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Opération Winback 2

Opération Winback 2

publié le 18 juillet 2006
  • inconnue
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Alors que les gamers de la terre entière attendent Metal Gear Solid 4 : Guns of Patriots, Splinter Cell: Double Agent ou même Metal Gear Solid 3: Subsistence, le japonais Koei profite de la chaleur de l’été pour essayer de nous refourguer discrètement Operation Winback 2. Un vrai mirage pour les non initiés…

Pour la petite histoire, Opération Winback sur Nintendo 64 fut considéré en son temps comme un potentiel concurrent à Metal Gear Solid sur PlayStation et comme vous vous en doutez, la comparaison tourna rapidement en faveur du chef d’œuvre d’Hidéo Kojima. Pas abattu pour autant, Koei décida d’adapter son «hit» sur la PlayStation 2 quelques mois après sa sortie, au moment où tous les yeux étaient rivés sur Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty. Le flop passé, voilà que le japonais tente de nous servir son Operation Winback 2: Project Poséidon, dévoilé dans l’indifférence la plus totale. Difficile de marquer les esprits quand on est comparé aux ténors du genre.Opération Winback 2: l’intro ne fait pas le jeuAvec beaucoup d’objectivité, les premières minutes de Opération Winback 2: Project Poséidon commencent plutôt bien puisque le jeu débute par une scène d’introduction dynamique et assez stylée rappelant même Mission Impossible 2 par moment. On y voit les trois héros de ce jeu (deux garçons et une fille) lutter avec tous les moyens en leur possession contre les forces terroristes. Mais la première réjouissance passée, on déchante assez vite lorsque l’on se retrouve dans des menus entièrement en anglais. Compte tenu de ses faibles chances de succès, l’éditeur n’a pas jugé bon de traduire son jeu, ce qui dès le départ le rend hermétique à de nombreux joueurs. Si vous faites abstraction de ce genre de détail ou que vous êtes anglophones, vous serez confrontés aux différents modes: le mode scénario, le mode multijoueur, le tutorial et le making of, pas vraiment indispensable vu la qualité du titre mais sympathique initiative.

Divisé en épisodes eux-mêmes scindés en courtes missions, le mode scénario vous fera voir du pays, mais souvent dans des intérieurs bien fermés aux couloirs ternes et sans âme. Comme vous attaquez toujours une mission à deux, le principe de ces dernières est de prendre la route A avec le premier bidasse pour ouvrir la route B au second. Concrètement, cela signifie que vous changez de héros systématiquement au cours d’une même mission pour faire progresser l’autre. Mais attention, n’allez pas croire que vous êtes libres de changer quand vous le voulez: non, il vous suffit d’atteindre un obstacle avec l’homme présent sur la Route A pour ensuite prendre automatiquement le contrôle de l’agent présent sur la route B. Si l’initiative de destins croisés peut être bonne sur le papier, elle oblige dans les faits à refaire une partie du même niveau avec son coéquipier afin de débloquer le bloqué. L’aventure est donc très linéaire et n’autorise que peu de moments d’improvisation comme le ferait un Metal Gear Solid.

A cela s’ajoute le fait que les niveaux sont chronométrés, ce qui vous incite à foncer dans le tas au lieu de prendre le temps d’élaborer une stratégie pour passer dans les mailles du filet. Pour un jeu qui se veut être un croisement entre l’action et l’infiltration, on voit très vite qu’il fallait rayer une mention inutile parmi ces termes. Et, si dans le genre infiltration il est aisé de trouver un soft bien meilleur que celui-ci, il est encore plus facile de trouver bien mieux que cette production en terme d’action. Aucun challenge, aucune tension, aucun rythme ne viennent soutenir le joueur pendant ses errances dans les couloirs. Se contenter d’avancer, de se cacher derrière des caisses et de tirer sur des vulgaires clones assez stupides, voilà en quoi se résume ce soft. On aurait bien évidemment aimé plus d’ambition, plus de gadgets et plus de possibilités que de pouvoir tirer sur des barils explosifs pour se frayer un chemin. Dommage.On est en train de le perdre…Si le mode solo s’avère largement en dessous des meilleures productions PlayStation 2 de sa catégorie, il en va de même de son mode multijoueurs centré uniquement sur les affrontements à deux. Là où un petit mode coopération n’aurait fait de mal à personne, d’autant que le gameplay s’y prêtait finalement assez bien avec un joueur par Route, il faudra se contenter du mode deathmatch standard, du mode Blast Happy similaire, des combats à distance du mode Snipper Battle et du mode Survival Battle qui parle de lui-même. Il a déjà le mérite d’être là me direz-vous mais après quelques minutes en écran splitté on range son jeu dans sa boite.

Cependant, signalons une prise en main relativement confortable avec les boutons L pour viser, R pour tirer, Rond pour se baisser, Carré pour recharger, Triangle pour jeter une grenade et Croix pour effectuer une roulade. A noter que le mode de visée n’est pas sans rappeler celui de Resident Evil 4 avec la vue caméra à l’épaule mais que contrairement à ce dernier, celui de Operation Winback 2 est loin d’être aussi précis. Bien sûr, il est toujours possible de se plaquer contre un mur et de tirer dans les coins façon Metal Gear mais rien d’innovant à signaler de ce côté.

La réalisation quant à elle est en dessous des standards actuels ce qui en 2006 – lorsque que le hardware est totalement maîtrisé par la plupart des développeurs – peut pénaliser un jeu. L’impression de remonter le temps en 2002 avec des textures simples, limitées et ternes, des personnages clonés sans finesse et des effets de lumière absents n’aide pas à poursuivre l’aventure au delà des premières missions. La durée de vie s’effrite aussi vite que le plaisir de jeu si vous n’êtes pas bon public.

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test écrit par Manu


  • Graphismes

    4 / 10

    Les textures sont simples, limitées, les effets de lumière absents et les modélisations sommaires.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Le bon point du jeu, en quelques minutes on se met dans l’ambiance et on se déplace facilement. Le tutorial peut aussi y aider.

  • Son

    4 / 10

    Les bruitages des armes sont crédibles mais les musiques font trop jeu vidéo pour immerger dans l’ambiance.

  • Durée de vie

    6 / 10

    L’aventure solo est très divisée mais les modes multijoueurs rajoutent quelques minutes de sursis avant l’inévitable.

  • Fun

    5 / 10

    Ceux qui ont goûté à Sam Fisher ou à Solid Snake ne pourront vraiment pas s’amuser avec Opération Winback. Par contre si c’est votre premier jeu, terminez le et passez aux choses sérieuses.

• La prise en main agréable
• Amusant pour ceux qui débutent dans le jeu vidéo
• Présence de modes multijoueurs (mais pas de coopération !)

• La réalisation est en dessous des normes actuelles
• Le manque de rythme, d’originalité et d’ambiance
• Entièrement en anglais

4 / 10

Verdict

Opération Winback 2 n’est pas la surprise que certains pouvaient espérer et ne détrône en aucun cas les Metal Gear et autres Splinter Cell dans la même catégorie. Comparaison mise à part, ce jeu comporte quelques (rares) moments d’amusement mais l’absence de rythme et la réalisation d’un autre âge freinent vite le plus courageux des joueurs. Un soft résolument trop moyen.

- / 10

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