Test de GoldenEye : Au service du Mal sur PS2

GoldenEye : Au service du Mal

GoldenEye : Au service du Mal

Les nombreux films de la série James Bond laissent toujours apercevoir un univers manichéen avec les bons d'un côté et les méchants de l'autre ... Golden Eye : Au Service du Mal vous propose non seulement de passer du côté obscur de la Force en incarnant, une fois n'est pas coutume, un mercenaire ennemi au MI6, mais vous propose aussi de vous immiscer dans les relations tumultueuses qu'entretiennent Auric Goldfinger et le Dr.No ! Eh oui les ennemis de James Bond se tirent même la bourre entre eux ! Votre mission si vous l'acceptez ... Golden Eye : au Service du Mal vous propulse dans la peau d'un agent du MI6, envoyé en mission aux côtés du mythique James Bond afin de contrecarrer les plans de Auric Goldfinger qui s'en prend cette fois-ci à la fameuse Réserve Fédérale d'or américaine Fort Knox ! Malheureusement le parachutage ne se passe pas sans encombres, l'hélicoptère se fait descendre en plein vol et emporte 007 dans sa chute ... Vous parvenez tout de même à atteindre la salle des coffres, mais Auric avait déjà prévu le coup et la bombe explose sans que vous puissez y faire quoique ce soit ! Si vous arrivez à vous tirer in extremis de ce guêpier, James bond est toujours porté disparu, et le retour au QG du MI6 est loin de se faire sous les vivats puisque vous êtes officiellement tenu pour responsable de la disparition de 007 ... Radié du MI6, meurtri par l'explosion qui vous aura coûté un oeil, vous retrouvez dans vos papiers un mot de Auric Goldfinger qui vous demande de rejoindre son Organisation ... Vous voilà désormais de l'autre côté de la barrière , au service du Mal !

Ce nouveau jeu inspiré de l'univers mythique de 007 dispose d'un postulat de base intéressant qui permet de rentrer dans l'intimité des ennemis récurrents de la série. Electronic Arts a tenté de rester fidèle à la série, c'est plus ou moins le cas dans l'esprit puisqu'on retrouve des personnages bien connus tels que Auric Goldfinger, Oddjob, Pussy Galore et biensur le Dr.No. Je dis "dans l'esprit" parce qu'on ne rencontre que très peu ces personnages dans le jeu en lui même, ils ne servent qu'à égayer un peu les cinématiques (au doublage plutôt correct) entre chaque niveau ...

Et pour rentrer dans le vif du sujet, c'est un des principaux défauts du titre ... Les niveaux paraissent intéressants de prime abord : les toits de Hong Kong, Fort Knox, l'île de Crab Key, le labo sous-marin Octopus ou encore un barrage hydraulique; il y a là de quoi rendre la progression attrayante ! Pourtant on s'aperçoit vite que les niveaux sont vides et redondants, les décors sont réduits à leur plus simple expression et leurs différents éléments sont répétés à outrance tout au long du niveau ...

Si ce défaut est récurrent dans de nombreux FPS, du moins pour le manque de variété dans le level-design, intéressons-nous au gameplay et aux capacités techniques de ce nouveau Golden Eye pour voir ce qu'il nous réserve plus en détails. Le fond et la forme Inutile de tourner autour du pot, le principal (je serais même tenter de dire unique...) atout de ce Golden Eye est son gameplay assez bien pensé !
La possibilité d'utiliser deux armes en même temps permet une multitude de combinaisons, on change d'arme sans arrêt ! Pistolets, grenades, uzis, fusil à pompe, fusil d'assaut, armes chimiques, fusil EM qui traverse certaines surfaces et même le fameux pistolet d'or sont de la partie ! Il est regrettable cependant, compte tenu du nombre important d'armes différentes, qu'on ne trouve que trois ou quatre modèles en permanence, les autres étant réservées à des usages bien spécifiques en fonction des situations ... Il en résulte néanmoins un gameplay nerveux et rythmé : le fun est au rendez-vous une fois les combinaisons d'armes les plus efficaces assimilées, d'autant plus qu'un certain nombre de pouvoirs psychiques viennent se greffer aux possibilités de votre mercenaire.

Greffer est le mot juste puisque l'ex agent secret a perdu un oeil suite à l'explosion dans la chambre forte de Fort Knox. Les savants d'Auric Goldfinger lui ont greffé un oeil magnétique afin qu'il puisse disposer de pouvoirs forts utiles pour mener à bien les missions qui lui seront assignées.
Ces pouvoirs sont au nombre de 4 : l’œil magnétique qui permet une fois activé de pouvoir discerner les ennemis au travers des objets et des murs (idéal pour élaborer une stratégie jute avant de rentrer dans une pièce un peu chargée en gardes), le piratage qui permet d'actionner des mécanismes à distance et d'enrayer le mécanisme des armes ennemies, le bouclier EM qui enclenche une aura absorbant les dégâts par balle, ainsi que le champ magnétique qui donne le pouvoir de faire voler les ennemis dans les airs à la manière d'un Jedi !

La bande-son adéquate et rythmée agrémente parfaitement les combats, et le gameplay permettant d'alterner rapidement les combinaisons d'armes et les pouvoirs magnétiques n'en devient que plus fluide. Golden Eye aurait pu éviter le pire si la forme n'avait pas été survolée ...

Nous l'avons vu l'enveloppe graphique est des plus sommaires. Là où le bât blesse, c'est qu'un moteur physique incroyable avait été annoncé et qu'on se retrouve finalement avec un environnement où seules les vitres sont destructibles ... Dans un James Bond, la seule fantaisie réside habituellement dans une panoplie de gadgets farfelus, dans ce jeu on se croirait coincé dans un VR Training (Metal Gear quand tu nous tiens ...) où tout est en plastique, armes et balles comprises, où le joueur aussi raide qu'une queue de pelle passe de la position accroupie à debout sans une once d'humanité (je ne vous parle pas des échelles...) , où les ennemis disparaissent avant même de tomber face contre terre, où les giclées de sang sont remplacées par des flashs bleus, et pire encore où le joueur ne dispose de quasiment aucune interactivité avec le décor ! A cela on rajoute des pouvoirs magnétiques, certes intéressants à jouer, mais totalement contraire à l'esprit et on se retrouve avec un jeu dont le réalisme est le dernier de ses soucis ...

Que dire de l'E.V.I.L. A.I., le système d'intelligence artificielle soit disant le plus élaboré au monde ... ? Il est à double-tranchant : à la fois bien foutu parce que les ennemis se mettent souvent à couvert et tournent autour des obstacles pour vous piéger ou vous prendre à revers, mais paradoxalement incroyablement réduit puisque les ennemis aussi nombreux soient-ils sont incapables de mener une attaque ensemble ! Certains n'hésiteront pas à se jeter sur vous tête baissée, la fleur au fusil malgré votre lance-roquette pointé droit sur eux, tandis que d'autres regarderont leurs collègues snipés deux secondes auparavant d'un air incrédule pour se remettre à leur poste sans trop se poser de question ... Aussi déconcertant que décevant, la palme est décernée aux gardes qui se prennent en otage mutuellement ?!
"- J'hésite... je tire sur l'ennemi ou sur ... l'ennemi ?"

Vous l'aurez compris, le gameplay aussi plaisant soit-il ne peut définitivement pas sauver ce qu'il reste du naufrage. Un intérêt plus que limité. Golden Eye au Service du Mal se décompose en 8 niveaux, découpés en sous-niveaux (2 ou 3 suivants leur longueur). Il ne vous faudra malheureusement qu'une ridicule demi-douzaine d'heures pour venir à bout du scénario la première fois malgré une difficulté très bien dosée ...

Boucler un jeu à 60€ en une après-midi laisse inévitablement un goût amer, d'autant plus qu'une fois fini celui-ci ne réserve quasiment aucune surprise. La brève galerie d'images à débloquer constitue le seul réel intérêt de refaire le jeu, puisqu'il vous faudra acquérir un certain nombre de points décernés à la fin des missions en fonction du niveau de difficulté, de votre santé restante, de votre précision arme au poing et de vos "actions cruauté". Ces dernières dépendent de certaines manières employées pour tuer un ennemi soit en tirant sur un baril explosif, en le faisant passer par dessus une rambarde, en visant dans la tête ou encore à l'aide de vos grenades !

Il ne vous restera donc que deux alternatives pour rentabiliser le jeu : jouer en mode "difficile", ce qui présente un challenge sympathique sans être totalement insurmontable, ou alors ne pas trop vous épancher en critiques sur le jeu pour convaincre un ami à prendre part au mode multijoueur, peu convaincant lui aussi puisque ne proposant que peu de cartes et des modes classiques (deathmatch quand tu nous tiens ...)

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test écrit par

  • 5 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 3 / 10

    Durée de vie

5 / 10

Verdict

Je ne ferai même pas l'affront de comparer ce titre à son illustre prédécesseur sorti il y a quelques années sur N64, il est évident que Golden Eye : au Service du Mal n'a pas bénéficié de tout le soin qu'il aurait mérité ! Si le jeu n'en demeure pas moins fun et rythmé grâce à un gameplay assez bien agencé, une multitude d'imperfections à tous les niveaux rappelleront au joueur que ce Golden Eye n'est ni plus, ni moins qu'un FPS sans grande originalité qui tire son intérêt d'une licence culte finalement peu exploitée puisque les rares références à la série ne servent qu'à agrémenter les courtes cinématiques de fin de niveau ... A bon entendeur !

- / 10

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