La plus grande base de news et de tests sur PS2  

Test de jeu / PS2 / Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich
Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

publié le 31 mars 2004
  • 14/11/2003
  • 2003

Après deux premiers opus en 2D parus sur PsOne, George et Nico sont de retour ! Pour ce troisième et ultime volet, Revolution Software a profité du changement de machine pour moderniser quelque peu sa série phare en proposant un rendu intégralement en 3D et en abandonnant le point & click pour un contrôle plus dynamique à la manette. Pari réussi ? La fin du monde ? La série des Broken Sword a toujours été réputée pour ses histoires riches en rebondissements et le scénario de ce troisième volet n’échappe pas à la règle. Le monde est une nouvelle fois en danger. Les catastrophes naturelles se multiplient ; tremblements de terre et autres tempêtes s’intensifient et deviennent une véritable menace pour l’humanité. Si dans un premier temps, le réchauffement de la planète est montré du doigt, la véritable cause de ce désastre annoncé n’est autre qu’une ancienne conspiration (l’ordre des Templiers, tiens tiens…) prête à tout pour mettre en œuvre la prophétie du manuscrit de Voynich. Au début de l’aventure, nos deux anciens tourtereaux l’ignorent. George, devenu avocat dans l’Idaho depuis sa rupture avec Nico, se rend au Congo afin de rencontrer un scientifique, Cholmondely quand son avion, pris dans une tempête, s’écrase. Nico, quant à elle, voit ses rêves de grand reporter s’évanouir et n’est que rédactrice pour un journal quelconque. Alors qu’elle se rendait au domicile de Vernon Blier, ce dernier est assassiné par une mystérieuse femme lui ressemblant étrangement. Il n’en fallait pas plus pour que notre journaliste soit accusée du meurtre…Ico fait des émules… Si au début de l’aventure, nos deux héros ont des préoccupations qui leur sont propres et agissent chacun de leur côté, après quelques heures de jeu, leurs histoires, en apparence opposées, se rejoindront et c’est ensemble que George et Nico essayeront de connaître le fin mot de l’histoire. Bien évidemment, le fait d’agir en duo n’est pas anodin et c’est parfois en coopérant que nos deux amis pourront venir à bout d’une énigme assez retorse. Au final, si le niveau de coopération n’atteint pas celui d’un jeu comme Ico, cette façon de procéder se veut originale pour la série chère à Revolution. Néanmoins, l’IA n’est pas toujours au point. Certains déplacements du personnage secondaire sont buggués : personnage coincé par un élément du décor, course dans un mur… Tout cela manque un peu de finition !Gameplay enrichi Pour ceux qui découvriraient la série par l’intermédiaire de ce troisième volet, il est bon de rappeler en quoi consiste exactement ce genre de jeu. La série des Chevaliers de Baphomet appartient à un genre phare sur PC que l’on voit malheureusement trop peu sur console : le jeu d’aventure. Derrière cette appellation se cache en fait un jeu où la progression se fait après avoir résolu énigmes et autres casse-têtes en tout genre. Pour se faire, le joueur doit faire appel tout d’abord à son sens de la réflexion afin de combiner ou d’utiliser de la meilleure des façons tel ou tel objet. Il doit également utiliser à bon escient la vue en scrutant méticuleusement chaque recoin du décor afin de trouver un éventuel indice et l’ouie car derrière des réflexions parfois drôles, souvent sarcastiques, se cachent de précieuses aides nous mettant le plus souvent sur la piste. Si les énigmes constituent la grande majorité du gameplay, les développeurs ont apporté une plus grande variété d’action dans ce nouvel épisode. Ainsi, et ceci risque de ne pas plaire aux détracteurs de Tomb Raider, le jeu comprend un certain nombre de phases où il faut pousser des caisses en bois afin de se frayer un chemin. Il faut bien reconnaître que ce genre de séquences à tendance à alourdir le jeu et finissent à la longue par se révéler lassante. En plus de ces poussages de caisses abusifs, les développeurs ont, et c’est décidément très en vogue, incorporé quelques passages d’infiltration où il faut être assez vigilant pour ne pas se faire repérer. A côté de cela, on trouvera d’autres séquences plus basées sur les réflexes puisque devant être exécutés en un laps de temps très court. De même, les cinématiques interactives (c’est à dire qu’il faut exécuter durant une scène une action bien précise) se sont multipliées. Enfin, le jeu se voit gratifier de séquences de plate-forme où il faudra escalader ou descendre des parois, sauter au dessus d’un précipice, s’accrocher à certains rebords ou encore longer un mur. Au final, ces ajouts tendent à divertir le gameplay mais aussi et surtout à l’éloigner de son but premier qui était de nous dégourdir les méninges…Le Dual Shock parfaitement utilisé La principale innovation de cet épisode reste bien évidemment le passage d’un rendu en 2D proche d’un dessin-animé à un environnement intégralement en trois dimensions. De ce fait, la jouabilité a subi elle aussi quelques changements. Le principal reste bien entendu la disparition du système pointer-cliquer pour une maniabilité plus souple dans laquelle on dirige totalement le personnage dans les différents environnements. De ce fait la recherche d’indices est un peu plus facile puisque les éléments avec lesquels on peut interagir ont un peu plus tendance à ressortir du décor. Pour ne rien gâcher, les développeurs ont mis au point une interface très souple (point crucial pour ce genre de jeux) utilisant de la meilleure des façons possibles les touches du Dual Shock. La touche Select permet d’accéder à votre inventaire et donc aux objets que vous avez récolté pour les utiliser ou les combiner. La touche Rond permet elle d’avoir une description de l’objet fixé. Parfois anodines, les remarques de notre duo sont parfois d’une aide précieuse. De même, si un objet semble d’aucune utilité, on s’amusera à demander à notre personnage de le décrire afin de se délecter d’une remarque parfois franchement drôle. Pour ramasser un objet, actionner un mécanisme, on utilisera la Croix alors que le Carré servira lui à combiner deux objets ensemble. Enfin, le Triangle sera lui principalement utilisé pour grimper sur certains éléments en hauteur. Les touches R1 et R2 serviront soit à courir, soit à marcher discrètement. Finalement, la jouabilité ne pose aucun problème ; même s’il se peut que parfois certains déplacements se révèlent laborieux (on coince par exemple dans un élément du décor).Passage à la 3D réussi ! Depuis les deux premiers opus, de nombreuses années se sont écoulées et les développeurs ont dû composer avec un changement de machine. Si sur PsOne, les deux jeux arboraient des graphismes en 2D façon dessin-animé, Revolution Software a opéré pour ce troisième volet un changement graphique de premier ordre puisque le jeu est aujourd’hui intégralement en 3D. Si les graphismes ne sont pas les plus beaux de la console, ce passage à la modernité est globalement assez réussi. Les décors sont fins, les effets d’ombres et de lumière splendides et les personnages plutôt bien modélisés (ces derniers arborent un look beaucoup plus mature et adulte que dans les précédents épisodes). Malheureusement on constatera pas endroit un aliasing assez persistant et des scintillements, sans être gênants, franchement désagréables. L’ambiance sonore reste, quant à elle, toujours aussi réussie. A l’image d’un Tomb Raider, les musiques interviennent ici à certains moments clés et sont de très bonne qualité. Cependant, le point fort du jeu reste bien évidemment les doublages en tout point parfaits. Les adeptes des épisodes PsOne retrouveront avec plaisir les mêmes voix, parfaitement jouées et toujours justes. Quel plaisir de retrouver notre américain préféré et son accent caractéristique !
Enfin, la durée de vie est plutôt décevante. Si les épisodes PsOne se bouclaient en un peu plus de 20 heures, il ne faudra ici qu’une bonne douzaine d’heures pour en voir le bout. Bien sûr, certaines énigmes seront susceptibles de vous bloquer plusieurs heures, selon que vous soyez adepte ou pas de ce genre de productions, mais finalement, ces dernières ne sont pas très nombreuses et le jeu est dans son ensemble assez facile…

Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 26 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 37 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 10 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 68 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 18 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 24 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 1 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 27 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 64 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 69 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 47 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 53 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 30 Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich - 63



test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Après nous avoir enchantés avec les deux premiers Chevaliers de Baphomet sur PsOne, Revolution Software parvient à nous émerveiller de nouveau avec ce Manuscrit de Voynich en de nombreux points fidèles à ses glorieux aînés. Changement de machine oblige, les graphismes ont subi une cure de jouvence et sont désormais tout en 3D. Si les fans pourront regretter ce choix ou encore pester devant les séquences de plate-forme parfois inutiles, le charme opère et c’est avec un certain plaisir que l’on se plonge dans l’intrigue aux côtés de George et Nico.

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

Les Chevaliers de Baphomet : Le Manuscrit de Voynich

7.5 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur la fnac

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes