
Ratchet & Clank
publié le 11 avril 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Insomniac Games
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Genre :Action / Aventure
- 06/11/2002
- 03/12/2002
- inconnue
Depuis le brillant Jak and Daxter, les amateurs de plateforme n’ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Cette carence est aujourd’hui réparée avec un Ratchet & Clank tout simplement époustoufflant. Un brin d’histoire Avant de décortiquer le nouveau bébé d’Insomniac Games sous toutes ses coutures, attardons-nous sur l’histoire du jeu.
Ratchet est un jeune mécanicien qui ne rêve que d’aventures spatiales. Pour assouvir ses envies, il passe ses journées à bidouiller son propre vaisseau pour pouvoir réaliser son rêve. Clank (ou aussi B5429671), de son côté, est le fruit d’une erreur, d’un bug : il est doué d’une redoutable intelligence. A sa sortie de l’usine, Clank comprend très vite qu’il se trouve au cœur d’un projet machiavélique visant tout simplement à réduire à néant la galaxie. En effet, le très redoutable Drek, dictateur et despote à ses heures perdues, projette tout simplement de mettre sur pied la planète idéale en prenant sur chaque planète du système solaire les éléments nécessaires à l’élaboration de son projet, quitte bien entendu à manipuler ou écraser quiconque se dresse sur sa route. Lorsque Clank prend conscience de tout ceci, il essaie de s’enfuir à bord d’un vaisseau mais touché, il s’écrase sur Veldin, là où habite Ratchet. Témoin du crash, Ratchet se précipite sur les lieux et découvre B5429671 qu’il baptise très vite Clank. Ce dernier demande à Ratchet de l’aide : il lui faut trouver au plus vite le Capitaine Qwark, seul capable de venir à bout du méprisable Drek. C’est en tout cas ce qu’il croit … L’inspecteur gadget De prime abord, Ratchet and Clank fait irrémédiablement penser à Jak and Daxter : un couple de héros atypiques, des environnements gigantesques, pas le moindre temps de chargement, un humour bien présent. Pourtant, très vite on se rend compte que l’on n’a pas à faire à un vulgaire clône mais à un jeu à part entière où les bonnes idées sont ici légion. Ce qui fait la force du titre ce sont les nombreux gadgets et les nombreuses armes. En effet Ratchet and Clank ne se contente pas de quelques mouvements pour venir à bout de vos adversaires, il met à votre disposition un arsenal plus que conséquent. Cependant, au tout début de l’aventure, vous ne possédez qu’une vulgaire clé pour vous défendre. Très vite, vous ferez connaissance avec le marchand qui moyennant finance vous permettra d’acquérir des armes de plus en plus puissantes. Vous vous rendre compte également que plus vous progressez, plus le coût des armes montera en flèche : la technologie ça a un prix ! Ainsi, par exemple, vous pourrez acheter (la monnaie étant représentée par les boulons que vous trouverez sur le sol, dans les caisses en bois ou encore en combattant vos ennemis) un gant à bombes (une arme qui permet de toucher vos ennemis à distance en jetant des bombes), un pyrolanceur (une sorte de lance-flammes très pratique lorsque l’écran est surchargé de monstres), le gant ravageur (une arme très drôle qui libère des petits robots qui iront s’exploser contre les ennemis) ou encore l’aspiro-canon (aspire les petits ennemis et permet des les recracher sur les autres). Les armes sont ici très nombreuses, originales et parfois très drôles, chose peu courante pour un jeu de plateforme !
En plus des armes, vous pourrez également acheter de nouveaux gadgets indispensables à votre progression comme le swingueur (pour se balancer à certains éléments du décor), le crocheteur (pour ouvrir certaines portes). Parfois vos gadgets se greffent même sur Clank comme l’Hélipack, permettant de sauter plus haut et plus loin. A noter que si la majeure partie des armes et gadgets s’achétent, vous pourrez aussi en trouver dans les différents niveaux.
Aussi toujours concernant les armes, celles-ci ne disposent pas de munitions illimitées : pour les recharger, il existe deux solutions; briser les caisses marquées d’un G ou alors les acheter au marchand.
Concernant la progression, le jeu ne se joue pas comme Jak and Daxter : il existe ici des niveaux, correspondant aux différentes planètes. Pour progresser entre les divers environnements, il vous faudra trouver les Inforobots : ceux-ci sont utilisés pour fournir une information sous la forme de vidéo (correspondant ici aux cinématiques faisant par la même occasion progresser le scénario). Ratchet connaissant très mal son système solaire, ces inforobots sont indispensables car ils contiennent les coordonnées précises des différents lieux à explorer. Chaque niveau présente un certain nombre de missions dont certaines ne pourront être accomplies tout de suite par manque de moyens, pour les achever il faudra y revenir plus tard, lorsque votre arsenal se sera étoffé. Enfin dans chacun d’entre eux sont cachés des boulons d’or, nécessaires pour acheter des armes spéciales : ceux-ci sont très bien cachés et tous les trouver vous tiendra en haleine de très nombreuses heures. Gameplay accrocheur Cependant toute idée, aussi bonne soit elle, peut très bien être gâchée par un gameplay mal réglé. Je vous rassure tout de suite, celui de Ratchet and Clank est un véritable bonheur. La prise en main est immédiate, Ratchet répond instantanément à la moindre sollicitation du joueur. Si parfois on peut être dérouté par les innombrables possibilités offertes, force est de constater que la manette est ici parfaitement employée. La croix permet de sauter (plus le double saut), le carré de donner un coup de clé (possibilité de faire des combos mais aussi de se servir de la clé dans des situations plus appropriées pour par exemple enclencher certains mécanismes), le rond de se servir des armes, les touches L de replacer la caméra, les touches R de s’accroupir. Bien sûr, il s’agit ici des commandes de bases, les nombreux gadgets venant s’additionner à un panel d’actions déjà conséquent. Vous aurez remarqué l’absence de la touche triangle : celle-ci permet d’enclencher le Select-prompt, sorte de mini inventaire de vos armes et gadgets. Celui-ci affiche les 8 armes et gadgets préalablement sélectionnés parmi toute la liste pour un meilleur confort de jeu. La variété des actions est également de mise : contrairement à Jak and Daxter, le soft est très orienté action : les ennemis sont très nombreux et ont tous un comportement distinct : chacun d’entre eux ne se combat pas de la même façon, certaines armes étant beaucoup plus efficaces que d’autres. De plus, les niveaux sont admirablement construits et ne se contentent pas exlusivement de phases de plateforme (vous aurez quelques énigmes à résoudre, des phases de course de Hoverboard…). Difficile de s’ennuyer dans Ratchet and Clank, le rythme est beaucoup plus soutenu que dans Jak and Daxter. Dommage que la difficulté ne soit pas plus élévée, même si certains passages sont assez retords.
A noter aussi que contrairement à Daxter, Clank ne se contente pas de faire de la figuration puisqu’il est possible selon l’endroit de le contrôler. Réalisation en bétonSur le plan technique, Ratchet and Clank impressionne. En reprenant le très performant moteur du jeu de Naughty Dog et en l’améliorant, Insomniac Games a donné naissance au plus beau jeu de plateforme sur Playstation 2. Les niveaux, tout bonnement gigantesques, regorgent de détails, les couleurs sont éclatantes, les personnages parfaitement modélisés, la distance d’affichage est immense, le tout sans le moindre clipping. Pour parfaire le tout, l’aliasing et les scintillements sont presque inexistants (on les trouve à de rares endroits). Pour ce qui est de l’animation, là encore les développeurs sont parvenus à un résultat tout simplement bluffant : le jeu est d’une fluidité exemplaire, les chutes de framerate sont inexistantes alors que le jeu affiche des tonnes d’éléments (la planète Metropolis est sur ce point ahurissante avec ses immenses buildings et ses véhicules circulant dans le ciel). Les effets de lumières sont très convaincants et l’animation des personnages digne des plus grands dessins animés. Cependant, bien que les niveaux regorgent de vie, le résultat est un peu plus austère que Jak and Daxter : les herbes ne plient pas sous le vent, le cycle jour/nuit n’est pas géré, pas d’oiseaux dans le ciel, ni de papillons sur les fleurs. Même s’il s’agit de minuscules détails, ils contribuent à renforcer l’immersion dans un monde fictif.
Concernant la partie sonore, là aussi le résultat est des plus convaincants : les musiques collent parfaitement à l’ambiance, les bruitages sont très réussis et les doublages (en français) sont un modèle du genre : parfaitement synchronisées, les voix collent très bien aux différents personnages. A noter que les dialogues sont très bons et souvent très drôles. Enfin, pour ceux qui ont été déçus par la durée de vie de Jak and Daxter, sachez que celle de Ratchet est beaucoup plus importante : les niveaux (au nombre de 18) sont gigantesques et la difficulté croissante. De plus pour les perfectionnistes, se trouvent dans chacun des niveaux plusieurs boulons d’or. Très bien cachés, il vous demanderont de très nombreuses heures pour tous les récupérer. Pour les autres, le jeu vous demandera un peu plus de 20H pour être bouclé. Même si on se situe à des années lumière d’un GTA, la durée de vie est plus qu’honorable pour un jeu de plateforme.
Verdict
Véritable concentré de fun et de bonnes idées (souvent nouvelles), le jeu d’Insomniac Games allie une réalisation graphique et technique à la pointe à un gameplay merveilleusement étudié. Doté d’une bonne durée de vie, d’une bande sonore épatante et d’une prise en main instantanée, Ratchet and Clank est un jeu que tout amateur de plateforme-action se doit de posséder. En attendant Rayman 3 et le très probable Jak and Daxter 2, Ratchet and Clank devient la référence des jeux de plateforme sur PS2.

A partir de 14.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie