
Edité par Konami et développé par Koji Igarashi, l’homme derrière la série des Castlevania, Nanobreaker est un beat’em up se déroulant dans un univers où la nanotechnologie s’est emparée du pouvoir et s’apprête à envahir notre bonne vieille Terre. A l’heure où vous lirez ces lignes le jeu sera disponible dans les rayons. Mais attendez un peu avant d’y aller et prenez le temps de lire ce qui suit.
A l’aube du 21ème siècle, la recherche scientifique a permis des merveilles et dans le monde où se déroule l’histoire c’est la nanotechnologie qui est au cœur de toutes les attentions. Après d’immenses progrès, de nombreuses applications sont mises à disposition du grand public afin d’améliorer le confort de vie des humains. A tel point qu’elle est omniprésente dans leur vie quotidienne allant même jusqu’au niveau moléculaire.
Sur l’île nanotech, un gigantesque système contrôle cette nanotechnologie et une pléthore de scientifiques veille à son bon fonctionnement. Jusqu’au jour où l’ordinateur central s’emballe, la suite vous la deviner : les nanotechs présent dans le corps des habitants de l’île se rebellent et transforment leur hôtes en monstre surpuissants : Ce sont les orgamechs. Deuxième mauvaise nouvelle, elles ont la capacité de se reproduirent indéfiniment, la seule solution est de couper l’ordinateur central.
Les hautes autorités sont en état d’alerte et dépêchent sur place une scientifique, Michelle Baker, qui connaît très bien l’ordinateur en question. Du côté des militaires, le général Raymond ordonne de réactiver un cyborg que tout le monde croyait mort. Jake Warren c’est son nom. Mais qui est-il donc ? On sait peu de choses sur lui si ce n’est qu’il a tué pas mal de monde lors de la dernière guerre y compris des civils, c’est pour cela qu’il a été cryoginisé pendant sept longues années. Aujourd’hui il semble être le dernier espoir de la race humaine Sa mission : protéger Michelle Baker et détruire les orgamechs.
Armé d’une épée à plasma, vous débarquer sur l’île avec la ferme intention de faire le grand nettoyage. Un scénario pour le moins apocalyptique mais qui semble classique à première vue, et bien la première impression est souvent la bonne. Peu de rebondissements dans la trame principale si ce n’est la présence d’un ancien compagnon d’arme de Jake, un certain Keith Spencer. Cyborg surpuissant bénéficiant des dernières mise à jour, Keith à une dent contre notre pauvre Jake qui a d’autres choses en tête.
Les personnages possèdent tous un design très accrocheur, notamment les cyborgs, on aime ou on n’aime pas mais l’ensemble a le mérite d’être cohérent. Le bestiaire est varié et chaque type de monstres possède des facultés spécifiques. Les boss sont quant à eux titanesques, d’une taille démesurée et d’une puissance de frappe hors norme et ils vous donneront du fil à retordre.
Jake possède une palette de mouvements très simple : sauter, se protéger, porter des attaques verticales ou horizontales, capturer un ennemi au loin et le ramener vers lui avec son épée transformé en lasso pour l’occasion mais le titre dispose d’un système de combo très complet. Tout au long de l’aventure vous allez acquérir des upgrades pour votre arme. Du simple combo où il faut combine la touche R1 et triangle ou le carré, on passe rapidement à des enchaînements qui une fois placé, et c’est là toute la difficulté de la chose, portent un coup mortel à l’adversaire. La plupart du temps les ennemis vous attaquent par groupe de quatre ou cinq et chacun de vos coups s’accompagnant d’un effet visuel de toute beauté l’écran est rapidement recouvert.
Votre épée a la faculté de se transformer en marteau, lance, masse, faucille, etc … et vous permet d’accéder à des combos dévastateurs. Accessible aussi bien pour les débutants que pour les hardcore gamers ce système est une pure merveille, si on devait lui reprocher un point ce serait le manque de clarté dans les menus. Malgré cela le jeu lasse rapidement d’autant plus que la difficulté est élevée.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’hémoglobine coule littéralement à flots. Au moindre coup d’épée c’est une gerbe de sang qui se répand sur le sol ou sur les murs alors imaginez le résultat lors de ces combos. Le résultat de votre affrontement reste visible dans que vous ne quittez pas la zone, amusez vous à comparer avant et après, on a l’impression de ne plus être dans le même décor. L’effet est visuellement sympa mais et est (trop ?) exagéré. Les âmes sensibles auront d’ailleurs la possibilité de changer la couleur du sang dans les options : rouge, bleu, vert, jaune et même multicolore. Sachez que le sang versé, compté en gallons, permet de monter le niveau de Jack en puissance, en vie, et en capacité à utiliser les attaques dévastatrices.
Visuellement parlant Nanobreaker est très inégal, les cinématiques sont de toute beauté et la réalisation dynamique. Par contre in game c’est une autre histoire, les textures sont beaucoup trop ressemblantes, on a l’impression de rester dans le même décor tout le long du jeu. De plus le level design est des plus simples, entre les couloirs et les grandes salles vous aurez vite fait le tour. Vous disposez d’un carte en haut à droite de votre écran qui ne sert strictement à rien, tellement les niveau sont dirigistes, si ce n’est qu’à vous indiquer la position de vos ennemis.
Les couleurs tournent entre le gris clair et le gris foncé, normal me direz vous vu que la plupart du temps vous êtes dans des bâtiments : centre ville, labo, générateurs, zones portuaires, égouts mais un peu de changements aurait fait le plus grand bien, l’action se déroulant sur une île, on pouvait logiquement s’attendre à des endroits d’une plus grande variété mais il n’en est rien.
Autres détails en défaveur du titre : des temps de chargements nombreux qui nous coupent en pleine action. Niveau sonore rien d’exceptionnel n’ont plus, certains thèmes sont même totalement inappropriés à l’action : beaucoup de mélodies douces alors que les combats sont loin d’être de tout repos. Comme bien souvent on a le droit aux voix anglaises et aux sous-titres en français le tout en Dolby Pro Logic II, un format de plus en plus utilisé dans les productions vidéoludiques. Un sélecteur 50/60 Hz est également disponible pour les personnes voulant jouer dans un confort optimal.
Verdict
Pour conclure ce nanobreaker disposait de bon arguments pour ravir tous les amateurs de beat’em all : un système de combo très complet, un univers chaotique et des personnages au design futuriste. Malheureusement la difficulté pourrait en rebuter plus d’un et il demeure une certaine répétitivité dans l’action si bien que l’on n’a pas forcément envie de refaire le jeu une deuxième fois.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie