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Test de jeu / PS2 / Max Payne

Max Payne

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Sorti en Août 2001 sur PC, Max Payne avait fait sensation dans le monde des jeux d’action. Histoire prenante, gameplay novateur, action non-stop, ce jeux s’était attiré une foule de louanges. Voyons voir ce que donne cette conversion sur une PS2 déjà bien fournie en jeux d’aventure.. Bon flic, mauvais flic… Quand le jeu commence, nous trouvons Max Payne sur le toit d’un immeuble. Visiblement, Max a accompli la tache qu’il s’était fixé et l’histoire est terminée. Le jeu nous emmène donc dans un long flash-back pour nous raconter comment il en est arrivé là… L’histoire est découpée en chapitres et elle est raconté sous la forme d’une ou deux pages de romans photos au début de chaque section. Flic modèle, mari amoureux et père d’une petite fille, Max est comblé par la vie. Jusqu’à ce soir fatal où il rentre chez lui pour trouver sa femme et sa fille assassinées… Dés lors, il n’est plus qu’un homme à la dérive, travaillant sous couverture dans le monde de la drogue pour faire tomber les gros bonnets responsables de ce double meurtre. Un soir d’hiver glacial, Max reçoit un tuyau. Et ce sera à vous de le guider dans l’enchaînement des événements qui l’amènera à assouvir son implacable vengeance. Il pleut des balles. Cette vengeance prendra la forme la plus primaire qui soit : tuer tout le monde, du plus petit voyou jusqu’aux gros poissons qui dirigent le trafic. Tout le gameplay va dans ce sens : action pure et tuerie. L’arsenal est en conséquence. Seulement armé d’une barre à mine et d’un Beretta au début, des armes toujours plus puissantes viendront s’ajouter à votre collection : de l’inévitable fusil à pompe au dévastateur lance-grenades, en passant par le fusil mitrailleur et le cocktail Molotov… Et vous pourrez même en utiliser certaines par paire : le Beretta et le pistolet-mitrailleur Ingram. Votre but sera simple : utiliser tout ce délicat matériel pour occire tous les truands qui s’aviseront de se mettre en travers de votre chemin. Il va y avoir du sang sur les murs… Les ennemis seront nombreux, mais heureusement pour vous, pas très intelligents. Ils précipitent souvent sur vous sans guère de précaution, et sans faire attention si un de leurs collègues est dans leur ligne de tir. Vous pourrez évidemment récupérer les armes sur vos ennemis morts et refroidis, et pour vous soigner vous trouverez des analgésiques dans tout un tas de boites à pharmacie disposées aux endroits les plus variés. Pas de finesse dans Max Payne : les énigmes (c’est même indécent de les appeler comme ça, mais bon, faute d’un meilleur terme…) se limitent à pousser un bouton de temps en temps. Max peut actionner beaucoup d’objets, comme tirer la chasse des toilettes ou faire biper les ordinateurs, mais ça ne sert strictement à rien. Il s’agit plus de clins d’œil, comme dans une autre production 3D Realms, le très connu Duke Nukem. Il n’y pas de phases de recherche non plus car le chemin est soigneusement balisé : les portes que vous n’êtes pas censé franchir seront de toute façon verrouillées. Même le moins doué des joueurs ne pourra pas se perdre dans Max Payne, il suffit bien souvent de se précipiter à l’endroit d’où sont venus les ennemis pour pouvoir avancer sans se poser de questions. Un gameplay prometteur mais… Le jeu est donc clairement tourné vers l’action pure, et il faut bien avouer que le personnage ne se débrouille pas mal. Il faut s’adapter au maniement des sticks, mais après ça va plutôt bien même si je conseille d’utiliser la visée automatique. La visée manuelle est vraiment trop imprécise au stick. Max tire, saute, recharge… On peut aussi tirer tout en plongeant, ce qui peut être très efficace pour se débarrasser des ennemis, surtout si vous utilisez le Bullet Time. Le Bullet Time se présente sous la forme d’une jauge qui se vide au fur et mesure que vous en usez. L’action se déroule alors au ralenti, vous donnant le temps de viser même pendant d’improbables acrobaties. Très « matrixien », très fun, mais finalement assez peu utile, car on pense rarement à l’utiliser et on se contente de faire parler la puissance de feu. Mais le défaut principal du gameplay, c’est indéniablement le manque de précision des sauts. Il est heureusement assez rare d’avoir à faire des sauts précis. Mais quand la circonstance se présente, on n’est pas loin de s’arracher les cheveux… Et hélas, ce n’est pas le seul défaut du jeu. Max peine… D’accord, le jeu de mot est facile, et la moitié des gens qui ont testé ce jeu ont dû le glisser dans leur article. Mais c’est tellement vrai… Quand il s’agit de décrire la réalisation de ce titre, le premier qualificatif qui vient à l’esprit, c’est « laborieuse ». Les visages des personnages sont plutôt bien rendus, mais les modélisations des personnages et des objets sont assez cubiques. Il n’est pas rare non plus de voir un de vos ennemis traverser un mur en tombant. Les décors sont très primaires aussi, avec des textures pauvres (même si ça s’arrange sur la fin), et l’ambiance volontairement glauque des 2 premières parties du jeu ne peuvent pas tout justifier.

On constate parfois des ralentissements. Mais ce que j’ai trouvé particulièrement crispant et décourageant, ce sont les temps de chargement. Les éléments du scénario sont contés via des dialogues illustrés par quelques pages de style roman-photo. Le problème, c’est que chaque début de section vous donne droit à ces séquences, et qu’entre le chargement du niveau et celui du dialogue, on s’aperçoit rapidement qu’on joue entre 2 et 5 minutes pour ensuite se taper 1 minute ou plus de chargement et de cinématiques. Et si vous vous faites tuer, vous y aurez à nouveau droit pour recommencer le niveau. Très, très agaçant. Puisqu’on parle des dialogues, signalons au passage la non-performance du doubleur français de Max Payne : il débite la plupart du temps son texte comme il réciterait sa liste de courses. Une petite pointe d’ironie désabusée et chacune des scènes aurait pu être un petit régal. Là, rien. Pour ceux que l’anglais ne dérange pas, je conseille de se mettre le jeu en version originale. Le résultat me paraît bien plus convaincant. Heureusement, le reste de la bande sonore est de bonne facture : bruitages divers, cris, tirs, explosions… On reconnaît d’ailleurs parfois certains bruitages déjà utilisés dans Duke Nukem (comme quand Max prend des analgésiques, par exemple).

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test écrit par Lak


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Une accumulation de petits mais…Dans le genre défouloir, Max Payne pourrait être excellent. Pourrait. Il suffirait de peu de choses, finalement. Hélas, les bonnes idées sont presque systématiquement desservies par un défaut plus ou moins gros. Les scènes d’action sont pêchues, intenses, sanglantes. Mais vous ne jouerez qu’entre 2 et 5 minutes avant qu’un looooooooooong chargement ne vienne casser le rythme. L’histoire est digne d’un honnête film noir, mais le doublage est vraiment trop plat. Max se manie bien, mais les sauts sont trop imprécis. Autant de petits «mais» qui font de Max Payne un jeu moyen qui vous permettra de vous occuper une quinzaine d’heures. intéressant, mais franchement pas indispensable.

- / 10

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6 / 10
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