
Predator Concrete Jungle
publié le 21 juillet 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Eurocom
- Distributeur :Vivendi Universal Games
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action / Aventure
- 2004
- 2004
- inconnue
Le Predator, un des monstres les plus sacrés du cinéma de science fiction est apparu dans un silence total sur notre bonne vieille PlayStation 2. Et on comprend pourquoi un tel manque d’engouement de la part du public. Ce qui aurait pu être un évènement n’en est rien : voici pourquoi.
Le film Predator de John Mc Tiernan sorti en 1987 avec Arnold Schwarzenegger est un chef d’œuvre du genre. Novateur, impressionnant, jouissif, violent…la réputation de l’extraterrestre rasta n’est plus à faire. C’était donc avec une certaine impatience que l’on pouvait attendre un jeu PlayStation 2 mettant en scène l’horrible monstre, surtout lorsque l’on voit ce que donne le FPS Alien VS Predator sur PC. Malheureusement, le titre n’est pas à la hauteur de nos espérances.La ville est votre terrain de chasse…L’histoire de Predator Concrete Jungle commence sur terre en 1930 où, las de faire son safari dans la jungle, notre chasseur intergalactique traque le gibier en pleine ville comme dans Predator 2. Pour une raison improbable (surtout avec l’armement des années 30) le Predator est gravement blessé et est contraint à fuir lâchement, abandonnant sur Terre ses armes et sa technologie. Exilé par son clan sur une lointaine planète pendant près d’un siècle, le chasseur revient sur Terre en 2030 dans le but de racheter sa faute et de laver son honneur. Seulement voilà, en l’espace d’un siècle, les humains ont appris à maîtriser la technologie de ces extraterrestres. La tache n’en sera que plus difficile pour notre déchu.Dans le vif du sujet.Développé par le studio Eurocom - pourtant responsable du très bon Sphinx – Concrete Jungle est un jeu d’action pure dans lequel le joueur contrôle la célèbre créature dans plus d’une vingtaine de missions aux objectifs nombreux mais peu variés. Après avoir traversé le mode tutorial optionnel vous débarquez pour la chasse, lames au poing et lance à la main. Predator oblige, vous disposez de toutes les armes vues dans les films (double lames, lance, canon d’épaule, disque, filet…), des fameux modes de vision (thermique, magnétique…) et de l’invisibilité pour faciliter votre chasse. Ces armes sont d’ailleurs évolutives et peuvent s’améliorer en ramassant sur les toits des icônes appropriées.
A la manière d’un GTA, vous êtes lâché dans une ville dans laquelle votre liberté d’action est totale dans un certain périmètre délimité par des panneaux de police. La plupart du temps les objectifs consistent à tuer des chefs de gang, des flics, des bandits mais surtout pas des civils sous peine de faire échouer la mission. Certaines d’entre elles sont légèrement plus subtiles et nécessitent l’utilisation de vos gadgets (l’enregistreur sonore pour chopper un mot de passe par exemple) ou de faire preuve d’un peu de discrétion. Bien entendu les missions comportent des objectifs principaux et des objectifs bonus permettant de débloquer des costumes issus des longs métrages.
Un mode trophée a également été implanté pour rallonger la durée de vie et proposer un défi plus délicat aux véritables baroudeurs. A noter la présence de certains clins d’œil à la série Alien notamment par la présence de robots ressemblant à ceux d’Aliens le Retour pilotés par des hommes synthétiques au sang blanc.Personne ne vous entend crier. Ce Predator Concrete Jungle aurait pu être intéressant s’il n’avait pas autant de défauts. Déjà dans le fond, les combats ne sont pas très pêchus et mal réalisés. On ne se rend pas bien compte de la puissance de notre créature et on ne profite pas du spectacle comme dans un Devil May Cry.
Mais le plus important et le plus rageant concerne la maniabilité peu commode. Bien que le système de combat soit simpliste au possible (deux boutons pour les coups) il n’est pas toujours évident d’arriver à ses fins. Pour exécuter une proie par exemple il faut arriver à la prendre par derrière pour voir l’icône de coup spécial apparaître et faire un carnage. Seulement, même en étant invisible les humains repèrent la plupart du temps le Predator, il faut alors tourner autour d’eux pour pouvoir déclancher l’action fatale… pas évident !
De même, impossible de passer sous silence les problèmes de caméras. Parfois trop proche du joueur et mal positionnée pendant les locks de personnages, elle ne facilite ni les combats ni les phases de plateforme. Dommage…
Enfin, dernier « défaut », le jeu est intégralement en anglais ce qui ne facile pas la compréhension des objectifs et pourra rebuter certains joueurs. D’autres s’en moqueront.Les détails techniques pour terminer.Enfin, pour couronner le tout, la réalisation technique est également moyenne. Certes les cinématiques sont bien réalisées et mettent en scène les charismatiques chasseurs de l’espace mais lorsque l’on plonge dans le jeu c’est autre chose. Le gibier est vraiment modélisé à la va vite, les textures sont pauvres et les effets spéciaux réduits au minimum syndical. On a connu mieux sur PlayStation 2 en 2005. Il faut dire qu’avec le sublime God of War, les exigences graphiques sont montées d’un cran !
Niveau bande sonore c’est pareil, on a connu mieux. Les musiques sont quasiment inexistantes pendant les missions mais les bruitages sont directement issus de la bibliothèque sonore des films. Le cri du Predator est typique, tout comme le bruitage de son canon d’épaule ou de son invisibilité. Sympa.
Pour conclure sur la durée de vie, seuls les plus courageux d’entre vous verront la fin de ce jeu. Les autres se lasseront vite et penseront à le revendre ou à le laisser prendre la poussière. Un jeu que seuls les fans de la créature pourront accepter.
Verdict
En conclusion ce Predator Concrete Jungle est un jeu bien décevant, loin de l’extase qu’aurait pu provoquer le contrôle de ce célèbre Alien. L’action est mole, le gameplay simpliste et les problèmes de maniabilité et de caméra handicapants pour le joueur. Seuls les fans le plus tolérants ne regretteront pas d’avoir dépensé 30 euros.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie