Test de jeu / PS2 / Pro Evolution Soccer Management
Pro Evolution Soccer Management

Pro Evolution Soccer Management

publié le 24 mars 2006
  • 2006
  • inconnue

Véritable référence en matière de simulation de football, la série des Pro Evolution Soccer quitte temporairement les terrains pour s’intéresser aux coulisses des plus grands clubs. Après cinq PES grandioses, cette version management est-elle à la hauteur de la réputation d’excellence de la série ?

Depuis maintenant dix années, la série des International Superstar Soccer devenue Pro Evolution Soccer a apporté des moments de bonheur, de joie et des larmes à des millions de joueurs. Aujourd’hui, Konami change, sans que l’on sache trop pourquoi, son fusil d’épaule pour nous offrir une version management de sa célèbre licence. A première vue, avec une excellente League Master disponible dans PES5, on se demande quelle mouche a bien pu piquer le développeur japonais.« Pro ? Evolution ? Soccer ? Non, Management ! »Costume cravate, cheveux grisonnants, grande gueule et gestes violents, le manager moderne est devenu un personnage médiatique des plus grands clubs, presque aussi populaire que les joueurs eux-mêmes. C’est dans cette peau de fin stratège que vous permet de vous glisser Pro Evolution Soccer Management, la déclinaison gestion de la juteuse licence de Konami. Passé la scène cinématique typiquement « PESiène », le menu de sélection s’offre à vous : mode match qui consiste à encadrer le déroulement d’une journée de championnat, le menu saison dont le but est de gérer un club pendant toute une année, le menu modifier pour personnaliser son jeu et le menu options qu’on ne présente plus.

Les premières minutes passées sur le jeu annoncent déjà de gros défauts pour un titre du genre. Première faute majeure, l’absence (habituelle) de nombreuses licences officielles, tant pour le nom des clubs, que pour le nom des joueurs, des stades, des ligues, ou encore les logos et des maillots. Effectivement, avec la série des Pro Evolution Soccer les joueurs ont pris le plis et savent qu’il ne faut pas trop en demander mais comparé à des titres concurrents tels que L’Entraîneur ou LFP Manager, impossible de ne pas trouver le contenu de PES Management un peu light en contenu et en réalisme. Heureusement que les fans ayant upgradé leur PES5 pendant des heures peuvent transférer leurs sauvegardes me direz vous. Et bien non ! Alors que le jeu est bâti sur le cinquième volet de la saga et que Konami annonçait en fanfare une compatibilité avec les sauvegardes des précédents PES, la réalité est toute autre. Tout comme les transferts de données entre les versions PS2 et PSP de PES5, seuls les noms des clubs, des leagues, des joueurs et des stades sont à importer. En clair, si comme moi vous avez passé des dizaines d’heures à « officialiser » votre PES5, vous serez déçus de ne pas pouvoir en profiter et de devoir tout reprendre à zéro ou de passer la main…

Cette douche froide derrière vous, les minutes qui suivent ce moment de doute apportent leur lot de désillusion quand vous vous plongez dans les effectifs des clubs. Disponible en magasin le 23 Mars 2006, ce Pro Evolution Soccer Management n’a même pas pris la peine de réactualiser les transferts estivaux. Que le jeu ne tienne pas compte du mercato d’hiver aurait pu passer (et encore) mais que certains transferts réalisés au cours de l’été 2005 ne soient pas fait dans le jeu plus de six mois après tient du scandale. De fait, certains joueurs actuels sont tout bonnement absents de la base de donnée du jeu ce qui fait mauvais genre pour un Manager estampillé « Pro » Evolution Soccer. La concurrence est là, il ne faut pas l’oublier.A fond (dans) la forme !La pilule avalée, il est temps de se lancer dans le cœur du sujet : la mode saison. Ce dernier commence par la création de son avatar, de votre coach idéal si vous préférez, avec tout un tas de possibilités digne d’un épisode des Sims. Vous pouvez choisir son âge, son apparence physique (visage, pilosité…), ses vêtements et d’autres accessoires tels que les lunettes ou le nom. Ensuite, une sympathique présentation à la presse sous forme de cut-scène officialise votre arrivée à la tête d’un grand club de votre choix, vous mettant ainsi face aux objectifs à atteindre pendant la saison (jouer le maintien, être premier…). A noter que certaines caractéristiques des clubs (notamment en terme de fonds et de force) sont plus que douteuses…

Maintenant le patron, il vous faudra une assistante histoire de déléguer certaines tâches ingrates. Une poignée de jeunes filles sont prêtes à vous épauler dans votre labeur mais dont les caractéristiques varient peu suivant la candidate. Il aurait été sympa d’avoir des choix aléatoires comme dans un bon vieux Theme Hospital et non une simple variation physique. Cette phase passée, il ne vous reste plus qu’à choisir votre staff technique : un entraîneur et trois recruteurs, là aussi selon des critères simples notés sur dix tels que rapidité, négociation…Bien entendu si vous préférez recruter par vous-même le joueur de votre cœur, il est possible de lui faire une proposition qui – la plupart du temps – sera rejetée à cause d’un montant de transfert absolument irréaliste. Vous devrez souvent vous contenter des jeunes joueurs contactés par vos recruteurs, ils servent à ça après tout. Le sentiment d’être assisté, peut être même trop, devient vite inévitable.

Le reste de la saison consistera à suivre son équipe de poulains pendant les 38 journées de Ligue en étudiant l’équipe adverse avant chaque rencontre, en entraînant ses joueurs individuellement et en planchant sur la feuille de match et sur les stratégies à apporter pour gagner les rencontres. Les matchs justement se dérouleront en temps réel avec le moteur 3D de Pro Evolution Soccer 5 mais ne sont malheureusement pas jouables. On se contentera de regarder, de mettre le jeu en avance rapide le plus souvent, tout en influant sur le match comme on peut : avec des changements, des consignes aux joueurs et des réglages individuels ou collectifs. Gagner un match est ainsi plus ou moins aléatoire puisqu’il est impossible de le gérer de soi même, manette à la main comme dans la League des Masters. Et pour être honnête, regarder un match ça va mais en regarder 38, ça commence à être longuet.

Contrairement aux autres jeux de management cités plus haut, Pro Evolution Soccer Management a été créé pour la PlayStation 2, pour un public console. Comprendre par là que l’habillage est soigné avec des cut-scènes nombreuses et immersives (transferts, interviews) et que votre bureau virtuel a été modélisé au lieu de vous laisser moisir dans des menus pleins de textes. Pendant que l’on parle de l’habillage, notons également que certains joueurs ont subi un sérieux lifting et sont cette fois reconnaissables, on sent que Pro Evolution Soccer 6 est déjà en chantier. Par ailleurs les menus sont lisibles et très simples d’accès avec logos et tout le toutim, l’ergonomie est parfaite tout comme la durée de vie virtuellement infinie pour ceux qui aiment le genre.

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test écrit par Vincent


  • Graphismes

    8 / 10

    Le moteur de PES5 fait des merveilles pendant les matchs et l’habillage des menus est chaleureux.

  • Jouabilité

    8 / 10

    Les menus sont simples d’accès et les tutoriaux aident pas mal.

  • Son

    2 / 10

    Les musiques et les commentaires sont fidèles à eux-mêmes.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Durée de vie infinie si vous êtes un gros mangeur de football !

  • Fun

    7 / 10

    Regarder 38 matchs virtuels par saison nécessite un peu de courage et beaucoup de patience.

• L'habillage efficace
• La durée de vie
• Le prix et la jouabilité accessibles

• Le manque de licences
• Les transferts absents
• Les incohérences flagrantes

6 / 10

Verdict

Au final, nous retiendrons de ce Pro Evolution Soccer Management un premier essai satisfaisant à défaut d’être aussi indispensable et travaillé qu’un épisode classique de la série. L’habillage est soigné et le titre est accessible à tous mais l’aspect gestion est trop limité pour le genre et certains défauts (transferts et licences principalement) sont à la limite du pardonnable. Si vous n’êtes pas un fan inconditionnel du management, autant vous contenter du mode League des Masters de PES5.

- / 10

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