui sont juste à côté de vous. Le mode 16/9ème imposé y est certainement pour beaucoup…

Autre changement flagrant de la série : l’apparition de l’évolution du personnage et de ses armes. Véritable casque bleu au début de l’aventure, Léon s’émancipe à mesure que les heures passent et voit sa barre de vie augmenter sensiblement en ingérant des herbes jaunes et son arsenal se développer et s’améliorer en y mettant le prix. En effet, en récupérant des pesetas (en 2004, l’Espagne est à l’Euro…) lâchés par vos ennemis après avoir fondus, ou trouvés ça et là dans le décor, vous pouvez acheter à un vendeur à la sauvette de nouvelles armes et des upgrades en capacité, rapidité, stabilité ou vitesse de recharge. Vous pouvez ainsi mettre la main sur différents pistolets, des fusils, une mitrailleuse, un lance roquette, un lance mine ou un fusil de sniper. Un arsenal à faire baver d’envie des soldats de l’armée américaine, preuve de l’orientation action de la série. Les ennemis explosent sous les balles, les grenades viennent finir les restes. Avouez que l’on se sent davantage en sécurité une bonne mitrailleuse à la main qu’avec un simple 9 mm.

Ajoutez à cela une bonne partie d’escorte lorsque vous serez parvenus à sauver la jeune Ashley, parfois aussi lourde qu’une Kim Bauer. Vous devez prendre soin de la môme en veillant bien à ce qu’elle reste en vie, à ce qu’elle ne se fasse pas enlever de nouveau sous vos yeux et à ce qu’elle vous suive jusqu’à l’évasion. Deux ordres simples : « Follow me » et « Stay Here » seront là pour vous y aider.

La dernière « RE-volution » de cet opus est de tester votre temps de réaction avec une sorte de « Quick Time Event », c'est-à-dire des touches à presser rapidement à certains moments et d’autres à presser immédiatement pendant les quelques secondes qu’elles apparaissent à l’écran. Généralement, rater cette pression à la seconde est synonyme de Game Over alors je vous conseille de rester attentif, même pendant les cuts-scènes !Pour le débat, consultez notre forum.Avant de poursuivre ce test et d’entrer de pleins pieds dans les exclusivités PlayStation 2 de ce jeu, il est temps de faire le point sur la nouvelle orientation de Resident Evil. Désireux de sortir sa série de la routine, Shinji Mikami a complètement détourné l’âme de la saga, quitte à tourner le dos aux fans de la première heure.

L’efficacité des premiers Resident Evil reposait beaucoup sur les angles de vue très cinématographiques qui ne laissaient entrevoir qu’une partie d’un couloir. Pour savoir ce qui se cachait de l’autre côté, il fallait prendre son courage à deux mains et avancer pour changer l’angle de vue. L’angoisse reposait beaucoup sur une mise en scène réglée comme du papier à musique. Ca marchait bien, on sursautait, c’était prenant. Désormais, force est de constater que l’angoisse est beaucoup moins palpable : on avance et on tire sur tout ce qui bouge, encore et encore. Le gameplay est beaucoup plus orienté action, peut être même un peu trop pour certains. Rester planqué et sniper des ennemis est plus proche d’un Metal Gear Solid que d’un Resident Evil diront certains.

De même, si les premiers épisodes ressemblaient à des « films d’horreur interactifs », l’interface y est également pour beaucoup. Le fait de n’avoir aucune indication à l’écran (santé, munition…) faisait monter la pression à chaque morsure de zombies. Et alors que des jeux comme King Kong ou The Getaway continuent sur cette voix, Resident Evil 4 effectue une régression et affiche fièrement une jauge de vie et un compteur de cartouches. Quel intérêt d’imposer deux bandes noires façon cinéma si c’est pour gâcher l’effet avec des indicateurs ? A vous d’y répondre.

Autre petit tracas, la présence d’un vendeur venu de nulle part qui vend à Léon des armes tombées du camion. A l’époque il fallait lutter pour trouver un chargeur caché sous un meuble et dépouiller des cadavres pour chopper de nouvelles armes. C’était, d’une certaine façon, plus réaliste et plus propice à une situation de crise. Désormais il faut acheter ses armes et les upgrader comme dans un bon vieux jeu vidéo. Ca ne plaira pas à tout le monde…

Ceci dit la marque de fabrique est belle et bien présence par moment avec des laboratoires dans lesquels ont été menés d’horribles expériences, des couloirs lugubres et un bestiaire de folie. Que ce soit dans le village avec les habitants ou dans les grottes, sous-sols et labos, le character design est des plus inspirés. Il y a quelque chose de dérangeant dans le regard de ces habitants que l’on vient déranger dans leurs habitudes…Les boss sont monstrueux et figurent parmi les plus réussis de la saga : massifs, dégoulinants et bien charismatiques, on en redemande !

Les références cinématographiques sont d’ailleurs légions et les cinéphiles reconnaîtront aisément les clins d’oeils à leurs films cultes. L’ambiance « isolement social » fait rapidement penser à des titres tels que Massacre à la Tronçonneuse, La Nuit des Fous Vivants ou encore Détour Mortel, certains ennemis rappellent forcément Alien, The Thing ou encore Vendredi 13, quand Jason Vorhees portait encore un vieux sac sur la tête et non son masque de Hockey. Une ambiance grandiose, dérangeante et vraiment trippante. Vous allez adorer !Only on PlayStation 2Comme vous le savez si vous consultez régulièrement PlayFrance, la version PlayStation 2 se fait pardonner son infidélité à la console de Sony par l’ajout de bonus exclusifs des plus sympathiques. Tout d’abord, le mode Separate Way qui consiste à diriger l’increvable Ada Wong, revenue d’entre les morts par miracle, durant cinq missions parallèles à l’aventure principale. Comptez quatre heures de jeu pour en faire le tour. Ce mode est un VRAI bonus de qualité puisqu’il permet de parcourir le scénario en même temps, avant ou après le passage de Léon dans certains endroits. Ainsi vous comprendrez pourquoi la cloche de l’église sonne au début du jeu, vous saurez où est passé le manteau de Kennedy et prendrez le contrôle d’Ada juste avant ou après certaines cuts-scènes de l’aventure. Deux « nouveaux » boss font leur apparition, certains décors ont été créés pour l’occasion et des phases de shoot à bord de tourelles ont été implantées. En outre, les rapports d’Ada disponibles en fin de missions apportent des nouvelles informations sur le scénario et lèvent le voile sur certaines zones d’ombre. Excellent.

Bien que déjà copieusement fourni, l’équipement de Léon accueille sur PS2 une nouvelle arme, le P.R.L 412, un flingue laser surpuissant mais qu’il faudra récupérer à la sueur de son front après quelques parties. Ada Wong n’est pas en reste et récupère pour son aventure une arbalète équipée de flèches explosives. Puissant et efficace.

Enfin, les amoureux de la mode seront heureux d’apprendre que de nouveaux costumes viennent compléter la garde robe de Léon et Ashley : un smoking style année 30 pour l’homme, une armure à l’épreuve des balles pour la fillette. Ces différents bonus rallongent considérablement une durée de vie déjà fort généreuse, de par l’aventure solo d’une bonne vingtaine d’heures, le mode Asignment Ada et le traditionnel mode Mercenaires. Vous n’avez fini de faire exploser des crânes !

Question réalisation, cette conversion est exemplaire avec des textures riches et variées, une fluidité à toute épreuve et une bande son immersive au possible. Un travail d’orfèvre qu’il faut saluer. Ceux qui ont craqué pour une GameCube uniquement pour Resident Evil 4 doivent se mordre les doigts !

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test écrit par

  • 9 / 10

    Graphismes

  • 9 / 10

    Jouabilité

  • 9 / 10

    Son

  • 9 / 10

    Durée de vie

9 / 10

Verdict

Resident Evil 4 est bien l’authentique chef d’œuvre que l’on attendait depuis plus de cinq longues années. Le gameplay s’est radicalement transformé et de survival horror nous passons désormais à un survival action plus bourrin et jouissif. Certains délires sont néanmoins très loin de l’esprit de la série et les fans de la première heure qui recherchent surtout une ambiance « film d’horreur interactif » risquent d’être déçu par cet épisode. Mais une fois la pilule avalée, ce jeu est une réussite indéniable.

- / 10

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