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Test de jeu / PS2 / Legend of Spyro : Dawn of the Dragon
Legend of Spyro : Dawn of the Dragon

Legend of Spyro : Dawn of the Dragon

publié le 18 janvier 2009
  • 21/11/2008
  • 21/11/2008

Si la version PlayStation 3 du dernier volet de la nouvelle trilogie Spyro a déjà été décortiquée sur PlayFrance, vous êtes encore nombreux à jouer sur PlayStation 2. Ce test est donc pour vous.

Développée par Insomniac Games – les parents des séries Ratchet et Clank et Resistance - sur PSone, la série Spyro a connu un tel succès qu’une nouvelle épopée a vu le jour sur PlayStation 2. Conclusion de cette nouvelle trilogie débutée par l’épisode A New Beginning, le dragon violet s’offre un baroud d’honneur sur l’éternelle console de Sony avec Naissance d’un Dragon. Pour le meilleur cette fois-ci, les précédents volets n’ayant pas atteint la qualité des premiers volets. A deux, c’est mieux.Suite directe du précédent volet titré La Nuit Eternelle, l’histoire reste relativement opaque pour les non-initiés, un petit récapitulatif s’impose donc. Dans le premier épisode, notre dragon doit terrasser le Maitre Noir Malefor dont le bras droit n’est autre qu’une dragonne du nom de Cynder. Une fois abattu et Cynder ramenée à la raison, notre héros doit faire face à Gaul, un nouvel ennemi, qui capture le dragon féminin pour l’aider à ressusciter Malefor. Résurrection ratée qui se solde tout de même par l’emprisonnement de nos deux créatures dans une caverne. Trois ans plus tard, un mystérieux individu brise le cristal de protection qui maintenait notre couple en vie. Il en profite même pour leur fixer un pendentif autour du cou qui les lie entre eux par un champ d’énergie, l’aventure peut commencer.

Afin d’en terminer une bonne fois pour toute avec le Maitre Noire Malefor, les deux dragons doivent cette fois unir leurs forces pour survivre. Ils n’ont de toute façon pas vraiment le choix puisque leurs pendentifs respectifs les empêchent de s’éloigner trop loin l’un de l’autre. Concrètement pour le joueur, cela se traduit par l'introduction pour la première fois dans la série d’un mode coopératif sur le même écran. S’il est effectivement possible de faire l’aventure en solitaire – en passant d’un dragon à l’autre avec le bouton L2, l’intelligence artificielle s’occupant de l’autre – il est surtout recommandé d’y jouer à deux. A tout moment, un second joueur peut entrer et sortir de la partie pour épauler le premier : pas besoin de consacrer une campagne uniquement solo et une autre pour la coopération. Forcément, le jeu gagne en intérêt puisqu’il devient convivial et peut rassembler petits et les grands devant l’écran. Idéal pour les passages un peu difficiles, comme par exemple quand un dragon doit activer un levier et que l’autre doit le protéger des assauts ennemis.Kung Fu DragonOutre l’ouverture des portes, cette alternance entre les deux dragons trouve son intérêt durant les combats. Nombreux, ces derniers doivent profiter des pouvoirs respectifs de chacune des créatures afin de ne pas perdre trop de vie. On dénombre quatre types de magie par héros, Spyro pourra ainsi compter sur le feu, la glace, la terre et l’électricité tandis que Cynder se servira du poison, du vent, de la peur et de l’ombre. Toutes disponibles dès le début de l’aventure, ces magies sont à sélectionner en fonction de l’ennemi qui se présente en face de vous. A vous de trouver le point faible de chacun et de l’exploiter jusqu’à la mort. Grâce à des cristaux disséminés dans les niveaux, ces pouvoirs peuvent être améliorés à mesure de la progression dans l’histoire. Le système de combat fait également appel à du corps à corps plus basique avec un bouton pour les coups rapides mais peu puissants, un autre pour les coups plus durs mais plus lents à sortir, et un troisième pour les prises. Classique mais efficace. Notons également que l’apparition d’un boss est souvent accompagnée de quelques phases de Quick Time Event durant lesquelles vous devrez presser rapidement le bon bouton sous peine de périr. On connait la chanson depuis God of War.

Les pouvoirs magiques servent par ailleurs à évoluer dans les vastes niveaux du jeu, Spyro pouvant par exemple bruler des obstacles à sa progression. Les niveaux sont ouverts, plutôt imposants, et cachent des bonus tels que des pièces d’armures pour nos dragons (qui leur apportent des bonus de combat, défense ou vitesse) mais aussi des cristaux rouges pour accroitre votre barre de vie et des verts pour celle du pouvoir. Mais si un dragon dispose d’ailes, c’est pour s’en servir et c’est donc tout naturellement qu’il est désormais possible de voler librement après plusieurs pressions du bouton croix. Pratique dans les phases de plateforme, le vol n’a que peu d’intérêt pendant les combats puisqu’il est impossible de cracher une boule de feu sur les ennemis en contrebas. Spyro et Cynder useront donc plus leurs griffes que leurs ailes dans cette aventure épique. Ce n’est qu’un au revoir ?Graphiquement le jeu s’avère très coloré au point de donner un aspect brillant à Spyro tant il est illuminé par la grâce. Il est également fluide à chaque instant, y compris lorsque des boss d’une taille plutôt énorme envahissent l’écran. Dans le genre plateforme, on est rarement habitué à voir des ennemis aussi dodus. Maintenant c’est sûr, la PlayStation 2 n’a plus de secret pour les développeurs du monde entier, il n’est pas étonnant de se retrouver avec un jeu d’une bonne ampleur et aussi complet que sur PlayStation 3.

Intégralement doublé en français, l’aventure se laisse jouer sur une bonne dizaine d’heures, le temps de boucler les onze niveaux. Finalement, le seul défaut vraiment notable de cette production est la confusion générale qui y règne. Que ce soit dans les niveaux aux objectifs pas toujours très explicites, dans les combats un rien brouillon (difficile de différencier deux dragons violets…) ou dans quelques réactions de caméra, on a parfois le sentiment de ne plus rien maitriser. Malgré ces écueils, La Naissance d’un Dragon se fait sans douleur.

test écrit par Vincent


  • Graphismes

    7 / 10

    Une réalisation de bonne qualité et toujours très fluide pour une console sortie en 2000.

  • Jouabilité

    6 / 10

    A deux c'est parfois difficile de s'y retrouver entre les flammes, les problèmes de caméra et la même couleur pour les deux dragons.

  • Son

    7 / 10

    Musique d'ambiance de bonne qualité, doublages français audibles.

  • Durée de vie

    7 / 10

    Comptez une dizaine d'heures pour faire le tour des onze niveaux du jeu.

  • Fun

    7 / 10

    N'ayons pas peur des mots, ce jeu tient la route parce qu'il peut se jouer en coopération.

• L'aventure à deux
• Pouvoir enfin voler
• Le meilleur de la trilogie

• Difficile de ne pas confondre les deux dragons
• Objectifs, combats et caméras confus
• Classique dans le fond

6.5 / 10

Verdict

Si Spyro est destiné à quitter la PlayStation 2 pour de bon (à priori) c’est finalement avec le meilleur volet de la trilogie. Bien que très classique dans le fond et dans la forme, l’aventure coopérative complétée par son bas prix (seulement 30 euros) en font un jeu plus que fréquentable pour ceux qui ont démarré la série (et qui veulent la terminer) et pour les autres qui n’ont pas encore de PlayStation 3 pour jouer à d’autres jeux et qui vont commencer à être au régime sec sur « la meilleure console de tous les temps ».

10 / 10

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Legend of Spyro : Dawn of the Dragon

Legend of Spyro : Dawn of the Dragon

6.5 / 10
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