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Test de jeu / PS2 / Red Faction

Red Faction

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Red Faction ne pouvait en aucun cas décevoir son public, Volition, le studio en charge du jeu l'annonçait comme le messie des FPS, le renouveau d'un genre excessivement exploité. On a alors pris notre mal en patience et attendu calmement celui que beaucoup annonçaient comme le petit frère d'Half-Life. Le petit frère arrivera-t-il au niveau du grand ? Réponse dans le test !

Il est donc enfin arrivé à la rédaction et c'est non sans un certain plaisir que je me suis "collé" à ce test. Il faut dire qu'en plus des qualités annoncées tels les graphismes ou l'histoire, Volition a appuyé son argumentation autour du Geo-Mod, tout nouveau moteur 3D qui doit démarquer ce FPS de la très large concurrence qui sévit actuellement sur la 128 bits made in Sony.

Alors, qu'a-t-il de si particulier, ce nouveau moteur ? Peut-on le considérer comme un moteur vraiment différent de celui de ses compères actuels sur PC ?
On peut aisément répondre à cette question par un "oui" non-dissimulé. Ce moteur permet en effet de détruire le décor comme bon vous semble. Sur le papier, le développeur l'annonce ainsi. En tout cas, après quelques heures de jeu mais sans rentrer dans les détails, on se rend compte que ce moteur apporte effectivement un certain renouveau au genre, on peut détruire "quasiment" tous les murs, certains passages étant complètement hermétiques à vos balles et autres missiles.Nous reparlerons des possibilités (ou impossibilités) offertes par le Geo-Mod un peu plus tard dans le test.

Pour assister ce tout nouveau moteur et le rapprocher au maximum de sa référence PC Half-Life, Red Faction se devait de posséder un scénario riche et intéressant à la fois.Tout débute dans une mine de la planète Mars qui a été savamment colonisée par nous, les Terriens. Vous endossez le rôle de Parker, un de ces mineurs qui un beau jour décide tout simplement de déclencher sa propre mini-révolution en s'opposant à la garde d'Ultor.

Après une petite scène cinématique utilisant le moteur du jeu, vous prenez le contrôle de Parker et vous êtes directement plongé dans l'action puisque ce sera à vous d'assumer votre récent acte insurrectionnel. A vous aussi de trouver une issue à cet enfer et si possible d'en sortir vivant. C'est donc là le début d'une très longue histoire qui vous emmènera aussi bien dans les aires les plus arides de la planète rouge que dans la plus profonde des eaux glacées du sous-sol de Mars. Ben oui, apparemment, il y a bien de l'eau sur Mars... depuis le temps qu'on nous le rabâche !

Dès les premières minutes de jeu, on cherche un lance-roquettes afin de tester un peu le potentiel du moteur du jeu. Une fois mis la main dessus (il vous faudra chercher un peu pour le trouver puisque vous commencez avec un bâton électrique), on s'empresse de trouver une porte pour voir si Volition n'a pas menti sur ce fabuleux moteur, porte ouverte ou fermée d'ailleurs, peu importe. On bombarde l'entrée pour admirer fièrement les dégâts occasionnés... et là surprise, la porte n'a aucune égratignure ! On ressort le communiqué de presse et on le relit calmement jusqu'à trouver la bonne ligne qui nous promettait monts et merveilles... tiens, la voici justement: "Ils vont enfin pouvoir détruire tout ce qu'ils rencontrent sur leur chemin, sans exception aucune !"
"On m'aurait menti ???"

La frustration est de mise avec cette impossibilité de détruire une porte qui est quand même le minimum pour un jeu annonçant qu'on peut absolument tout détruire, on dirige alors ses missiles sur les contours de la porte qui eux devraient être destructibles et après que la fumée se soit un peu dissipée (pas très bien rendue au passage), on aperçoit la grosse cavité qui vient d'être créée afin de vous laisser passer. Nous sommes à la fois rassurés mais tout de même un peu perturbés. Red Faction s'éloigne des préceptes du genre où la recherche est primordiale, ici Parker n'aura pas à aller chercher telle clef pour ouvrir telle porte, il lui suffira tout simplement de modifier le niveau à son goût.

Après la frustration de la porte, on avance tranquillement dans le jeu pour découvrir un peu les autres subtilités que le jeu nous offre. On commence à s'habituer, non sans un certain plaisir, à détruire tous les murs obstruant notre passage jusqu'à arriver à un nouvel élément du gameplay, une foreuse gigantesque. On rentre précipitamment à l'intérieur pour goûter aux joies de la conduite sur Mars (ne vous inquiétez pas, point besoin de permis ici) et on commence à creuser les murs pour le fun et là... encore un constat alarmant, ça rame méchamment, le moteur commence à montrer ses faiblesses. "On m'aurait encore menti ???"
"[...]par un moteur physique exceptionnel qui peut calculer les altérations du décor selon leur matériau."
Je ne veux pas être méchant mais le moteur ne semble pas calculer les altérations du décor si exceptionnellement que ça dans le cas présent.

Je rassure tout de suite les joueurs attendant avec impatience le jeu qui doivent être maintenant consternés derrière leur écran. Les deux défauts cités précédemment sont peut-être les deux seuls majeurs du jeu, pour le reste, nous sommes bien plus dithyrambiques !

Tout d'abord graphiquement, on peut féliciter l'équipe de Volition qui a fourni un travail conséquent pour nous offrir un jeu vraiment très beau, les éléments 3D tels que les personnages sont peut-être un peu trop simples en terme de polygones mais le décor est en général très détaillé et les jeux de lumières sont tout simplement sublimes, ils n'ont d'ailleurs pas lésiné sur les spots lumineux mais ils ont raison après tout puisque c'est réussi.

On regrettera seulement la texture des murs une fois ceux-ci ébréchés, vous pourrez creuser sur une longueur de 30 mètres par exemple, vous aurez toujours cette texture grise, tachetée de noire, un manque de variété évident. Une fois que vous aurez bien avancé le jeu, vous vous retrouvez en extérieur, les décors seront encore un peu plus complets, le ciel orange de Mars éclairant maintenant les vastes complexes construits sur la planète.

Bref sur l'aspect graphique, on ne peut pas vraiment reprocher un manque de travail de la part de Volition, le jeu se trouvant dans la lignée de la plupart des jeux actuels.

Pour en revenir un peu aux armes, une fois qu'on a utilisé tous les missiles de son lance-roquettes, on se rabat sur le reste de son arsenal et non des moindres. Bien sûr, ça sera à vous de trouver ces armes, de les ramasser sur les cadavres ennemis ou alliés. Entre 12mm, gatling-gun, fusil de snipe, C4, lance-flamme, etc... vous aurez de quoi vous amuser. Vos armes possèdent en général une deuxième fonction, par exemple pour le 12mm; vous pouvez le transformer en silencieux pour éviter de vous faire repérer, le lance-roquettes propose un petit gadget plus qu'important puisqu'il possède une thermo-caméra capable de repérer les corps humains à travers les murs ! Un point fort intéressant qui rajoute une pointe de stratégie à ce FPS.

Le contrôle à la manette est très instinctif, les premières minutes se déroulent très bien, le gameplay marchant un peu à la manière de Time Splitters, stick gauche pour avancer, reculer et réaliser les pas de côtés et celui de droite pour viser ! Encore un bon point pour Red Faction et même si la manette ne nous fait pas oublier le bon vieux clavier/souris, il le substitue à merveille.

On peut aussi compter sur des musiques et des bruitages à la hauteur du reste du soft. Sans les encenser, elles contribuent à l'ambiance générale et apportent juste la petite touche nécessaire qui fera de Red Faction un bon voire très bon jeu. Certains ennemis n'hésiteront pas à vous interpeller, les voix off de sécurité se déclencheront aux moindres problèmes, etc...

Enfin, la durée de vie est encore un point fort du jeu puisque avec une histoire solo qui vous tiendra en haleine de nombreuses et nombreuses heures et un mode multijoueurs qu'on pourrait considérer un peu comme le [bon] bonus du jeu, Red Faction assure terriblement.
Malgré tout, encore un petit défaut, on ne peut jouer qu'à 2 en multijoueurs avec des bots pour assistance, impossible de jouer à 4 avec un multitap... dommage !

A un moment, vous devrez même jouer les discrets avec un passage d'infiltration inoubliable mais assez corsé tout de même, si vous vous faîtes repérer, la mission n'échoue pas mais à vous de vous sortir de cette situation délicate, ce qui ne sera pas chose aisée. Appâter un garde dans les toilettes et laisser le silencieux lui régler son compte, cacher le corps et vous voilà déjà un peu plus en sécurité. Énormément de petits détails fourmillent et Red Faction a pris ses sources de nombreux hits et ce n'est d'ailleurs pas un mal.

Red Faction - 12 Red Faction - 16 Red Faction - 20 Red Faction - 11 Red Faction - 15 Red Faction - 18 Red Faction - 14 Red Faction - 13 Red Faction - 17 Red Faction - 19 Red Faction - 26 Red Faction - 27 Red Faction - 22 Red Faction - 25 Red Faction - 23



test écrit par Fred


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

8 / 10

Verdict

Red Faction n'a vraiment pas à rougir face à la concurrence actuelle sur PS2, en attendant la référence Half Life, elle aussi prévue sur PS2, Red Faction sera le jeu à posséder absolument, l'aficionado de ce genre de jeux passera un très agréable moment grâce notamment à un scénario riche en rebondissements et un moteur qu'on pourrait sans doute considérer comme révolutionnaire même s'il ne tient pas toutes ses promesses. Une valeur sûre actuellement puisqu'il reprend les meilleurs ingrédients de ses propres concurrents. Les joueurs ayant déjà joué à Half-Life seront aux anges, les autres découvriront sans doute une petite note de paradis sur Mars.

- / 10

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