
Need for Speed : Poursuites Infernales 2
publié le 11 avril 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Black Box
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- 24/10/2002
- 04/10/2002
- inconnue
Alors que tous les grands classiques de l’éditeur Américain Electronic Arts squattent la PS2 depuis les premiers mois, la série des Need For Speed est restée dans l’ombre, attendant son heure. Deux ans après la sortie de la machine, Black Box fait ressurgir le mythe. Que vaut le cru PS2 de Need for Speed ?
Pour son premier épisode sur PS2, l’éditeur triche un peu avec le joueur en appelant son jeu Hot Poursuit 2, alors qu’en fait il s’agit déjà du sixième volet. Le chiffre 6 serait-il porteur d’une malédiction ? Possible quand on sait que le prochain Tomb Raider (intitulé l’Ange des Ténèbres) et le nouveau Ridge Racer (qui devrait changer de nom) feront également l’impasse sur ce chiffre. Fermons cette parenthèse fantaisiste : en fait si le nouveau NFS s’intitule de la sorte, c’est tout simplement car EA a décidé de donner suite au meilleur épisode de la saga, c’est-à-dire NFS 3 Hot Poursuit. La succession est-elle réussie, HP 2 fera t-il oublier le pitoyable NFS Porshe ? La réponse est sans équivoque : le jeu est une réussite mais perfectible sur de nombreux points.
Tout d’abord, le jeu se divise en deux sections distinctes : les courses poursuites et les courses classiques. Dans chacune d’entre elles, vous vous retrouverez dans une configuration identique : la course rapide, la course simple (jouable à 2) et le mode championnat. A noter qu’il existe un quatrième mode en poursuite qui se propose de vous faire incarner les flics : hilarant. C’est bien sûr sur les championnats que vous passerez la plupart de votre temps. Ceux-ci prennent d’ailleurs une forme originale : il s’agit d’une série de 60 défis à remplir (30 poursuites et 30 courses classiques).
Tout comme dans Wipeout Fusion et son mode défis, ceux-ci sont variés, de la course unique où la victoire est impérative, aux mini-championnats, à l’élimination (la dernière place est synonyme d’élimination, vous interdisant l’accès à la course suivante, et ainsi de suite jusqu’à la victoire finale) en passant par le contre-la-montre (plusieurs tours pour battre le temps de référence) ou encore la course que vous devez boucler à 100% sans dépasser le temps qui vous est imparti. Cette variété dans les défis est un plus indéniable pour le jeu tant il empêche tout sentiment de lassitude. Ceux-ci, ajouté à une difficulté très vite croissante, mettront vos nerfs à rude épreuve, promettant par la même occasion une durée de vie plus que satisfaisante. La progression dans le jeu est aussi originale : vous accéderez aux défis suivants en terminant vainqueur du défi précédent. Une fois la victoire dans votre poche, ce sont de un à plusieurs autres défis qui seront accessibles, à vous de les remplir dans l’ordre que vous souhaitez. A noter également que le mode championnat vous permettra de débloquer les circuits et les bolides (seuls une dizaine de voitures sur la cinquantaine que propose le jeu est disponible au début), les rendant utilisables dans les autres modes que contient le jeu.
Les types de course que propose le jeu est un gros point positif, une poursuite ne se jouant pas du tout de la même manière qu’une course classique. En effet, les poursuites sont beaucoup plus grisantes, stressantes même. Il est rageant de perdre un défi à quelques mètres de la ligne d’arrivée à cause d’une arrestation. A ce propos, les moyens mis en œuvre pour vous stopper sont hallucinants, les flics, assez fourbes, n’hésiteront pas à coordonner leurs actions par radio (communications parfaitement audibles et très réussies) n’hésiteront pas à vous dépasser et à se mettre devant vous pour donner un gros coup de freins, ou encore à dresser des barrages sur les routes ou faire appel à l’hélicoptère. Difficile de s’ennuyer dans le mode Poursuites, tant on ignore tout ce qui nous attend au tournant de chaque virage. Le mode Classique, par contre, peut rapidement céder place à l’ennui, la faute surement à une conduite trop arcade et superficielle. Un peu plus de nervosité n’aurait pas été de trop. Mais bon je chipote, la conduite conviendra au plus grand nombre.
Aussi, pour dynamiser un peu plus le tout, les développeurs ont intégré un système de ralenti du plus bel effet pendant les courses lors du passage sur les bosses : l’angle de caméra change, la musique laisse place aux pulsations cardiaques et le tout au ralenti : superbe (un effet similaire se déclenche lorsque l’on force un barrage policier : le temps s’arrête et la caméra tourne autour de votre bolide). Des effets typés Matrix pas indispensables mais à l’effet garanti.
Autre atout du NFS sauce PS2 : ses graphismes. Chaque circuit est un véritable régal pour les yeux. Les décors se distinguent par leur richesse et leur très grande variété, pas une parcelle d’un circuit ne se retrouve ailleurs (quand on sait que les circuits sont extrêmement longs – de 3 à 5 minutes pour boucler un tour – on peut tirer notre chapeau aux développeurs). Les circuits sont de plus très variés : paysage d’automne, forêt de séquoias, désert, bords de mer… et bénéficient d’effets de lumière époustouflants (dignes de ceux de GT3) et de petites animations très réussies, comme le feu de forêt, le volcan en éruption ou encore la tempête de sable. Les bolides ne sont pas en reste avec une modélisation très fine et des reflets satisfaisants (sans atteindre la magnificence de ceux de GT3).
Concernant les circuits, on peut également ajouter qu’ils sont très bien construits avec des raccourcis à la pelle et des changements de revêtement fréquents. Connaître les raccourcis pourra à coups sûrs vous faciliter la victoire. De plus le clipping est ici inexistant et l’aliasing et les scintillements relativement discrets (même si le jeu n’est pas d’une netteté absolue). Les dégâts sont également de la partie mais de manière plus que minime : Black Box ne s’est contenté que de simples éraflures sur les carrosseries, dommage !
Enfin signalons un gros point noir : le tracé de quelques circuits qui n’est pas toujours du meilleur goût, privilégiant beaucoup trop les longues lignes droites aux enchaînements techniques. Sur certains circuits, on se contente de n’appuyer que sur la croix et de temps en temps sur la direction. Pas trop grisant tout ça, même si la vitesse est au rendez-vous.
Verdict
Doté d’une réalisation technique tirant bien profit des capacités de la PS2 (aliasing et scintillements discrets, bonne fluidité), de beaux graphismes et d’un mode poursuite qui justifie à lui seul l’achat du jeu, Need For Speed Hot Poursuit 2 est donc un bon jeu, certes en de nombreux points perfectibles (conduite superficielle, tracés parfois soporifiques et musiques collant parfaitement au jeu mais très vite lassantes) mais qui réserve de très nombreuses heures de plaisir ! C’est bien là l’essentiel ;-)

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie