
Les Chevaliers du Zodiaque
publié le 1er juillet 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Dimps
- Distributeur :Atari
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :Combat
- 01/07/2005
- inconnue
- inconnue
Saint Seiya, nous voilà ! Fidèle à sa réputation et après avoir écumé la série Dragon Ball Z depuis des années sur tous les supports et plus récemment sur PS2, Bandaï a jeté son dévolu sur une autre série qui n'en est pas moins mythique : les Chevaliers du Zodiaque ! Et comme Atari flaire les licences juteuses à plein nez, c'est fort logiquement que l'on retrouve ce jeu de combat, mettant en scène Seiya et sa bande lors de la cultissime Bataille du Sanctuaire, en ce début de mois de juillet !
Alors que les séries Dragon Ball et Dragon Ball Z ont été de nombreuses fois adaptées en jeux vidéo, les jeux reprenant l'univers de Saint Seiya se sont faits carrément plus discrets ... De mémoire, je ne me souviens avoir joué qu’aux Chevaliers du Zodiaque : La légende d'Or sur NES, qui après vérifications est sorti en 1987 il y a 18 ans déjà ! Certains d'entre vous ont aussi dû y jouer puisque la série animée avait d'ailleurs été diffusée en France peu de temps après dans le célèbre Club Dorothée (RIP) ... C'est vrai que ça ne nous rajeunit pas, et j'imagine déjà que l'annonce de ce titre sur PS2 et de surcroît développé par Dimps, à qui l'ont doit l'excellente série DBZ Budokai, a dû donner des sueurs froides à plus d'un passionné d’entre nous devant la perspective d'un jeu de combat aussi bien réalisé et fidèlement retranscrit que ceux qui l'ont inspirés ...
Comme son nom l’indique, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire, aura la lourde tâche de couvrir en intégralité toute cette période depuis la flèche plantée en plein cœur de Saori, réincarnation d’Athéna, jusqu’à la défaite du Grand Pope battu par un Seiya à bout de force après 12 rebondissements gros comme des Maisons !Au pied de la lettre !Tout commence pour le mieux, l’introduction est une sorte de remix du générique de l’animé en images de synthèse et tout l’esthétisme de la série a été conservé dans la présentation. Plusieurs modes de jeu vous seront proposés d’emblée : le mode scénario histoire de revivre l’épopée de nos Chevaliers de Bronze, le traditionnel mode Battle, le mode Grand Pope ainsi qu’une galerie de bonus en tous genres qui ne demande qu’à se remplir !
Le mode histoire démarre sur les chapeaux de roues ! Les combats sont découpés comme des épisodes, avec des titres, le générique d’introduction et la voix off pour rappeler les événements précédents … Immersif au possible ! Douze heures pour traverser les douze maisons gardées par des Chevaliers d’Or aussi puissants que robustes, c’est l’aventure qui vous attend dans le mode scénario du jeu ! Ainsi on retrouve au fur et à mesure de la progression toutes les batailles cultes imaginées par leur auteur Masami Kurumada, et nos Chevaliers de Bronze devront se défaire des Chevaliers d’Or les uns après les autres. Vous incarnerez donc tour à tour Seiya, Ikki, Shun, Hyoga et Shiryu suivant leurs adversaires respectifs dans la série. Toujours par respect pour celle-ci, des phases de Beat’em All vous seront proposées histoire de vous rappeler que les Chevaliers ne faisaient pas que parler lors de l’ascension de ces interminables escaliers, que l’on découvre ici peuplés d’ennemis à la solde du Grand Pope pour leur barrer la route ! L’intention était louable, mais les premiers défauts se font rapidement sentir ... Les phases de Beat’em All, reléguées au rang de bonus, puisque disponibles uniquement après avoir effectuer les missions annexes, sont plus pénibles qu’autre chose à cause d’une maniabilité inadaptée quasiment similaire à celle des affrontements en 1 contre 1 ... Je vous laisse imaginer la galère pour cibler le bon ennemi ! Mais plus que cette faiblesse, le mode scénario se révèle vite répétitif : il vous faudra bien deux heures pour le boucler une première fois, ce qui est conséquent pour un jeu de combat, et qui dit une douzaine de chapitres, dit une douzaine de fois le générique en moins de deux heures ainsi que des rappels incessants de ce qui s’est passé il y a tout juste deux minutes ... A force ça tape rapidement sur le système et si cette mise en scène avait pour but de mettre dans l’ambiance de la série, le ratio entre la durée des combats et les cinématiques s’avère vite disproportionné : les combats s’expédient à une vitesse impressionnante en moins de deux minutes chrono pour peu qu’on achève l’adversaire du premier coup avec un Special et c’est reparti pour un quart d’heure de parlotte ! On aurait aimé un plus juste dosage entre combats et cinématiques, ou tout du moins une option pour raccourcir l’un ou l’autre ... Ce mode scénario n’en demeure pas moins intéressant bien que perfectible, et devrait occuper le plus clair de votre temps, nous en reparlerons ultérieurement dans la dernière partie.
Concernant le mode Battle, rien de bien exceptionnel : ce n’est ni plus, ni moins qu’un mode exhibition dans lequel vous aurez tout le loisir de choisir votre personnage parmi les Chevaliers de Bronze, les 12 Chevaliers d’Or ainsi que les Chevaliers d'Acier et quelques Chevaliers d'Argent (Marine, Misty et Shina en tête de file !) à condition bien entendu de les avoir débloqués ! De même vous pourrez sélectionner le lieu de vos affrontements, interactifs dans la limite des stocks disponibles, mais ayant le mérite de proposer chacun une atmosphère bien particulière. Un mode idéal pour s’entraîner, mais aussi pour affronter un ami ou encore regarder deux adversaires s’entretuer, ce dernier mode étant parfois utile pour apprendre quelques techniques au début de votre apprentissage !
L’autre gros morceau du jeu est une sorte de petit Action/RPG dans lequel vous jouerez le rôle du Grand Pope, essayant par tous les moyens de mettre un terme à l’ascension des Chevaliers de Bronze ! On commence donc tout en bas dans la maison du Bélier, et il faut alors choisir quel « pion » avancer : vous n’êtes aucunement tenu de respecter la série et de faire combattre vos Chevaliers d’Or dans leurs maisons respectives, même si c’est plutôt conseillé (vous comprendrez rapidement pourquoi une fois le jeu entre les mains, bonus quand vous nous tenez !), votre but dans un premier temps sera d’ « user » les Chevaliers de Bronze. C’est d’ailleurs assez déroutant de se retrouver en position de faiblesse avec cette armada de Chevaliers d’Or contre ces 5 "misérables" Chevaliers de Bronze, pourtant ils s’avèrent incroyablement puissants dès le début et ne compter par terrasser les 5 avec un seul Chevalier d’Or : vous vous en mordriez les doigts ... Une fois votre Chevalier sélectionné, il vous sera possible de lui ajouter des objets gagnés au cours des précédents combats pour modifier sa vie, sa force d’attaque ou sa défense, tout est bon à prendre ! De même vous pourrez choisir d’appliquer une divinité à votre Chevalier quand c’est possible pour lui conférer un avantage de plus. Vous vous en doutez il en va de même pour les Chevaliers de Bronze qui n’hésiteront pas à recourir à Saori/Athéna pour s’octroyer eux aussi quelques avantages tactiques ! Au fur et à mesure que les Chevaliers de Bronze progresseront de maison en maison votre expérience grimpera vous rendant plus apte à véritablement rivaliser avec vos assaillants : après de nombreuses tentatives, il s’avère que la difficulté est excellemment bien dosée et c’est au bout de quelques heures d’âpres duels qu’on se retrouve en un contre un pour en découdre lors de l’affrontement final ! Un mode très plaisant dans son principe qui devrait en séduire plus d’un même s’il apparaît assez rébarbatif au début.Un gameplay d’un autre âge ... Vous l’aurez compris, Bandaï et Dimps ont tout mis en œuvre pour vous faire revivre les aventures des Chevaliers du Zodiaque en rendant l’interface aussi immersive que possible avec toujours plus de détails et de clins d’œil à la série. Néanmoins on a avant tout affaire à un jeu de combat et si la forme sera sûrement à la hauteur des espérances des fans les moins exigeants, le fond est en dessous de nos attentes ... Les Chevaliers se révèlent malheureusement pénibles à contrôler : d’un naturel assez rigides dans leurs mouvements, la maniabilité manque elle aussi cruellement de souplesse ! Les enchaînements ne peuvent être effectués dans le vide, il faut passer un premier coup pour enchaîner la suite, de plus chaque blocage de coups occasionne une bonne pause d’une bonne demi-seconde de latence avant de passer à la suite. Dans le même registre, et s’il est possible de se réceptionner avec un peu de pratique, les chutes sont d’une lenteur phénoménale là encore. Autant de cassures dans le rythme qui freinent quelque peu l’action malheureusement ... Après le gameplay soigné d’un DBZ Budokai on était en droit de s’attendre à quelque chose de plus probant dès le premier essai.
Les Chevaliers n’ont malheureusement pas une palette de coups très importante, on peut même dire qu’elle est réduite au minimum syndical : un enchaînement de coups forts, un enchaînement de coups faibles, une ou deux variantes suivant si vous placez un coup spécial à la fin, une projection, deux ou trois attaques spéciales suivant les personnages, une parade, une explosion de Cosmos et une attaque couplée au Dash ... C’est maigre pour un jeu de combats, mais il y a là de quoi parer à toutes les éventualités et c’est bien là le principal ! Là où le bât blesse, c’est que certains personnages carrément moins travaillés que les autres font office de « doublons », comme le Chevalier de la Balance et du Verseau qui ont rigoureusement les mêmes pouvoirs que Shiryu et Hyoga ... On commence à atteindre des sommets en matière de recyclage !
Concernant les commandes : les touches Carré et Croix servent à attaquer normalement, la touche rond est dédiée aux coups spéciaux et furies, la touche Triangle au Dash. Il suffit de maintenir R1 pour se mettre en garde et appuyer simultanément sur la garde et l’attaque permet d’effectuer une projection agrémentée d’une petite cut-scene fort sympathique. Tout cela semble bien agencé et pourtant ... La barre de furie se remplit en maintenant Carré appuyé, lentement au début et plus rapidement à mesure que le combat se poursuit ou que vous vous faites toucher (l'effet Cosmos !). Une fois remplie, une sorte de cercle apparaît à côté de la barre de furie et il suffit de maintenir Rond appuyé pour que la jauge de spécial augmente : mais si le premier palier est facile à atteindre, vous permettant de lancer une furie niveau 1, les deux autres paliers sont déjà nettement plus durs à atteindre sans se faire toucher ! Le problème vient essentiellement de l’agencement des touches : il est possible de continuer à attaquer en maintenant Rond enfoncé, néanmoins c’est tout ce qu’il y a de plus inconfortable … Plutôt que de se livrer à une gymnastique désagréable, il aurait été plus simple d’agencer la touche de charge sur une des gâchettes, quitte à la dissocier de l’attaque spéciale. Une fois la furie lancée, il vous arrivera de vous retrouver face à un écran où vous comprenez que l’adversaire tente de repousser votre attaque à la manière d’un Budokai ! Si vous parvenez à appuyer sur Rond en premier quand on vous le demande, votre attaque passe sans encombres, sinon vous devrez forcer le passage via l’utilisation des sticks analogiques. Ces furies servent à plier un combat : en effet si vous achevez une première fois votre ennemi avec des enchaînements normaux il aura tout le loisir de se relever en utilisant ses sticks analogiques à l’écran de réanimation prévu à cet effet. Vos ennemis et vous-même pourrez répéter trois fois l’affaire, à moins que l’un d’entre vous achèvent le combat par une furie, auquel cas le combat prend fin instantanément !
La rigidité de l’action, l’agencement mal pensé des touches et le manque de coups rendent le gameplay assez bancal ... On prend beaucoup de plaisir à découvrir les différents pouvoirs de chaque Chevalier puisqu’ils sont directement tirés des attaques mythiques de la série. Malheureusement une fois l’effet de surprise passé, la profondeur de jeu est loin d’être à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre dans un jeu de combat ... Gageons que le prochain opus saura mettre à profit ces erreurs qu’on ne peut évidemment plus qualifier «de jeunesse» compte tenu de l’expérience acquise par Dimps en matière de gameplay avec la franchise DBZ !Une réalisation en demi-teinte …Si l’esthétisme de la série a bien été conservée pour le plus grand bonheur des fans, ça n’empêche pas la réalisation technique d’être nettement en retrait par rapport aux productions actuelles. Non pas que le jeu soit moche, même si l'aliasing tenace revient en force, mais surtout que les décors apparaissent bien vides et sans une once de relief … A l’heure où les jeux de combat tendent tous à rendre les décors le plus interactif possible, celui-ci se contente en tout et pour tout de quelques colonnes s’effondrant sans laisser la moindre trace au sol ! Un comble quand on se remémore les combats mouvementés de la série où plus rien ne tient debout une fois l’affrontement arrivé à son terme … Des décors en plusieurs étages ou une plus grande interaction avec les murs et parois diverses auraient été les bienvenus, voire même nécessaires !
La modélisation des personnages est plutôt fidèle, même si les reflets des armures semblent un peu exagérés ! Il est d’ailleurs dommage, toujours par respect envers la série, que celles-ci ne subissent pas de changements notables au cours de l’affrontement : les armures qui sautent sont quand même une des préoccupations importantes de l’auteur et une constante récurrente de la série. Même les cinématiques sont touchées par cet oubli, on retrouvera donc étrangement un Seiya vêtu d’une armure flambant neuve lors du combat contre le Grand Pope au lieu d’être à bout de souffle et à moitié à poil ! Les cinématiques sont émaillées de petits défauts qui fâcheront surtout les inconditionnels de la série.
L’intérêt principal du jeu consiste bien entendu en la reproduction fidèle des attaques spéciales de chacun : c’est un vrai bonheur de découvrir ces fameux pouvoirs en 3D, et si l’animation est tout à fait honnête, on regrettera leur sobriété. Au moment de lancer votre attaque, le décor disparaît au profit d’un fond de couleur criard et dans les tons de votre personnage. Malheureusement ces attaques manquent souvent de panache et de ce brin de folie qui émaille la série : où sont passées les visions infligées par Ikki ou par Shaka le Chevalier d’Or de la Vierge ? Il manque ce petit grain de folie qui aurait rendu les pouvoirs démesurés comme le sont les meilleures attaques spéciales de DBZ Budokai ! C’est bien simple, hormis les dégâts qu’elles infligent, les attaques spéciales de 3è niveau n’ont rien de plus spectaculaire que celles de 1er niveau et il serait bien impossible de les différencier grâce à leur mise en scène …
Passons dès à présent à l’une des préoccupations qui touche le plus grand nombre d’entre nous : la bande-son ! Voix originales ? Doublées ? Voix françaises ? Musiques originales ? remixées ? Autant de question qui ont du tarauder les fans ! Là encore place à la déception, ça devient une habitude malheureusement et il n'y a pas de raisons que la bande-son échappe à la règle ... Le jeu a effectivement bien été doublé en français et sous-titré par la même occasion, mais ne comptez pas retrouver les voix originales de la série diffusée en France à l'époque car seuls une poignée des doubleurs ont répondu à l'appel des Chevaliers ! Pire encore et pour d'obscures raisons, il faudra se contenter de musiques remixées pour la plupart, rien de bien changeant cependant, mais qui ne valent bien évidemment pas les originales ... Les amateurs de V.O. seront par contre ravis d'apprendre que les voix japonaises pourront être activées à partir des options même si vous serez probablement nombreux à vous mordre les doigts quand une autre musique remplacera la mythique Pegasus Fantasy du générique japonais !Des bonus à la pelle !La galerie de bonus devrait vous occuper un bon moment avant de la remplir intégralement puisqu’il vous faudra en débloquer tout le contenu ! Un bon vieux sound test des familles, la possibilité de revoir les cinématiques et les cut-scenes du mode scénario, des biographies des personnages principaux et secondaires et des photos des fameuses figurines et armures à collectionner de l’époque (passées de l’état de simples jouets à celui de pièces de collection pour certaines !).
Des goodies en somme, mais le plus gros du travail consistera avant tout à débloquer les personnages cachés : quelques Chevaliers d’Argent, quelques Chevaliers d’Or parmi lesquels Dohko et les Chevaliers d'Acier ! A noter que Seiya pourra lui aussi revêtir l'armure du Sagittaire. Pour cela il vous faudra essentiellement repasser par le mode scénario et effectuer tous les chemins parallèles à ceux empruntés par les Chevaliers de Bronze : de nouveaux choix s’offrent à vous lors de votre second passage vous permettant de jouer quelques autres combats cultes de l’épopée du Sanctuaire.
En définitive il vous faudra déjà deux bonnes heures pour boucler une première fois le mode scénario et deux de plus pour les quêtes annexes. Comptez aussi quelques heures pour venir à bout du mode Grand Pope, quelques combats pour découvrir les différents pouvoirs de chaque personnage et vous aurez malheureusement fait le tour de ce jeu consacré aux Chevaliers du Zodiaque qui se révèle d'un vide proche de celui des gouffres de Jamir ...
Verdict
La faiblesse du gameplay est en soit impardonnable pour un jeu de combat, même si l’intérêt ici n’est bien évidemment pas de proposer un jeu aussi technique qu’un Tekken ou qu’un Virtua Fighter ! Ajoutez à cela une multitude de petits défauts comme la rigidité des personnages, quelques incohérences dans les cinématiques, le manque d’interactivité avec les décors, le mauvais ratio entre cinématiques et combats dans le mode scénario où l’on se retrouve plus spectateur qu’acteur, la sobriété des attaques spéciales ou encore les phases Beat’em All bâclées, et vous vous retrouvez face à un titre tout juste passable alors qu’il est attendu par des millions des fans depuis des lustres ... En un mot : un gâchis ! Comme si Bandaï avait sous-estimé le potentiel d'une telle licence qui continue encore aujourd'hui de générer des fans partout dans le monde ... On pourra toujours se consoler en se disant que c’est un coup d’essai, que le prochain jeu consacré aux Chevaliers du Zodiaque sera encore mieux et contiendra encore plus de personnages, mais il restera toutefois ce petit regret d’être passé à côté de quelque chose de grand avec cet épisode dédié au Sanctuaire … Les fans les moins exigeants sauront bien évidemment passer outre ces défauts pour profiter comme il se doit de cette offrande attendue depuis près de 18 ans, les autres n’y trouveront assurément pas leur compte et auront la désagréable sensation de s'être fait flouer de 60€ à cause d'un simple excès de nostalgie ou d'un petit moment de faiblesse ...

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie