
God of War
publié le 13 mai 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Sony Computer Entertainment A ...
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Antiquité
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1
- 23/06/2005
- 03/2005
- inconnue
Elu meilleure surprise de l’E3 2004 God of War est un titre d’action / aventure développé par SCEA et mettant en scène Kratos. Doté d’une réalisation tout simplement somptueuse et d’un gameplay jouissif, le titre fait l’unanimité auprès de la presse spécialisée. Pourtant après cet évènement c’est le silence total, quasiment aucune communication autour du titre, une stratégie marketing basée sur le mystère le plus complet plutôt osée mais bénéfique puisqu’à la fin du mois mars surgit une déferlante de notes ahurissantes et de phrases chocs acclamant déjà le titre de l’année 2005. Cet engouement est-il justifié ? Qu’a t-il de plus que les autres ? Ce test, basé sur la version américaine, tentera de vous donner un bon aperçu de ce qui vous attend.Un background divin La Grèce antique, voilà un cadre peu usité dans les jeux vidéo pourtant c’est une période riche de l’histoire de l’homme : art, culture, philosophie, point de départ de nombreuses oeuvres et surtout une religion mettant en scène des dieux charismatiques avec des histoires enchanteresses. Un vrai potentiel créatif que les studios Santa Monica ont su exploiter au mieux. Connue pour être à l’origine de la série des Twisted Metal, l’équipe de développement change radicalement de registre, ils ont du donc tout retravailler et le changement de genre est plutôt réussi.
Quand les dieux ont des affaires à régler c’est sur notre bonne vieille Terre que cela se passe. Ici c’est Zeus, Athéna et Arès qui sont au cœur du scénario. Arès, dieu de la guerre, prend d’assaut la belle cité de sa chère sœur Athéna. Zeus qui ne veut pas intervenir dans ce conflit, oblige donc Athéna à agir seule. Mais comme vous le savez il est interdit de guerroyer entre dieux, cette dernière ne voit donc qu’une solution : Kratos, un guerrier redoutable qu’elle protége depuis dix ans maintenant. Un mortel face à un dieu. Délicate entreprise que ce cher Kratos va entreprendre puisqu’il a des comptes à régler avec le puissant Arès. Aussi fort soit-il, Kratos est pourtant incapable de battre Arès sans une arme de grande puissance. Cette arme se trouve être la célèbre boite de Pandore que vous devez donc dans un premier temps retrouver et vous vous doutez bien qu’une telle boite n’est pas à la portée de tout le monde. Pourtant le jeu débute avec ces paroles : « Les dieux m’ont abandonnés » et l’on voit Kratos se jeter du haut d’une falaise, étonnant n’est-il pas ? Un scénario travaillé qui se dévoile petit à petit avec de nombreux flashback qui expliquent le pourquoi de votre quête et délivrent de nombreux messages forts.
Le jeu vous propose donc d’incarner Kratos, guerrier spartiate, dans une Grèce antique de toute beauté.
Dès le premier coup d’œil, les qualités graphiques du jeu ne sont plus à prouver. Les effets de lumières sont nombreux, les décors sont vastes et on sent ce souci d’authenticité aussi bien dans l’architecture des bâtiments que dans la population environnante. Les scènes cinématiques ont deux grandes qualités : un esthétisme à faire pâlir les plus exigeants mais surtout une réalisation hors norme, il n’y a qu’à regarder les scène de flashback sur le champs de bataille pour être en admiration devant le génie créatif de l’équipe de SCEA.
Kratos possède un design et un charisme diablement efficace, Hercule a du souci à se faire. Légèrement vêtu, des marques tribales recouvrant une bonne partie de son torse et une tête à faire fuir les plus audacieux, il n’a rien du héros classique et c’est d’ailleurs peut être pour ça qu’il dégage autant de maestria .
Les démons rencontrés possèdent également tous un design très léché, en fait au fur et à mesure de votre progression vous rencontrerez les mêmes ennemis avec un niveau de puissance et de résistance accru mais aussi avec un design différent. Entre les légionnaires mort-vivants, le Minotaure, l’Hydre, les cyclopes, les harpies, les gorgones, les spectres, les sirènes, les chiens cerbères, les centaures et les satyres, on peut dire que la diversité est au rendez vous.
L’aspect graphique n’est pas l’élément le plus important dans un jeu mais il faut reconnaître que God of War surprend. Des personnages superbement modélisés, des environnements nombreux et variés, et un level design très travaillé.
La ville d’Athènes est connue pour être une cité magnifique à cette époque et il faut avouer que le jeu lui rend hommage de bien belle manière. D’autres décors comme la bataille sur la Mer Egée, la traversée du désert des Ames perdues, ou encore le passage dans le monde d’Hadès sont tout aussi charmant et apportent une variété toute bienvenue.
Le premier « niveau » vous amènera à bord d’un navire où une bataille fait rage et servira pour l’occasion de tutorial.Un gameplay digne de l’Olympe Manette en main Kratos est un guerrier que l’on manie sans aucun souci. Se déplacer, esquiver, grimper aux cordes ou à des parois, nager, plonger et surtout donner des coups, il sait tout faire.
Face à un ennemi, notre guerrier spartiate est loin d’être démuni. Son arme de prédilection : deux épées accrochées à des chaînes au bout de ses poignets qu’il manie aisément, aussi bien en horizontal qu’à la verticale et des combos simples à sortir mais diablement efficaces viennent compléter le tout. Autre épée que vous obtiendrez un peu plus tard, celle d’Artémis. Portée à deux mains, cette épée provoque d’importants dégâts mais est plus lente et vous oblige à être proche de vos assaillants. Enfin sachez qu’il existe une troisième épée, celle d’Athéna, redoutable elle aussi mais que l’on obtient quasiment à la fin.
En plus des coups à l’arme blanche, Kratos se voit attribuer par les dieux des pouvoirs magiques. Quatre pouvoirs à disposition, placés sur les quatre boutons de la croix directionnelles : la colère de Poséidon qui vous permet d’abattre la foudre sur les forces belligérantes, le regard de Méduse qui vous permettra de transformer en pierre vos adversaires afin de les détruire plus facilement, la fureur de Zeus idéal pour atteindre des ennemis à distance et enfin l’Armée d’Hadès où vous ferez appel à la terrible Armée des morts pour venir vous aider.
La progression dans la découverte de vos armes ou pouvoirs est très bien pensée. Cela vous permet de les découvrir petit à petit pour ensuite les enchaîner une fois toutes réunies.
Les enchaînements réalisés permettent non seulement d’accumuler les sphères rouges mais aussi de remplir une autre jauge appelée : « Colère des Dieux ». Une fois remplie vous pouvez la déclencher en pressant les deux boutons analogiques et vous retrouver doté d’une force incommensurable, plus rien ne vous résistera et vos ennemis ne seront plus là pour le prouver, pouvoir intéressant certes mais limité dans le temps. Cette jauge se remplira plus ou moins vite selon les combos réalisés.
Vos armes ou vos pouvoirs possèdent différents niveaux de puissance, trois en moyenne. Pour augmenter ce niveau, il faut dépenser (en grande quantité d’ailleurs) des sphères rouges. Le niveau supérieur vous donnant accès à plus de puissance ou de champ d’action bien sûr mais aussi à de nouveaux combos dévastateurs.
Les combos sont nombreux et différents selon votre arme, au sol ou en l’air notre Kratos décime ses ennemis avec une classe qui lui est propre : Balancer un ennemi dans les airs, l’accompagner et l’achever en plein saut, ou encore le désarmer et se servir de son arme pour mettre fin à ses souffrances. Des ennemis qui ont leurs propres spécificités : armés d’un bouclier que vous devrez briser pour certains gardes, lançant un rayon paralysant que vous devrez esquiver, les chiens cerbères par exemple sont de tout petit chiens qui grandiront à vue d’œil si vous ne les tuez pas rapidement, etc …
A chaque ennemi tué, chaque élément de décor cassé, ou tout simplement en ouvrant un coffre vos collecterez des sphères de différentes couleurs. De couleur verte, il vous permettront de retrouver de la vie, tandis que les bleues servent à remplir la jauge de magie, enfin les rouges servent à booster vos armes. Vous trouverez également des yeux de gorgone et des plumes de phénix qui, une fois au nombre de six, vous permettront d’agrandir, respectivement, votre barre de vie et de magie.
Outre cet aspect action frénétique, le jeu propose aussi quelques énigmes ou puzzles ; variés et pas toujours évidents, ces séquences apportent une coupure dans le gameplay non négligeable, Kratos est fort mais il doit aussi être intelligent et astucieux.
Une fois un ennemi affaibli par vos coups répétés, vous pourrez voir apparaître une des touches de commande Triangle, Rond, Croix ou Carrée sur sa tête. La bonne touche enclenchée, Kratos effectue un enchaînement de plus bel effet pour le peu que vous continuez à appuyer sur les bonnes touches afin d’en finir avec votre ennemi. Une erreur de manipulation et votre adversaire contre attaquera alors prenez garde, surtout que les enchaînements ne sont jamais les mêmes pour certains ennemis ! Lors de ces altercations, la caméra se rapproche vous permettant d’admirer le spectacle, le tout étant très dynamique. Ainsi vous décapiterez une sirène, vous pourrez passez entre les jambes d’un troll pour monter sur son dos et lui porter un coup mortel à la tête.
Outre ces ennemis coriaces, des boss sont là pour mettre un terme à votre aventure. Etonnamment les boss sont peu nombreux, trop peu nombreux même. Gigantesques, nécessitant une technique de combat particulière, ils sont avant tout à l’image du reste : impressionnant.
Dans le même genre d’idée, l’apparition des touches à l’écran pour accomplir une action est répandue : ouvrir un coffre, tirer un levier, décocher la flèche d’une énorme arbalète. Vous retrouvez en train de mitrailler vos touches simplement pour soulever une porte peut paraître ridicule mais pensez à Kratos dont les mouvements retranscriront à merveille vos actes.Ooooooooh my god !!! Un tel cadre ne pouvait que s’accompagner d’une musique sublime. Une fois de plus le travail accompli est étonnant. Des thèmes magnifiques pour mettre en avant l’intensité des combats ou la force du scénario. Des thèmes épiques en grand nombre, des voix en parfaite adéquations avec leur propriétaire vidéoludique, des bruitages (des coups d’épée et des cris de douleurs principalement) de qualité, le tout servi par la technologie Dolby Pro Logic II. La bande originale a le pouvoir de vous entraîner aussi bien dans la folie vengeresse de Kratos que dans sa peine.
La profondeur du champ de vue est elle aussi impressionnante, en extérieur où le monde continue à vivre : champ de bataille, Arès qui fait le ménage à Athènes, en intérieur avec ces long couloirs et ces espaces immenses.
Côté durée de vie, le compteur affiche plus d’une douzaine d’heures. Un standard pour ce type de jeu. A cela ajoutez plusieurs modes de difficulté : easy, normal, hard et God. Malheureusement impossible de recommencer une partie dans un mode de difficulté supérieur en gardant ses armes précédemment boostées. Le mode God n’est vraiment pas de tout repos et satisfera les plus acharnés d’entre vous. Le jeu terminé une première fois vous donne déjà accès à bon nombre de bonus : making of, trailers et d’autres documentaires très instructifs comme les niveaux supprimés, les premiers design de Kratos, des nouveaux costumes disponibles mais également une série de 10 épreuves qui sont loin d’être faciles. Par ailleurs un des bonus raconte l’enfance de Kratos et dévoile un élément intéressant, point de départ du scénario du second opus déjà annoncé par SCEA.
La sauvegarde se fait sur des points lumineux très bien dispatchés sur l’ensemble du titre. Il existe tout de même des checkpoint automatiques prévus pour éviter de tout recommencer en cas de mort prématurée. Si vous mourez plusieurs fois au même endroit, le jeu vous proposera alors de passer au niveau de difficulté inférieur.
Une des craintes de ce type de jeux est la gestion des caméras : libre ou imposée, difficile de faire l’unanimité auprès des joueurs. L’équipe de développement a choisi la deuxième solution. Ici les plans de vue sont, pour notre plus grand bonheur, une pure merveille. Mettant en évidence les éléments importants pour la résolution des énigmes ou se rapprochant lors des joutes au corps à corps, aucune ombre au tableau dans ce domaine n’est à signaler. C’est dommage pour ceux qui veulent admirer chaque recoin mais c’est la meilleure solution pour nous offrir un cachet dynamique.
Après ce déluge de superlatifs, passons aux points négatifs du jeu : les passages de plates formes purs sont certainement les plus énervants, faire l’équilibriste sur des poutres à plusieurs mètres du sol, éviter les nombreux pièges du temple de Pandore, mécanismes à activer, temps limité, tout y passe. Quelques bugs à signaler comme un évènement qui ne s’enclenche pas ou des saccades pendant les cut scènes mais rien de dramatique.
Dire que le jeu ne possède aucun temps de chargement serait faux. Il y en a, c’est une certitude mais très peu et jamais longs (pas plus de trois secondes, étonnant !). Vous les remarquerez quand vous passerez d’une zone à une autre mais ne comptez pas dessus pour souffler !
En bas à gauche de la jaquette, le petit logo 18+ n’est pas là pour décorer mais est bel et bien justifié. Cause invoquée : nudité et violence. Les scènes de nudité, pas si nombreuses que ça, se limitent aux poitrines dénudées ou voilées des femmes, un choix qui s’est imposé naturellement au regard de l’époque. Oracles et déesses sont connues pour leur beauté et il serait dommage de s’en priver. En ce qui concerne la violence elle est présente à chaque instant, que ce soit dans les scènes cinématiques où l’hémoglobine coule à flots ou dans les coups d’une rare violence portés par Kratos. Après tout, vous êtes un guerrier, les membres qui volent régulièrement ça vous connaît mais il est clair que le titre n’est pas à mettre entre les mains de nos chères petites têtes blondes.
Certes ce n’est pas le premier jeu d’action / aventure donc on pourrait aussi lui reprocher son manque d’originalité mais il faut bien reconnaître qu’il s’impose comme l’uns des meilleurs représentants de cette catégorie. Visuellement le titre dégage une atmosphère hors du commun et repousse une fois de plus les limites de la PlayStation 2, le gameplay, lui, est des plus complet entre les phases de plates-formes, les énigmes et les combats le tout formant un équilibre parfait. Alors a qui s’adresse ce jeu ? Ceux qui recherchent une aventure unique à la réalisation somptueuse seront servis, ceux qui cherchent un jeu original peuvent passer leur chemin mise à part le cadre choisi, le titre de SCEA reste un titre d’action / aventure.
Verdict
God of War mérite ce titre de meilleure surprise de l’année c’est une certitude. Par ses qualités graphiques indéniables et ses phases de combats jouissives, le titre s’impose en maître du genre et nargue la concurrence. Alors mettre la note maximale serait une évidence, mais on peut mettre à défaut sa durée de vie ou son manque d’originalité. Le prochain opus doit faire mieux, un challenge aussi ardu que le fait d’attendre la version européenne le 23 juin prochain.
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- 15/10/06 God of War en YUV... - 12 messages

A partir de 19.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie