
Knights of the Temple II
publié le 18 avril 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Starbreeze Studios
- Distributeur :TDK Mediactive
- Genre :Beat'em all
- 2005
- inconnue
- inconnue
Oyez, oyez brave gens. Paul de Raque est de retour dans ce second opus de Knights of the Temple sur PlayStation 2. Les forces obscures se répandent de nouveau sur terre et en tant que chevalier votre tâche est de retrouver trois artefacts sacrés afin de refermer la porte des enfers. Une aventure captivante mais loin d’être de tout repos. Le retour de Paul de RaqueAprès un premier épisode en 2004 qui ne restera pas dans les mémoires, les développeurs de Starbreeze Studios laissent leur place au studio Cauldron pour cet opus lui faisant directement suite. C’est donc toujours en plein Moyen-âge que ce studio de développement nous propose de vivre la quête de Paul de Raque. Depuis les événements du premier opus, les nuits de ce chevalier de l’ordre des templiers sont agitées par de funestes présages : les forces démoniaques s’apprêtent de nouveau à envahir le monde et il vous faut retrouver trois artefacts pour fermer le portail, un scénario très basique en somme.
Une quête sur 18 niveaux parsemés d’embûches où chevaliers et démons s’affrontent à coups d’épée et de sorts magiques. Le jeu affiche une certaine liberté dès le début puisque votre embarcation vous propose trois destinations mais en pratique cette liberté est tout de même restreinte. Vous parcourez donc villes, villages, souterrains, cachots et autres hauts lieux de l’époque à la recherche d’indices utiles à votre quête.
En parallèle de votre mission principale, le jeu comporte bon nombre de quêtes annexes pour vous permettre (en tant que bon chevalier) de rendre service à la population et par la même occasion de vous faire de l’argent ou d’acquérir des items. Les dialogues sont nombreux et se font sous forme de questions/réponses à choix multiples ce qui vous permet d’orienter la conversation selon votre bon vouloir : négocier tranquillement ou régler ça à l’épée, c’est votre choix.
Doté d’une armure imposante, votre personnage se meut lentement, malheureusement trop lentement ce qui a une fâcheuse tendance à ralentir le rythme de l’action et globalement le jeu manque de dynamisme. Idem pour effectuer un saut, la touche triangle est dédiée à cette action mais votre preux chevalier ne sait que sauter sur place, pratique pour atteindre certaines hauteurs ou pour escalader des obstacles mais l’action s’en trouve une nouvelle fois bridée.
Pour occire vos adversaires, votre épée sera votre plus fidèle alliée : coup rapide (touche croix) ou coup fort mais lent (touche rond) seront à disposition. Votre bras gauche accueille le moyen de protection de l’époque : le bouclier, indispensable pour parer les coups (touche carré). Pour les cibles lointaines ou en hauteur, sachez que Paul de Raque est un fier arbalétrier. Ici la caméra se place derrière votre épaule à la manière de Resident Evil 4 et une cible fait son apparition pour vous permettre de viser juste mais attention à votre stock de carreaux. Rompu à l’art de la magie votre avatar aura à sa disposition de nombreux sorts magiques offensifs ou défensifs et de nombreux items curatifs (soin, anti-poison, breuvage d’invincibilité, ...).
Le jeu regorge d’armes et d’équipements (épée à deux mains, bouclier, items etc…) ce qui permet de personnaliser un peu plus son style de combat. On retrouve un système d’achat et de vente d’objet classique avec la loi impitoyable du commerce qui faisait déjà malheur à l’époque : les items les plus puissants sont les items les plus chers.
Après l’action et l’exploration, c’est au tour du RPG de venir compléter le tableau. En effet vos combats vous rapportent des points d’expérience que vous devrez dispatcher sur les nombreuses compétences à acquérir : nouveaux combos (une vingtaine d’attaque sont disponible) ou nouveaux pouvoirs. Loin d’être une brute sans cervelle, votre personnage devra aussi résoudre quelques énigmes pour avancer, rien de bien méchant rassurez-vous mais une idée qui apporte un petit plus à l’aventure.
Si c’est votre première croisade, n’ayez crainte un didacticiel est disponible dans le menu de départ et vous détaillera toutes les actions possibles. Avec au final un créneau peu souvent exploité dans le monde vidéoludique, l’univers parvient a accroché le joueur … jusqu'à ce qu’il commence à s’attarder sur le gameplay.Une technique d’un autre temps Vos ennemis, bien que peu nombreux dans un niveau, ne sont pas pour autant faciles à battre. Il faut pouvoir trouver le bon équilibre entre attaque et protection, savoir frapper au bon moment sous peine de recevoir un combo dévastateur et agir correctement en fonction du type d’ennemi. Les combats restent tout de même très bourrins et avancer à grands coups d’épée est certainement la méthode la plus facile et la plus efficace.
La réalisation du titre est très inégale, les environnements sont vastes mais peu variés, les effets de lumières liés aux sorts magiques en pleine bataille sont agréables à voir, le design des persos est très élémentaire, le level design trop dirigiste et l’animation loin d’être optimale. Votre chevalier Paul de Raque n’a malheureusement que très peu de charisme et à la limite ressemble à un personnage lambda. Il lui manque ce petit quelque chose pour le différencier de la masse.
La caméra vous causera aussi bien des soucis. Elle est entièrement libre et contrôlable avec le stick analogique droit mais dans les endroits étroits (salles, couloirs, etc…) elle se bloque contre les murs vous empêchant ainsi de voir ce qu’il y a devant vous. Autre point négatif, les temps de chargement qui ne sont pas forcément longs mais qui sont surtout nombreux, ajoutez à cela le système d’auto-sauvegarde un peu trop présent, et pas forcément utile, et vous vous retrouverez une fois de plus stoppé net dans votre action.
En revanche, on peut saluer le travail de recherche du studio de développement qui fournit, au travers des dialogues et des écrits, de nombreuses informations sur cette époque. L’univers est très bien retranscrit et servi par une bande son très immersive dont les thèmes musicaux ont le mérite d’être en parfaite adéquation avec les lieux visités et le jeu bénéficie d’une localisation intégrale : voix et sous-titres sont traduits en français.
Verdict
Au final on se retrouve avec un jeu à l’univers travaillé mais doté d’une réalisation inégale et d’un gameplay bancal. Quelques problèmes de jouabilité comme le contrôle de la caméra et le manque de dynamisme freineront les plus valeureux d’entre vous mais le prix attractif (19,90€) pourrait bien faire pencher la balance.

A partir de 19.95 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie