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Moto GP 2

Moto GP 2

publié le 11 avril 2003
  • 13/02/2002
  • 25/01/2002

Moto GP 2, une vraie suite En développant Moto GP2, Namco n’a pas décidé de tomber dans la facilité en imitant certains de ses confrères pour qui la suite d’un jeu de sport se résume la plupart du temps à la simple réactualisation des écuries et des noms de sportifs. Vous voyez de qui je parle ? Suivez mon regard… Non, avec Moto GP 2, c’est l’arrivée de nombreuses améliorations et modes inédits, et surtout, du gommage des défauts du premier volet. Oubliez la durée de vie trop courte du Moto GP original, son aliasing hyper prononcé, ou son cruel manque de circuits (5 seulement à l’époque !). Car avec ce deuxième opus, l’équipe de développement a pris soin d’arranger tous ces points. Donc sachant que Moto GP était un hit, et qu’aucun concurrent n’a tenté de venir le rivaliser sur son créneau des simulations de moto de vitesse, cette suite a tout pour confirmer le rang de référence que s’est adjugée cette courte série. Beaucoup de classique et un soupçon d’inédit Hérité de la premières version, le mode arcade ne fait pas dans l'originalité, il donne simplement un accès direct aux 10 courses contenues dans le jeu, on peut juste choisir sa moto et procéder à des réglages basiques (difficulté, paramétrage des motos…).
Vient ensuite le mode Saison où le côté simulation de Moto GP 2 est le plus prononcé. Le but ici est de participer à un championnat rassemblant les pilotes de l'élite mondiale 500cc. Toutes les phases d'un vrai grand prix ont été préservées : essais, qualifications, course. Suivant les envies et les compétences de chacun, on peut régler le nombre et la longueur des grands prix, la difficulté, ou le type de pilotage (Arcade / Simulation).

En "Simulation", les aides au freinage disparaissent, la moto perd énormément d'adhérence, et donc celle-ci est encore plus sensible à toutes les lois physiques qui régissent l'inertie d'un bolide, la conduite revêt alors un niveau de réalisme si élevé que seule une minorité de pilotes virtuels pourront maîtriser les puissantes deux roues. Inutile de préciser que la subtilité de la conduite prend une ampleur bien plus conséquente lorsque la course se déroule sous une pluie de « halbardes ». La moindre accélération superflue en plein virage et c’est la gamelle assurée... On comprend vite pourquoi très peu de pilotes parviennent à se hisser à cette catégorie tellement prestigieuse dans le monde des sports mécaniques.

Le mode Challenge occupe une place particulièrement conséquente dans la durée de vie du soft. A travers 72 défis, le joueur doit accomplir avec succès tout ce qui lui est demandé. Très proche du concept des permis de Gran Turismo, le but est le plus souvent de réaliser des temps canons sur les portions de piste les plus vicieuses du championnat. Chaque objectif atteint débloque des petits bonus comme des photos, attention quelques challenges se révèlent très exigeants. Suivant les résultats, des médailles sont attribuées, juste pour le prestige…

Jusqu’ici, rien de nouveau sous le casque seront tentés de dire les habitués du premier. Seulement voilà, un mode inédit baptisé « Legendes » a fait son apparition. Le but est de revivre des courses mythiques aux côtés d’anciens pilotes mythique qui ont bâti la renommé de la discipline : Kenny Roberts le père, Wayne Rainey, Kevin Schwantz, et l’inaltérable Michael Doohan. La richesse de cette section est de nous faire découvrir la technique de pilotage de chacun de ces champions grâce à une intelligence artificielle très poussée. Les connaisseurs apprécieront ! 5 + 5 = 10 courses ! Dix, c’est à la fois beaucoup, et peu… En effet, si l’on se réfère à Moto GP premier du nom dont le talon d’Achille était la présence de quelques 5 pistes, alors le chiffre de 10 représente un certain luxe. En même temps, quand on sait que le vrai championnat que cette suite est censée simuler compte 16 épreuves, alors 10 paraît bien faible…
On retrouve ainsi les anciens : Suzuka, Paul Ricard, Jerez, Donington et Motegi. Accompagnés des nouveaux : Catalunya, Mugello, Sachsenring, Assen et Le Mans. Que du beau bitume quoi ! Ces circuits font sans aucun doute partie des plus prestigieux et intéressants du championnat. Perturbation sur le nord-ouest La météo de Moto GP 1 était invariablement clémente. Le beau temps était perpétuellement de la partie et ça avait le don de lasser. Pour pallier à ça, les développeurs ont pris la bonne décision d’inclure des perturbations qui viennent donner un soupçon de réalisme aux grands prix. La pluie n’en est pas encore au point de s’inviter en temps réel, mais arrêtons de jouer la fine bouche bon sang, on a du bitume humide, c’est mieux que rien ! D’autant que comme j’essayais de l’expliquer précédemment, le comportement des bécanes n’a plus rien à voir sous des conditions difficiles. L’adhérence se fait plus difficile et les réglages mécaniques deviennent indispensables. De plus l’effet de gouttes qui viennent s’écraser sur la visière du casque en vue subjective est superbement réalisé et participe à l’immersion, le champ de vision se trouvant considérablement réduit. Enfin de l’anti-aliasing Moto GP appartenait aux jeux PS2 première génération, mais ce n’est pas le cas de la suite. Preuve en est avec l’apparition d’un anti-aliasing efficace qui corrige les épouvantables effets d’escaliers. On peut aussi dire adieu avec plaisir aux douloureux scintillements. Grâce à ça, nos pauvres yeux de joueurs vont se sentir soulagés, le chiffre d’affaire des ophtalmos risque en revanche d’être divisé par deux.
D’un point de vue graphique, la réalisation est somme toute honnête. Les motos sont modélisées avec soin, les décors foisonnent de détails, l'animation ne faiblit jamais… Les développeurs n'ont pas lésiné sur certains effets spéciaux. Lors des replays, les angles de caméras sont idéalement choisis pour pouvoir apprécier au maximum la beauté des décors et des protagonistes, à en faire pâlir les plus grands réalisateurs télé. Dommage tout de même que le moteur graphique n’ait pas bénéficié de plus de nouveautés depuis le premier opus, car depuis le temps, le niveau général des jeux PS2 s’est accentué.

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test écrit par Burny


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Sans atteindre les cimes de la perfection, Moto GP 2 accède sans problème au titre de meilleurs simulation de moto sur PlayStation 2 et même sur console en général. Cette simulation s’appuie sur une réalisation sans faille, et un gameplay idéal pour s’adapter à tous les types de joueurs. Débutants comme joueurs confirmés trouveront leur compte dans ce Moto GP 2. Le défaut principal du premier volet, à savoir une durée de vie insuffisante, a été corrigé notamment grâce à l’arrivée de nouveaux circuits, on regrettera juste qu’il n’y en est pas autant que dans le championnat du monde réel.

- / 10

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7.5 / 10
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