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Test de jeu / PS2 / Gumball 3000

Gumball 3000

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Avec le succès des 2 épisodes de Burnout sur PS2, il ne faut pas s’étonner que d’autres jeux exploitent le filon. Gumball 3000 est de ceux-là. Aussi étonnant que cela paraisse, Gumball 3000 est une vraie licence…

C’est une vraie course sur route ouverte fréquentée par les vedettes fans de vitesse. Qui en effet ne rêve pas de discuter avec Jason Priestley (mais si, rappelez-vous le Brandon de Beverly Hills) du nombre de p.v. récoltés dans la journée tout en matant du coin de l’œil une playmate en grande discussion avec un champion de kickboxing ? Ah, vous non plus ? :o) En tout cas, nos stars préférées prouvent qu’en plus d’être belles et riches, elles savent se divertir de manière intelligente. Par une curieuse ironie du sort, le jeu n’a aucune de ces 3 qualités.. Beau ? non L’interface est bien flashy, toute en orange et bleu. Ce qui frappe au démarrage de votre 1ere course, c’est à quel point c’est moche. La modélisation des véhicules est sommaire, les textures sont souvent très pauvres, et ça aliase à s’en faire pleurer les yeux. La profondeur de vue est correcte, mais étant donné la qualité d’image, au loin ça ne ressemble à rien. Les bruitages en général, et les bruits de moteur en particulier, sont risibles. Les musiques se laissent écouter sans plus. On a l’impression d’être face à un jeu fait par des développeurs qui se sont ingéniés à fournir uniquement le minimum syndical. Riche ? Ben… Non plus… Au départ, seul le mode de jeu « Esprit du Gumball » vous sera accessible. Vous aurez alors le choix entre « Course Unique », « Gumball 3000 » et la « Galerie du Gumball ». « Gumball 3000 » est une sorte de championnat. Vous choisissez d’abord une catégorie de véhicule. Ca va du poids lourd style Hummer jusqu’aux bolides de grande marque. Ensuite, vous serez partis pour traverser 7 pays à fond les manettes (Angleterre, Espagne, France, Monaco, Italie, Suisse et Allemagne). La course est divisée en 5 journées (3 pour l’aller et 2 pour le retour) qui vous seront chacune introduite par une video des joyeux gumballers, avec donc plusieurs étapes par jour. Entre les stages, vous aurez droit à un niveau bonus, genre parcours d’obstacle en temps limité, pour débloquer de nouveaux véhicules. Vous n’aurez droit qu ‘à 3 essais avant de passer à l’étape suivante. Dans chaque étape, vous courrez contre les 2 adversaires qui vous précédent au classement, sachant qu’il y a 21 concurrents, le tout sur une route ouverte à la circulation.

Votre but sera d’arriver au bout de l’étape dans le temps imparti, en ayant évidemment aussi passé les check points intermédiaires en temps limité. Chaque étape terminée vous débloque l’étape suivante. Si vous avez le pied un peu lourd sur l’accélérateur, vous vous ferez flasher et la police se lancera à votre poursuite. Si elle vous rattrape, vous perdrez de précieuses secondes. Vous aurez aussi pour chaque étape 4 objectifs secondaires à remplir qui peuvent se répartir dans les catégories suivantes : éviter la police, au contraire détruire une voiture de police, vous faire flasher un minimum de fois, faire un saut d’une longueur minimum, atteindre une vitesse minimum, vous faire flasher à une vitesse minimum, récupérer un turbo, finir l’étape ou carrément arriver premier.

Chaque objectif rempli vous créditera d’un ou plusieurs points qui vous serviront à débloquer des véhicules et les 2 modes de jeu inaccessibles au départ. Le nombre de pistes est à la limite ultime du foutage de gueule : 1 par pays, point final. Les étapes « aller » et les étapes « retour » sont les mêmes, sauf qu’elles sont parcourues en sens inverse… Le mode « course unique » vous permettra de jouer sur toutes les pistes débloquées, et de refaire les courses d’obstacles pour gagner les véhicules bonus. Autant dire que ça limite sérieusement l’intérêt du « Gumball 3000 ». Pour vous remettre vous pourrez aller admirer la « Galerie ». « Admirer » est bien le mot qui convient, puisque ici chaque objectif rempli est matérialisé par un petite carte montrant une charmante demoiselle (habituellement blonde, à forte poitrine et habillée d’un vêtement sûrement taillé dans un timbre-poste). Le mode « équipe Gumball », déblocable avec 32 points, vous place de l’autre côté de la barrière : vous êtes un flic et vous devrez arrêter un des 3 gumballers de la course en lui ruinant sa caisse. Court et facile. Quant au mode « roi du gumball », déblocable avec 73 points, j’avoue ne pas avoir eu le courage d’aller jusque là… Le mode « essai » vous permettra de tester vos temps, et le jeu multijoueurs de vous tirer la bourre à 2. Les options sont réduites au strict minimum : configuration des manettes et du volume… Intelligent… Ah ah ah ! mmm... Pardon. Comme dit précédemment, vous avez le choix entre plusieurs types de voiture, plus ou moins lourdes et plus ou moins rapides, avec 3 voitures par catégorie. Dans une même catégorie, changer de voiture relève exclusivement du choix esthétique, et entre les catégories la différence n’est pas flagrante dans le gameplay, excepté pour ce qui est de la vitesse de pointe. Le tout est ultra arcade. Une jauge vous indique la dégradation de la voiture lors des chocs, et il faudrait faire attention à ce qu’elle ne se remplisse pas entièrement, sans quoi votre course s’achèvera prématurément. Ces dégâts ne sont par contre pas visibles sur la carrosserie : la voiture se met juste à fumer au bout d’une moment, et à brûler passé un autre seuil. Ils n’ont de plus aucun effet sur la conduite ou les performances. La pluie ou la neige n’ont qu’un effet très limité sur la conduite. La seule chose qui viendra rompre la monotonie du gameplay, c’est qu’à chaque étape il y a un endroit ou vous pourrez récupérer un turbo, que vous pourrez utiliser une fois en appuyant sur L1.

Mis à part les quelques secondes où vous profiterez du turbo, ne comptez pas sur trop de sensations : même à 200 km/h, on a la fâcheuse impression de se traîner. Et en plus le jeu est buggé. Lorsqu’un choc vous renversera, la voiture se remettra toute seule sur ses roues. Du moins en théorie. En pratique, ça n’arrivera que si vous êtes sur un bout de terrain bien plat, c’est-à-dire qu’en fait votre voiture restera sur le toit les ¾ du temps. Et dans ce cas, aucune option dans le menu de pause pour vous remettre sur la route. Vous pouvez seulement quitter le jeu, ou attendre que le chrono s’écoule.

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test écrit par Lak


  • 3 / 10

    Graphismes

  • 4 / 10

    Jouabilité

  • 4 / 10

    Son

  • 3 / 10

    Durée de vie

3 / 10

Verdict

Une réalisation médiocre au regard du reste de la production sur PS2, un gameplay très basique et monotone, un nombre de circuit ridicule, des sensations absentes, des modes de jeux à l’intérêt discutable parce que redondants, trop courts ou trop faciles. Ce serait peu de dire que ce jeu m’a fortement déplu. L’expression qui vient en premier à l’esprit quand je pense à Gumball 3000 c’est : « réduit au strict minimum ». Un conseil ? Achetez autre chose…

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