
NBA Street Vol. 2
publié le 16 août 2003- Etat : Disponible
- Développeur :EA Big
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Basket-ball
- Genre :Sport
- 06/2003
- 05/2003
- 05/2003
Profitant d’une période de calme relatif, en matière de sortie, Play-France revient, depuis peu, sur certains titres, jusque là, passés au travers des mailles du filet de sa rédaction. Après « Ape Escape 2 », c’est donc un virage abrupt qu’il nous faut négocier, en délaissant, d’un coup d’un seul, nos singes pour une paire de baskets. Un changement radical, certes, mais comme lui, une chose était sûre, cet « NBA Street Vol. 2 » devrait batailler ferme pour ne pas décevoir. Alors, confirmation ou amertume ? Deux sentiments antithétiques, mais rassurez vous, seul l’un d’entre eux subsistera encore, à la fin de ce test. Reste désormais à savoir lequel, et là…mystère. Bienvenue sur le « playground » Lassé par ce suspense insoutenable, vous aurez certainement compris de vous-même, que la meilleure chose restait, sans aucun doute, de partir à la conquête du dernier né d’EA BIG. Un enthousiasme rapidement freiné par un inévitable temps de chargement ; lequel, une fois faite son office, laissera place à une sympathique mise en bouche. C’est donc sur un morceau de « hip-hop » aux basses omniprésentes que se vivent les premières minutes de cette suite ; le tout, savamment ponctué de séquences de jeu des plus spectaculaires. D’emblée, le ton est donné ; comme pour permettre aux développeurs, d’aller tout droit à l’essentiel.Un contenu solide… Un état d’esprit que l’on retrouvera, d’ailleurs dans des menus au « design » fin et coloré, ne semblant pas, malgré leur apparente exhaustivité, s’encombrer d’options inutiles. Par conséquent, les fans du premier épisode seront, très certainement heureux d’apprendre qu’ils pourront compter sur les sempiternels « Versus », leur permettant de taquiner la balle orange en compagnie de leurs amis, « Match Simple », « Entraînement » et autres « Défi NBA » ; battre, une à une, chaque formation de la ligue, constituant une plus-value non négligeable, en matière de durée de vie.…Même en solo Et puis, tant qu’on en parle, ne vous inquiétez pas, tout s’annonce, de ce coté, sous les meilleures auspices, partant du fait que l’inévitable mode solo se révèle copieux. L’alternative « Légende De Rue », puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, propose, à qui s’y essaye, d’assister à l’ascension fulgurante, mais non moins méritée, d’un jeune talent de la discipline. Autant dire qu’il vous faudra, d’emblée, créer votre petit protégé ; et ce, en déterminant, son sexe, gabarit, look, sans oublier, tenez vous bien, sa délicate pilosité. Une fois dressé son portrait physique, c’est fort logiquement sur ses capacités physiques qu’il faudra se pencher ; en répartissant, avec parcimonie, quelques 1100 points de compétences. Rapidité, dunks, mais aussi faculté à contrer et intercepter, c’est l’ensemble de son profil qui doit être passé au crible ; de quoi faire démarrer, du bon pied, la carrière d’un poulain fraîchement débarqué sur le circuit. De tels fondamentaux ne seront, d’ailleurs, pas de trop pour boucler, en superstar, le parcours réservé par nos amis développeurs. De même, si notre gaillard se contente, d’abord, de jouer avec ses voisins, il les délaissera, bien vite, pour des sportifs professionnels. Après tout, mieux vaut être entouré des meilleurs lorsque l’on entend prendre part à une véritable tournée des terrains américains. D’Oakland à Los Angeles, en passant par Seattle et Philadelphie, c’est un véritable « road-trip » qui nous est ici réservé. Evidemment, hors de question de s’adonner aux joies estivales du tourisme, le but avoué de ce périple restant, comme de coutume, d’en découdre avec les célébrités locales. En clair, si il faudra, d’entrée, affronter certaines gloires du pays de l’oncle Sam, chaque escapade se terminera, en apothéose, par un match face aux adolescents du coin. L’occasion, pour les anciens, de retrouver quelques uns des « boss » du premier opus, tels que Bonafide ou Stretch, puis d’en découvrir de nouveaux, Dime et Osmosis en tête. Une fois la victoire acquise, il sera, une fois encore, possible d’accueillir dans ses rangs, un membre de l’équipe perdante ; une manière comme une autre de bâtir, par petites touches, la formation de ses rêves.
Voilà pour l’essentiel, mais ne passons pas non plus sous silence les efforts fournis pour rendre cette quête encore plus attrayante. De ce point de vue là, sachez, qu’en marge des classiques confrontations en 21 points, il vous faudra désormais prendre part à bon nombre de « Défis Street ». Ces missions vous donneront, la plupart du temps, plus de fil à retordre, dans la mesure où elles vous placeront dans une situation donnée, qui plus est, souvent délicate. Marquer uniquement de l’extérieur de la raquette ou l’emporter sur 50 points ; voici deux des prouesses qui influeront sur votre notoriété, mais aussi vos compétences. Ardu, certes, mais qui veut faire la une des magasines doit naturellement s’en donner les moyens.Une jouabilité plus technique Non, vraiment, vous l’aurez compris, c’est un véritable festin de roi qui nous est offert ; facteur évident de satisfaction qui ne serait rien sans un « gameplay » efficace et novateur. Là encore, contrat rempli, la maniabilité de cette séquelle s’offrant le luxe de renforcer des bases d’ores et déjà solides. En ce sens, la mécanique très « arcade » du projet originel s’est vue conservée, mais surtout saupoudrée d’une pincée généreuse de mouvements inédits. Conséquence, nos athlètes qui, il faut bien le dire, pratiquaient déjà un jeu fantaisiste, se laissent désormais aller aux pires extravagances. Vous fantasmiez sur les facéties aériennes passées ? Dans ce cas, gageons que vous tomberez sous le charme de trouvailles telles que le « Back 2 Papa » ; manipulation consistant à se servir, peu scrupuleusement, du dos d’un adversaire, pour faire rebondir le ballon. De quoi combler les adeptes de « show » à l’américaine façon Harlem Globetrotters. Et pour cause, à l’instar du jeu pratiqué, notamment, sur les « playgrounds » new-yorkais de Rucker Park, l’essentiel n’est pas nécessairement de marquer le point, mais avant tout d’y parvenir en faisant preuve de style. Fort de ce constat, à vous de faire intelligemment usage d’un Dual Shock 2 remarquable de souplesse, pour réaliser la kyrielle de « gri-gri » implémentée au soft. Dans quel but ? Tout simplement, remplir une jauge, qui, une fois saturée, rendra possible l’exécution d’un « Gamebraker » (GB) ; manipulation permettant, à la fois, de doubler la valeur d’un panier, puis de diminuer, d’autant, le « scoring » de ses opposants. Un précieux avantage qui peut faire basculer, à lui seul, l’issue d’un face à face. Fourberies et stratagèmes sont donc de mise, à fortiori lorsque l’on sait que cette sorte de « joker » peut désormais être gardé en réserve, et ce, pour en exécuter, par la suite, un autre, de plus grande ampleur. Cela vous paraît simple ? Alors détrompez-vous, car l’usage d’un des nouveaux « contre trick » a de grandes chances de mettre à mal tous vos projets. Tirant admirablement profit des boutons L et R, ces joyeusetés donnent une autre dimension tactique à nos joutes ; facette qui faisait, jusqu’alors, cruellement défaut aux pionniers du genre. Un bon point, puisqu’il démontre, une fois de plus, que cette prise en main, aussi abordable soit-elle, pourrait encore, à l’avenir, nous réserver bien des surprises.L’innovation passe aussi par les graphismes Déroutante, la modélisation l’est également. A cent lieues de l’aspect photo-réaliste qui prévaut chez la concurrence, nos graphistes semblent, quant à eux, plus à l’aise, dans un registre caricatural. Un pari courageux, qui, plein d’audace, fait souffler, comme un vent nouveau, sur un paysage nettement trop aseptisé. Est-ce à dire que cette représentation devra, dorénavant, avoir valeur d’exemple ? Certainement pas. En revanche, voir Shaquille O’Neal et ses comparses être croqués de la sorte ne fait, en fin de compte, qu’entériner une doctrine n’obéissant, visiblement, qu’à une seule règle : le fun, le fun… et encore le fun. Comble du raffinement, la palette de couleur employée donne à l’ensemble un certain cachet, lui conférant, plus ou moins, les teintes délavées d’un graffiti. Idéal pour épauler une représentation soignée, et enfin vivante, d’environnements citadins. Sur ce coup, faites nous confiance, l’Emotion Engine n’a pas failli à sa tâche.Une ambiance mitigée A supposer que la perfection soit de ce monde, il aurait fallu, pour que la fête soit totale, qu’une bande-son exemplaire nous soit gracieusement exposée. Hélas, notre objet d’étude rend, en fin d’exercice, une copie plus mitigée, dans la mesure ou si les interventions du DJ respirent la décontraction, le son que diffusent ses amplis demeure un modèle de répétitivité. Pour leur défense, il est vrai que ces effusions de « beat » soutiennent merveilleusement le rythme de l’action ; laissons donc chacun libre de se forger une opinion à leur sujet.
Verdict
Au final, « NBA Street Vol.2 » réussit là où l’on attendait, en étalant un contenu autrement plus séduisant que celui qu’arborait, en son temps, un glorieux prédécesseur. Techniquement irréprochable, ce dernier ne voulait pas non plus baser son succès sur de simples atouts technologiques ; ce qui nous vaut, en outre, la présence d’un maniement aux rouages parfaitement huilés. Assaisonnez la préparation d’une bonne cuillérée de bonus à débloquer, et vous obtiendrez, bien vite, rien de moins qu’une nouvelle référence en la matière. Amateurs de « showtime », à vos paddles !

A partir de 9.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie