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Pro Evolution Soccer 2

Pro Evolution Soccer 2

publié le 11 avril 2003
  • 25/10/2002
  • inconnue

We are a football tribe ! En effet, comme le dit le slogan de KCET, la série des ISS/PES a su s’imposer comme maître incontesté du football virtuel. Une importante communauté de fans s’est même créée autour de la série désormais culte. Suite à la Coupe du monde 2002 et aux parcours héroïques des équipes asiatiques engagées, la folie Pro Evolution ( Winning Eleven au Japon) a également envahi le sol nippon. Les Japonais se sont jetés sur WE6 qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires… Nous autres européens attendions patiemment notre heure. Le jour J est enfin arrivé et c’est avec fébrilité que nous insérons le cd dans la Playstation 2.

La scène d’intro plonge directement dans l’ambiance avec de belles images de synthèses sur fond de «We Will Rock You » du groupe Queen. Au niveau des menus, nous avons le choix de faire un match amical, de commencer une coupe ou un championnat, de s’entraîner et enfin de participer à une Ligue Master nouvelle génération. On n’oubliera pas l’éditeur de joueurs qui est encore plus complet qu’avant. L’entraînement se voit agrémenté d’un mode Challenge permettant de disputer des épreuves. Il y a un test pour la conduite de balle (passage entre des plots), une passe à dix, une séance de coups francs (il faut viser des cibles), etc…En fonction de votre réussite, vous obtenez des points qui vous permettront éventuellement de débloquer des joueurs cachés.

Quant à la Ligue Master, les développeurs de Konami ont poussé le concept encore plus loin. Désormais, il y a 3 divisions dans lesquels sont réparties une quarantaine de clubs. Comme dans PES, une victoire augmentera votre capital points mais une défaite vous en fera perdre. Les transferts sont désormais plus complexes. Premièrement, les joueurs ont un salaire qu’ils touchent à la fin de chaque journée. Ensuite, les transferts ne sont réalisables que durant des périodes précises. On peut entraîner son équipe entre deux journées ce qui permet de faire augmenter les caractéristiques des jeunes joueurs encore en formation. PES2 se dote d’un mode de jeu d’une profondeur rare pour un jeu de foot. A noter que les temps de chargements sont quasi inexistants.

Avant même de disputer une rencontre, on est frappé par la qualité des graphismes. Les stades, tant dans leur architecture qu’au niveau de la pelouse, sont mieux modélisés que dans PES. Les joueurs ne sont pas en restes puisque eux aussi bénéficient d’une meilleure réalisation. Les couleurs sont moins ternes ce qui rend le jeu beaucoup plus agréable à voir. Les supporters entonnent les chants locaux, sifflent les actions adverses et crient leur joie sur vos buts. Les commentaires en revanche ne sont pas du même acabit. Ils sont désormais assurés par Rémi Garde et Cyril Linette de Canal + et laissent toujours à désirer. Autant les couper ou changer de langue. La possibilité de mettre des commentaires favorables à l’équipe à domicile ou bien à l’extérieur ( option disponible du côté des supporters également ) atténue la faiblesse des commentaires. Mais on regrette énormément les cris hystériques et délires de Jon Kaibara qui transcendaient le joueur ! Au niveau de l’ambiance graphique et sonore, le jeu de Konami tient donc parfaitement ses promesses exceptés les commentaires mais c’est une habitude .

Une des premières choses que l’on remarque, ce sont les nouvelles animations. Loin d’être inutile, elle donne plus de variétés aux actions et apporte plus de réalisme. Disons que c’est une amélioration comparée à WE6 et une totale refonte par rapport à PES. Les goals ont tout particulièrement bénéficié de cette retouche. Dans WE6, ils étaient très perfectibles…Sur les centres, ils se décalaient sur le côté laissant le but vide ou bien repoussaient dans les pieds adverses un ballon pourtant facile à capter. Ils n’étaient pas conformes à la réalité et Konami s’est occupé de corriger cela… Le résultat est parfait : les portiers sont encore meilleurs que ceux de PES, ils font toujours le bon choix, se trouent parfois, réalisent des parades spectaculaires à un autre moment. En un mot, ils sont humains ! Un des bugs récurrents de la série, à savoir les sorties des gardiens dans les pieds adverses a été enfin corrigé… Dorénavant, ils bouchent bien leur angle et n’anticipent plus un utopique crochet qui laissait tout l’angle à l’attaquant pour marquer un but agaçant.

La physique du ballon elle aussi est meilleure qu’avant. Difficile de résumer en quelques mots la perfection atteinte par KCET. Une chose est sûre, vous serez surpris de voir des trajectoires de balle aussi proche de la réalité. Les tirs rappellent un peu ISS PRO EVOLUTION 2. Ils sont puissants et très différents de WE6. C’est un mélange entre les ballons flottants de PES et les frappes molles de WE6. C’est certainement l’amélioration majeure par rapport à WE6…les joueurs déçus par les tirs de ce dernier ne trouveront ici rien à redire. Il n’y a qu’à voir les rebonds sur les poteaux pour s’en convaincre : c’est la grande classe !

Objectivement, il faut bien reconnaître que WE6 était un grand jeu. Cependant, certains détails se révélaient très agaçants à la longue et nuisaient au plaisir de jeu. Certains arrivaient à passer outre, d’autres étaient dégoûtés du jeu. A notre grand soulagement, l’ensemble de ces points noirs a disparu. Nous avons vu un peu plus haut que les frappes avaient de nouveau de l’allure, parlons maintenant des accélérations. Dans WE6, les joueurs couraient beaucoup moins vite balle au pied : ils se faisaient rattraper au bout de quelques foulées. Il se peut que ce soit volontaire de la part de Konami afin de satisfaire les joueurs japonais qui paraît-il, n’ont pas les mêmes goûts que nous en matière de gameplay. Nous avons donc ici une jouabilité à l’européenne ce qui n’est pas plus mal. Ici, les joueurs ont de nouveau le « coup de rein » de PES et redeviennent percutants. Petit à petit, on retrouve le plaisir de « perforer une défense ».

Les défenseurs ont perdu la manie de s’écarter du ballon lors de passes en profondeur. Bien défendre est plus ardu qu’avant mais bien plus agréable. Conformément à la réalité, il ne faut pas se jeter et attendre l’erreur de l’attaquant. Tout se joue à l’anticipation. Ceux qui faisaient un pressing automatique avec R1+X devront revoir leur tactique. D’ailleurs, on peut diriger son joueur manuellement en appuyant sur R1 + R2 en même temps. Le problème des joueurs qui se dirigeaient inévitablement vers le ballon le poussant en touche n’est donc plus d’actualité. Le petit défaut d’ergonomie qui empêchait un joueur de tirer lorsqu’il utilisait la course lente (R2) a été également résolu.

Les coups francs ont été grandement améliorés comparé à PES. Il n’y a qu’a voir Beckham en action pour le comprendre. Les trajectoires les plus folles sont permises et tirer un coup franc devient un grand plaisir. Grâce à une combinaison facile de touches, il est possible de diriger le mur. On peut le faire sauter, faire sortir un ou plusieurs joueurs du mur, etc… On remarque que les passes sont plus appuyées que dans PES ce qui rend la construction du jeu plus fluide. Plus fort encore, l’arbitrage est parfait. On se pince pour y croire mais Konami a apparemment trouvé la formule miracle. On n’a plus la sensation que « l’homme en noir » distribue les cartons au hasard ni ce sentiment d’injustice combiné à une envie de casser sa mannette. Les matchs s’enchaînent et le constat est implacable : l’arbitrage est juste, plus encore que certains arbitres français. Il faut dire que le nouveau gameplay facilite la tâche de l’arbitre.

En effet, les joueurs ne se laissent plus tomber à chaque contact… Seuls les tacles les plus virils font chuter le joueur. Prenons l’exemple d’un tacle lent par derrière. Dans PES, le joueur subissant ce tacle n’aurait pas fait de différence avec un tacle a bout portant très violent et se serait écroulé. L’arbitre lui aussi aurait sanctionné de la même façon et cela aurait donné un carton rouge idiot. Ici, le joueur sera juste déséquilibré durant quelques secondes mais ne se laissera pas tomber. L’arbitre sifflera alors une simple faute et le jeu reprendra. Mine de rien, ce détail change beaucoup de choses. Les tirages de maillots sont beaucoup moins fréquents et la résistance physique est plus importante que dans WE6 ce qui engendre un nombre réduit de petites fautes. Toutes ces retouches rendent PES2 bien plus plaisant que WE6. Comme nous le souhaitions, le jeu est un mélange du meilleur de Pro Evolution Soccer et du meilleur de Winning Eleven 6. La série évolue dans le bon sens avec un plaisir de jeu sans cesse rehaussé. Ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut résumer la perfection d’un tel jeu. Il faut y jouer pour comprendre !

Avant de conclure, voici quelques nouveautés. L’inertie des joueurs est le juste milieu entre celle de PES et celle de WE6. Par rapport à ce dernier, les joueurs sont un peu plus lents à crocheter mais ce n’est pas plus mal. Sur les contrôles, la balle a moins tendance à coller au pied, et l’importance de bien faire ses contrôles orientés tout en allant sur le ballon revient au premier plan. Le joueur doit être bien placé pour réaliser une passe puissante dans les pieds du co-équipier. Le jeu gagne en finesse et ce n’est pas plus mal. Bien construire ses actions et savoir attendre un démarquage devient encore plus primordial qu’avant. A l’inverse de PES, tous les types de jeu sont possibles. Le jeu à l’anglaise est facilité par des transversales bien plus précises que dans PES. Les résumés de matchs à la fin de chaque mi-temps sont plus dynamiques. Non seulement, on peut passer chaque action une par une, mais elles s’enchaînent désormais instantanément. Dès que l’on appuie sur rond, le ralenti démarre, il n’y a plus de transition. Les ralentis en eux-mêmes n’ont pas évolué depuis WE6 et sont toujours aussi beaux.

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test écrit par Dadou


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 10 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 10 / 10

    Durée de vie

9.5 / 10

Verdict

Vous l’aurez compris : ce jeu est une pure merveille qu’il faut se procurer sans plus attendre ! Il procure des sensations et un plaisir de jeu immense. Pour la première fois dans la série, les actions que l’on peut créer ne sont plus limitées par le gameplay, mais par notre imagination. Cette phrase résume parfaitement la prouesse des développeurs de Konami. Jamais on n’aurait cru un tel degré de perfection possible. L’essayer, c’est l’adopter ! Plus que jamais, We are a football tribe !

- / 10

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9.5 / 10
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