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Test de jeu / PS2 / I-Ninja

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A l’heure où « jeu de plates-formes » rime de plus en plus avec « métissage des genres », Namco lance son va-tout, épaulé par un I-Ninja qui pourrait bien faire son effet. Fraîche et détonante, la dernière création des studios Argonaut - à qui l’on doit, entre autres, les facéties de Croc – présente en effet un étonnant profil ; lequel ne saurait d’ailleurs faire autrement que lui valoir quelques éloges, lors d’une sortie française arrêtée au 11 février. Cela dit, trêve de bavardages, place aux explications, notre éminent comparse semblant fin prêt à en découdre. Une aventure épique…Un excès d’enthousiasme ? Possible, mais après tout, rien d’étonnant à cela ; le bien nommé Ninja n’ayant pas, disons le sans détour, daigné suivre rigoureusement la voie de ses illustres pairs. Préférant courir ventre à terre plutôt qu’agir dans l’ombre, le bougre se révèle donc d’emblée être de nature effrontée ; trait de caractère allant lui valoir de connaître, malgré lui, nombre de fortunes tristement diverses. Sceptiques ? Jetez alors un œil à la scène d’ouverture. Inattendu n’est-ce pas ? Peu banal en effet de voir une graine d’hokage pourfendre, par mégarde, son respectable « sensei » ; le tout, tenez-vous bien, en pleine mission de routine. Que voulez-vous, notre héros ne semble décemment pas enclin à rentrer dans le rang, il s’en retrouve donc quitte pour une folle aventure. En d’autres termes, ledit justicier va devoir, guidé par son courage, oeuvrer pour la recherche des célèbres pierres de rage ; mystérieux artefacts aux pouvoirs maléfiques. En clair, autant le dire d’emblée, sa tâche s’annonce ardue, mais entre nous, tant mieux pour l’âme joueuse. Riche de cinq mondes refermant, en leur sein, une trentaine de niveaux, l’intrigue de ce soft promet, à plus d’un titre, de surprendre l’adepte, bien aidée dans sa tâche par une approche très « fun » du genre « action / plates-formes ». Mesdames et messieurs, affûtez katanas, rassemblez shurikens, le vil Master O-Dor pourrait bien vaciller.… Pour un héros peu ordinaireAussitôt après avoir assimilé quelques précieux conseils de son défunt mentor, c’est d’un pas décidé que l’arrogant s’avance, semblant déterminé à remplir sa mission. Aussi, ses premières secondes de jeu sont-elles, contre toute attente, l’occasion d’observer un travail de « design » pour le moins surprenant, tant en terme de recherche que d’ambiance générale. Et pour cause, tandis que brillent ordinairement de beaux et valeureux guerriers, l’égérie du studio anglais exhibe quant à elle un étonnant physique. Dépeinte à la manière du « Super Deformed », cette dernière surprendra tout d’abord de par sa petitesse, pour ensuite détonner grâce à son caractère ; surprenante alchimie de laquelle découle en fin de compte un gnome ventripotent à la langue bien pendue. Plus que jamais celui-ci cherche là à se faire une place, imposer son image, sans pour autant répondre au sirènes du plagiat. Autrement dit, qu’on apprécie ou non, il faudra faire avec. Pour le meilleur… et peut-être même le pire…

Evidemment, ce charme inattendu transparaît par ailleurs d’un point de vue graphique, aguichant sans cesse la rétine, fort de ces atours colorés. Faussement sombre, l’intrigue s’en trouve foncièrement égayée, à tel point que l’on pourrait même voir en ce produit une création mielleuse destinée aux bambins. C’était sans compter sur le climat de l’ensemble qui, non content d’apparaître comme des plus décontracté, se permet d’insuffler des finesses parodiques. Ne soyez donc pas étonnés si, au détour d’un chemin, une armée de robots guerriers daignait titiller vos rétines. Envoûtante bien que simpliste, la trame scénaristique promet de divertir.Techniquement, c’est la déception Plutôt du genre à privilégier la technique ? Dans ce cas vos convictions d’esthète risquent fort d’être bousculées. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes, ici même, en présence d’un projet aux allures foncièrement dépouillées. D’entrée le résultat déçoit par son aspect sommaire ; la toile de fond dépeinte ne fournissant hélas rien de plus qu’un bref aperçu des forces de l’Emotion Engine. Pire encore, loin d’exploiter pleinement ce capricieux outil, l’univers en présence n’a rien de mirifique, tremblant même sous le poids d’un trop lourd « aliasing ». De la jungle sauvage en passant par une plage et d’abruptes montagnes, tout ici n’est en fait qu’ensemble polygoné, harmonie linéaire tristement épurée. Résultat, le « gamer » exigeant aura sans doute tôt fait de cracher son venin, tandis que d’autres, plus indulgents, crieront fébrilement au génie, interprétant la chose comme un subtil clin d’œil à l’industrie « manga ». Dès lors, il appartiendra à chacun de se forger une opinion.L’art du Ninja selon Argonaut Auparavant, reste à se pencher sans plus attendre sur l’épineux problème de jouabilité ; facette qui finirait, en cas d’écueil, de rendre le constat infiniment amer. Fort heureusement il n’en est rien, et ceci s’annonce au bas mot sous des auspices bien plus clémentes. De même, en dépit d’un esprit borné dont nous faisions état plus tôt, Ninja se plie raisonnablement à la moindre exigence de nos chères Dual Shock ; si bien que vos premiers pas ne devraient, en aucune manière, être un facteur de frustration. A contrario, l’adepte sera rapidement pris sous l’aile d’un « tutorial » exhaustif ; idéal pour se glisser en douceur dans un kimono fort seyant. Blague à part, une fois faite son office, les choses sérieuses peuvent commencer, l’occasion de s’essayer à un « gameplay » plus profond qu’en apparence. Multipliant sans cesse les références ludiques, la prise en main séduira aussi bien les novices que les amateurs de « rétro-gaming » ; seule catégorie étant instinctivement à même d’en retirer la quintessence. Qu’ils s’agissent des inénarrables Sonic, Rayman et autres Marble Madness, ces légendes de pixels ne sont pas oubliées, bien au contraire ; l’équipe anglo-saxonne ayant eu la présence d’esprit d’emprunter à chacun ses mécaniques les plus célèbres. Pareillement, en qualité d’héritier, notre rejeton n’aura aucun scrupule à voler tel l’hélicoptère ou « grinder » comme une star du skate. Non vraiment, rien ne l’arrête, pas même dévaler, sur une sphère, un toboggan vertigineux.

Comment ? Pas encore rassasiés ? Fort bien. Attendez vous alors, semblable à l’amoureux transi du monde d’Armored Core, à devoir piloter un capricieux « mécha ». Enfin, taquin dans l’âme, le fourbe ira, dans sa folie, jusqu’à user d’un bazooka ainsi que de fléchettes dangereusement explosives. Peu orthodoxe, mais, finalement, de quoi se plaint t-on ? L’action surprend, les combats fusent, et c’est bien là tout l’essentiel…Une bande-son foncièrement classique Comme de coutume, notre tour d’horizon ne serait pas complet sans s’arrêter, quelques instants, sur un aspect n’étant que trop rarement au centre de toutes les attentions ; à savoir, l’ambiance sonore à proprement parler. Que dire à ce propos, si ce n’est que, dans son ensemble, la bande-son demeure prévisible ; ressassant, au rythme des joutes, une foule de bruitages des plus convenue. Partant de là, rien d’alarmant, bien qu’un travail de fond eut été appréciable.

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test écrit par

  • 6 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

Techniquement incapable de rivaliser avec les « hits » que sont Jak 2 et le second Ratchet and Clank, I Ninja répond par un « gameplay » copieux ; savoureux cocktail garantissant, à quiconque daignera y goûter, de vivre d’agréables moments, modèles de variété et de plaisir ludique. Néanmoins, faudra-t-il encore passer outre une faiblesse visuelle beaucoup trop évidente ; état de fait qui, en définitive, pourrait pousser nombre d’accrocs à ne pas tenter l’expérience. Curieux ? Toute porte alors à croire que vous verrez, en ce quidam dodu, l’attraction idéale de ce début d’année...

- / 10

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