
Juiced 2 : Hot Import Nights
publié le 29 septembre 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Juice Games
- Distributeur :THQ
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1
- 4ème trim. 2007
- 4ème trim. 2007
- inconnue
S’il y a bien un genre qui s’est imposé sur console, c’est le tuned street racing. Et si Need for Speed a su renaître par ce style, d’autres tentent tant bien que mal de s’y faire une place. Pour la série Juiced, après un premier titre mitigé, ça n’est visiblement pas pour tout de suite.
On pouvait reprocher au premier Juiced de manquer de panache, surtout face aux ténors du genre mais il faut avouer que son développement ne s’était pas fait dans les meilleures conditions. Aujourd’hui, la série revient avec un second épisode qui mise tout sur son titre, affublé du nom d’un prestigieux évènement. Du moins pour les américains.Tuning ManiaComme tout jeu de course qui se respecte, le mode solo se concentre sur un mode carrière qui met en avant l’évolution d’un personnage: vous. En réalité, le personnage n’évolue pas, ou prou, il est simplement embarqué dans un scénario qui n’en est pas un, mêlant à la fois l’argent et la compétition. Mais tout d’abord, il nous faut une voiture. Comme notre avatar n’est qu’un débutant, il n’a accès qu’à la ligue associée à son niveau, et aux véhicules adaptés à cette ligue. On a tout de même le choix entre plusieurs marques et modèles connus, allant de la Pontiac à la Mini Cooper. Pour nous aider à choisir, il y a non seulement le prix mais aussi les performances des différents véhicules. Comme on est assez bien gâté avec notre cagnotte de départ, on peut se permettre l’achat de son choix.
Une fois la voiture en poche, ou plutôt au garage, il nous reste encore un peu de sous pour voir ce qu’on peut lui faire subir. On accède alors à l’aspect tuning du jeu, permettant non seulement de lui appliquer des stickers, mais aussi d’en modifier la carrosserie, la peinture, et bien évidemment d’en améliorer les performances. Pour ce qui est des stickers, on dispose non seulement de quelques choix prédéfinis, mais également de la possibilité de les «concevoir» soi-même. En réalité, on nous offre de nombreux choix de stickers aux formes plus ou moins complexes, que l’on posera où l’on souhaite sur la carrosserie, ou presque. Si l’on peut saluer l’initiative, on zappera un peu cet aspect du jeu, car il est loin d’être intuitif et demande d’y passer un peu trop de temps. Pour ce qui est de la carrosserie, là aussi le choix n’est pas extraordinaire, mais suffisant pour assouvir les quelques désirs de tuning de chacun. Au final, on arrive à donner un look unique à notre voiture, et on s’avère prêt à se pavaner sur le bitume. Avant cela, un petit tour sur les améliorations techniques offertes. Elles sont de trois types: performance, maniabilité, et poids. En réalité, ce sont trois packs qui modifient plusieurs éléments à la fois: par exemple, le pack performance n’améliore pas que le moteur, mais également la nitro, entre autres. Chaque pack propose trois niveaux par ligue. Ainsi, une voiture niveau débutant a déjà un niveau 1 pour chaque pack. En plus de l’amener au niveau 3, une fois que l’on peut accéder à la ligue de niveau suivant, on pourra la pousser plus loin en lui appliquant un pack de la ligue suivante, pour la rendre encore plus performante.
Si l’on améliore réellement notre véhicule ainsi, on regrette toutefois la manière de faire. Pas la façon de les acquérir, qui se fait, en plus de payer la somme demandée, par un challenge comme gagner une course en un temps limité ou encore finir dans les temps sans se prendre le moindre mur. Cet aspect là est plutôt intéressant. Mais dès que l’on choisit son pack, on se retrouve, pour chacun des éléments du pack, à choisir une marque sans que cela n’ait aucun sens. Exemple: on améliore les performances, alors on commence par choisir la marque pour la première pièce, la marque pour la seconde, et ainsi de suite. Et à chaque fois, on ne manque pas de choix, mais cela n’a de sens que pour ceux qui s’y connaissent vraiment, et encore.Cette méthodeapparait finalement plus comme un moyen détourné de présenter ses sponsors plutôt qu’autre chose puisque le choix de telle ou telle marque n’apporte rien au véhicule.
Une fois prêt, on se lance alors dans la course.On enchaineLe jeu est organisé sous forme de ligues de niveaux différents. Une fois que l’on a fait ses preuves dans la ligue où l’on dispute nos courses, on nous donne accès à la suivante. Chaque ligue est constituée d’objectifs à remplir. En réalité, notre but se résume à remplir ces objectifs, comme par exemple finir au moins troisième, ou battre un personnage en particulier, ou encore atteindre une certaine vitesse durant la course. Plusieurs courses sont proposées pour remplir ces objectifs, et l’on pourra même en remplir plusieurs dans chacune d’entre elles.Mais Juiced 2 ne se contente pas de proposer des courses, car on vous demandera également de faire vos preuves sur des parcours de drift. Ainsi, il faudra déraper un maximum en évitant les barrières, afin d’accumuler le maximum de points.
Ces courses ont parfois des challenges différents, en plus des objectifs à remplir. Par exemple, certaines courses sont du type élimination, ce qui signifie que le dernier de chaque tour se retrouve éliminé. Parfois, il faudra battre une voiture très puissante et rapide, et pour cela on nous permet de partir quelques secondes avant elle, le but étant alors de maintenir au maximum son avance. Certains drifts quant à eux demandent d’atteindre seul un certain score, où de le faire contre les autres, dans ce cas c’est le meilleur qui l’emporte. Parfois la course et le drift s’entremêlent, ce qui est assez particulier puisque le jeu est totalement différent dans les deux cas. Lorsque l’on est en joute contre nos concurrents, notre véhicule dispose d’une jouabilité arcade assez classique, où l’on sent tout de même le poids du véhicule et son accélération. Mais dès qu’on passe en mode drift, la jouabilité change radicalement, toujours avec le même véhicule. Là on a affaire à une savonnette qui tente d’accélérer tant bien que mal. Ce qui est plus surprenant, c’est que la jouabilité en drift est plus appréciable puisque nettement moins monotone. En fait, ce sentiment est assez présent dans l’ensemble du jeu. Les courses se suivent et se ressemblent un peu, manquent d’ouverture, et les virages se négocient trop facilement. On arrive à avoir quelques sensations de vitesse, mais rien de transcendant :le tout resteassez plat. Et les autres sur la piste n’aident pas vraiment à rendre le tout plus passionnant. Leur conduite semble s’adapter à la notre, puisqu’on peut les prendre de vitesse complètement pour les voir réussir à revenir sans soucis. Mais en réalité ils ne nous poseront pas de réels problèmes. Et pour ce qui est du drift, les scores demandés ne sont vraiment pas difficiles à atteindre. Ce qui pose problème c’est que l’on dispose de suffisamment d’argent pour faire de notre bolide une bête de course. Non seulement on en gagne assez par course remportée, mais en plus on peut placer un pari sur la tête d’un des joueurs. On lui dit que l’on va le battre, et lui peut faire augmenter le pot. Et comme les courses sont assez faciles, nous voilà riche.
L’autre aspect du jeu qui manque de conviction, c’est le système de DNA, qui est censé décrypter le comportement de chaque joueur. Ce que l’on remarque d’abord, c’est que ce système ne semble pas au point. D’une part, le comportement des autres n’a pas l’air de se démarquer énormément, et de plus, ce que l’on fait n’a pas non plus l’air d’être bien compris. Au final, c’est un concept intéressant mais qui demande à être revu. Surtout que dans la version Playstation 2, cet outil ne servirait pas vraiment à grand-chose, même s’il avait été plus convaincant.Presque seulOutre le mode carrière, on peut également faire des courses en mode multijoueurs. Malheureusement, la Playstation 2 ne profite pas du mode online disponible sur les consoles nouvelle génération. Ainsi, on fait rapidement le tour du jeu et l’aspect trop classique de ses courses ne donne pas plus de chance aux joutes avec des collègues.
Reste à Juiced 2 son aspect technique qui finalement ne brille pas non plus par son excellence. L’ensemble est très classique, la modélisation des véhicules est correcte mais pas transcendante, et les différents parcours n’impressionnent pas non plus. Les textures sont correctes mais ont tendancee à se répéter. Et malgré tout, le jeu arrive à saccader à certaines occasions, comme lorsque les 6 véhicules en course se retrouvent à déraper dans un virage. Si l’on oublie ces passages, le reste est fluide. L’aspect sonore aussi fait dans la moyenne, avec des pistes sonores adaptés mais pas exceptionnelles, et des sons tout juste corrects.
Au final, on reprochera à Juiced 2 de manquer de conviction dans chacun des éléments qui le constituent. Sans parler de l’absence d’un mode multijoueur en ligne qui aurait pu apporter plus de fun à ce jeu.
• De bonnes idées
• Les objectifs
• Le jeu manque de panache
• Absence de mode en ligne
Verdict
La deuxième édition de Juiced sur Playstation 2, et certainement la dernière, ne sera pas celle de la renaissance. Le jeu est finalement assez basique dans son contenu et manque cruellement de panache. Pour les acharnés du tuning non satisfaits par Need for Speed.

Graphismes
6 / 10Rien d'exceptionnel, tout est basique et certaines situations mettent le moteur à mal.
Jouabilité
6 / 10Le pilotage des différents véhicules ne procure pas les sensations attendues. Un mode drift qui bénéficie d'une maniabilité adaptée mais qui rend la réalisation de dérapages bien trop simple.
Son
5 / 10L'ensemble est dans l'esprit du jeu : sans excès, juste ce qu'il faut.
Durée de vie
6 / 10Le contenu ne permet pas de passer un temps fou, bien que le mode solo soit complet. L'absence de jeu en ligne est à noter.
Fun
5 / 10Un manque de panache qui se ressent et empêche Juiced 2 de faire la différence.