
International League Soccer
publié le 9 avril 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Eon Digital Entertainment
- Distributeur :Codemasters
- Thème :Football
- Genre :Sport
- 14/06/2001
- 2001
- inconnue
Il aura fallu sept mois à Greatest Striker pour franchir nos frontières. Entre temps, son nom d'origine a été abandonné au profit d'un titre plus vendeur, et il a heureusement subi quelques modifications très bienvenues, mais est-ce suffisant ?
C'est donc sous le nom de International League Soccer que la simulation de Taito est arrivée sous nos latitudes. La jeune société Eon Digital s'est occupé de la (légère) localisation du jeu qui se résume à la traduction des menus et des commentaires. Conscient des quelques carences qu'accusait la version originale dans certains domaines du gameplay, Eon a ajouté quelques petites innovations. A commencer par la possibilité de jouer à quatre dans tous les modes : Amical, Coupe, Championnat… Malheureusement le jeu ne bénéficie d'aucune licence officielle, et on doit donc supporter des pseudonymes fantaisistes pour les trente six équipes internationales. Les courageux pourront remettre un peu d'ordre dans tout ça en allant dans les options afin de remplacer les Barthaz et autre Lizarizu par les vrais noms. Vive le Football champagne ! Bien que International League Soccer possède un nom très " simulation ", le gameplay est tout autre. Les phases de jeu mettent l'accent sur le spectaculaire, avec des passements de jambes dignes de notre Zizou national, des tirs surpuissants et des retournés à profusion. Pour preuve, il est aussi facile d'inscrire un ciseau qu'une tête ! Dommage qu'il ne soit pas possible d'enregistrer ses plus beaux buts. On doit juste se contenter d'un simple replay, et de ralentis pour les actions dangereuses mais infructueuses, très frustrant ! Beau de loin mais loin d'être beau Les graphismes mis au point par Taito ont été conservés pour le meilleur et pour le pire. Et le pire il y en a énormément ! Avec tout d'abord la modélisation des sportifs dont l'aspect est très sommaire, ils présentent trop peu de polygones. Certes de loin ce défaut ne se fait pas ressentir, mais de près c'est beaucoup plus préjudiciable. Le style futuriste des stades est en revanche plus sympathique, ces arènes de foot sont surplombées par de gigantesques bâtiments très designs. Mais encore une fois, lors des plans rapprochés, on remarque que le public ou certains éléments sont beaucoup trop simplistes. Le pire dans tout ça n'est pas ce manque de finition qui peut vite s'oublier, non ce sont les scintillements très prononcés qui altèrent l'image en permanence. Ils ont pensé à nos pauvres petits yeux ?
Mais rendons à César ce qu'il lui appartient car à l'opposé de ces points négatifs, le jeu profite d'une gestion de lumière vraiment bluffante. Au cours des matchs, les conditions climatiques peuvent varier, le soleil suit son itinéraire quotidien ce qui a pour incidence de modifier les ombres des stades en temps réel, les ombres s'allongent progressivement, la couleur ambiante évolue, les projecteurs s'illuminent si besoin… Chapeau m'sieur Taito ! Quoi ? Ca c'est de la motion capture ? Si le communiqué de presse dit vrai, c'est qu'il est vraiment mauvais leur studio de motion capture, car les mouvements des joueurs sont tout sauf réalistes. Leurs gestes sont totalement saccadés et participent à la mauvaise lecture du jeu. En plus leurs courses nous donnent l'impression qu'ils glissent sur la pelouse. En plus c'est injouable… Pourtant on ne peut pas dire qu'EON n'ait pas fait d'efforts. Ils ont abandonné le système de commande à reconnaissance vocale sur lequel reposait Greatest Striker (version japonaise). Le joueur devait donner des ordres aux footballeurs via un micro ! Mais cette disparition est plutôt la bienvenue car le système accusait de graves dysfonctionnements qui gâchaient complètement la maniabilité. Malgré cette initiative, la nouvelle maniabilité " classique " n'est pas plus extraordinaire. En fait l'approximation de celle-ci incombe à la lenteur des mouvements. Pour couronner le tout, les caméras sont assez mal gérées et ne permettent guère de profiter d'une bonne vision de l'action. Dans ces conditions, comment construire de beaux mouvements collectifs bien jouissifs comme nous avons l'habitude de voir dans Winning Eleven 5 ? Des commentaires extraordinaires ! Non en fait je rigole, faut pas trop rêver non plus, la bande sonore est sans surprise à l'image du reste du jeu… Le duo de commentateurs tourne au rythme infernal d'une phrase à la minute (oui je sais j'exagère un peu). Et à chaque fois que de leur œil averti ils décrivent vos actions, c'est pour se planter en beauté. C'est qu'ils seraient presque rigolos ces deux là si on n'avait pas acheté le jeu près de 400 francs. Quant aux supporters qui composent le public, ils feraient mieux de se remettre en question et d'aller faire un stage dans les stades italiens, ils en ont bien besoin…
Verdict
International League Soccer déçoit par de nombreux points : animation, maniabilité, scintillements… Le gameplay proposé est vraiment trop approximatif pour procurer du plaisir. Il est très loin de la concurrence, à le voir on a peine à croire qu'un certain Winning Eleven 5 tourne sur la même plate-forme. International League Soccer prouve que Taito est largement plus doué pour développer des jeux de train ou de réflexion que des simulations de sport. A bon entendeur.

A partir de 3.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie