
God Hand
publié le 16 février 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Clover Studio
- Distributeur :Capcom
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 16/02/2007
- 2007
- 14/09/2006
Et si le divin nous donnait la force de mettre des tartes avec la classe internationale ? Mélangeant un gameplay old-school, de la dérision, et des ampoules aux doigts, GodHand répond à l’appel des joueurs en mal de sensations.
Le studio Clover nous a conquis à moult reprise par ses productions originales et souvent réussies. C’est ainsi que God Hand pointe le bout de son nez, tentant de réconcilier les joueurs qui trouvent que les temps ont changé.La main de DieuAttention, il faut préciser avant toute chose qu’il ne s’agit pas la de football, et encore moins de Maradona. Ici, c’est vous qui possédez la main de Dieu, et plus que pousser des ballons au fond des filets lors de grandes rencontres, ce pouvoir vous apporte touts la puissance nécessaire pour corriger tous ceux qui méritent correction. Et dans God Hand, ce n’est pas les vilains qui manquent.




D’entrée de jeu, on sait à quoi s’attendre. Car dès qu’on lance la première partie, on se retrouve directement largué dans une zone où des personnes étrangement vilaines semblent vous attendre. Aucune indication sur ce qui se passe, aucun sens à la castagne, mais comme les étranges personnages semblent également vous en vouloir, on se met à presser toutes les touches, histoire de voir ce qui se passe. Et on se rend vite compte de nos capacités. On frappe fort, on frappe vite, et avec classe. Mais avant de détailler le gameplay, quelques précisions sur le background. En réalité, cela va être difficile puisqu’il n’y a en fait pas de réel but, à part la nécessité de taper du méchant. C’est l’unique but. Et tout ce que le jeu vous demandera, c’est de le faire le mieux possible.La classeL’ensemble du jeu est basé sur un gameplay assez basique, celui du beat’em all pur et dur. Tellement old-school qu’il semble façonné pour les anciens qui n’avait à l’époque pas peur du challenge dans des jeux où l’on ne pouvait sauvegarder. Ici ca sera possible assez souvent, mais ce n’est pas plus facile pour autant. En réalité, le principe est simple: on se balade, des méchants nous tombent dessus, et on enchaîne des coups pour les mettre KO. Pour agrémenter ces embrassades, quelques éléments de décors sont utilisables, tels que des tonneaux ou des caisses, qui feront plus ou moins de dégâts lorsqu’on les envois sur nos adversaires. Il y a parfois des armes disponibles, dans le genre marteau ou morceau de bois, qui ne devront pas être négligés puisque très efficaces.
Mais ce ne sont pas là les atouts du jeu, qui mise sur tout autre chose: des coups configurables, des coups spéciaux très spéciaux, et des finish de grande classe. Pour commencer, vous aurez une base de coups disponibles assez sympathique mais dont on a vite fait le tour. Mais pas de crainte, votre quête vous permettra d’acquérir de nouveaux mouvements, non seulement dans le jeu en ramassant des items, mais également via un magasin, en les achetant avec la monnaie acquise durant les combats. Un menu permet d’assigner différents coups à chaque bouton et combinaison, ainsi que de configurer chaque mouvement de votre unique combo. On a ainsi moins l’impression de toujours faire la même chose. Pour accélérer l’enchaînement des coups et leurs forces, une barre d’énergie se remplit au fil des combats et peut être ainsi activée. Cependant elle ne durera qu’un court moment, il faudra donc l’utiliser à bon escient.




Second point, en ramassant certains items, vous pourrez lancer un coup spécial qui fera énormément de peine à vos adversaires. Lorsque l’on déclenche ce coup, une roulette apparaît, et il faut rapidement choisir le coup que l’on souhaite envoyer. Comme pour les coups de bases, la roulette est configurable, et certains coups spéciaux demandent plus d’items que d’autres.
Dernier apport des développeurs au genre, le finish. Un peu comme un Mortal Kombat, mais pas dans la même catégorie. Après avoir assenez une suite de coup et avoir assommé l’adversaire, on peut enclencher une sorte de mode «achève-moi» ou les coups s’enchaînent et finisse sur une animation encore plus efficace. Une véritable humiliation de l’adversaire.
Il y a un point commun à tous ces éléments. Un point central du jeu. La dérision totale, inspirée de la culture japonaise. Chaque mouvement, chaque scène, chaque discours, chaque détail semble faire appel à un humour décalé qui nous entraîne encore plus dans les combats. Les coups spéciaux portent des noms spéciaux et proposent des attaques très spéciales, comme le casse noix dont le nom semble suffire à la description. Les finishs mixent entre le karaté, le catch et l’humour manga sur la finalité. Les personnages ont des expressions et des styles tout aussi loufoques et décalés, le tout dans une ambiance western complètement incohérente mais indispensable. C’est certainement le point fort du jeu.




Mais ce n’est pas le seul. Car si l’ensemble semble hors norme, il en est de même pour le challenge proposé. Il est difficile de compter le nombre de fois que l’on périt dans God Hand, tellement cela nous arrive souvent. Bien que les zones soit relativement restreintes et les items de soins assez présents, le nombre d’ennemi et leur force nécessite bien plus de précautions. Il faut donc être un acharné pour venir à bout de God Hand, et ne pas avoir peur de devoir recommencer une série de combats un certain nombre de fois, sans craquer. Car une fois dans le niveau, le rythme ne redescend pas.La technique ne suit pasSi le jeu, malgré son aspect basique apparent, propose un vrai contenu et une bonne dizaine d’heures de castagne en mode normal - car il y a un mode difficile pour les psychopathes, qui nécessite plus de temps pour boucler le jeu et des nerfs beaucoup plus solides - la forme ne suit pas tout à fait le même rythme. Si dans le design, la réussite est présente, techniquement c’est moins évident. Tout d’abord, il faut savoir que les déplacements se font avec le stick, évidement, et que le second permet de réaliser des esquives. Donc pour ce qui est de la gestion de la caméra, il n’y a aucune possibilité de le faire manuellement, ce qui fait qu’elle se placera derrière nous à chaque fois, avec une rigidité parfois déconcertante. Dans certains cas, cela implique l’invisibilité de certains murs pour pouvoir voir notre personnage, mais la gestion de cet élément est assez approximatif, donnant l’impression que les murs apparaissent et disparaissent à tout va. De plus, notre personnage a tendance à taper dans la direction de la caméra, et ne vise que lorsque l’ennemi est face à lui et à une distance assez courte. Alors lorsque celui-ci se trouve derrière nous, ça commence à se compliquer pour se retourner. Dans notre cas, comme il y a plusieurs adversaires, il n’est pas toujours évident de taper sur celui qu’on veut, à cause de ce système de visée qui semble vouloir remplacer un lock qui finalement aurait été le bienvenue. Car si en général on s’en sort, il faut savoir que certains ennemis, une fois morts, dégagent un esprit diabolique, très fort et résistant, qui ralentira tous les autres adversaires encore présents, et sur qui il faudra se concentrer. Mais si un autre se trouve sur votre chemin, vos coups se porteront sur lui, pendant que le diable viendra vous corriger dans votre dos. Cela apporte un plus en difficulté, mais dérange surtout.




Autre point, les zones de combats sont à la fois restreintes et dépouillées. Très peu d’éléments orneront les diverses structures posées ici et là. Les personnages bénéficient toutefois d’une bonne modélisation, et l’animation est sans faille.
Coté sonore, peut de chose à dire. Les ennemis s’exclament et vous provoquent, les coups sont agrémentés d’effets sonores à la fois courants et par moments particuliers pour coller à l’ambiance du jeu, et pour finir le contenu musical est fortement limité puisque les mêmes musiques reviendront plusieurs fois, bien qu’elles soient assez entraînantes.
Pour finir, certains breaks, lors du passage d’une zone à l’autre, permettent de reposer son pouce, comme le magasin où l’on peut se procurer les divers coups et items de notre choix, ainsi qu’un casino qui permet de faire quelques parties de cartes. Des missions supplémentaires sont cachées dans les niveaux, proposant de la castagne sur vilains ou sur des objets par exemple, à la manière d’un Street Fighter 2.
Ce qui manque fortement, dans ce genre de jeu, c’est un mode 2 joueurs. Cela aurait pu être plus qu’intéressant de partager ces moments de délire.
Au final, God Hand est jouissif et propose une ambiance hors du commun. Cependant sa difficulté pourra faire barrière pour beaucoup de personnes, et sa répétitivité à la longue également. Mais question beat’em all, son style unique en fait un des meilleurs titres du genre sur Playstation 2.




• Délirant
• Coups possibles nombreux
• Un vrai challenge à l'ancienne
• Techniquement plat
• Problèmes de caméra
• Pas de multijoueurs
Verdict
Vous rêvez de devenir un demi-Dieu aux pouvoirs surhumains ? Vous aimez la baston et n'avez pas peur du challenge ? Vous adorez l'humour japonais ? Alors God Hand est fait pour vous. De la baston primaire avec classe, tout simplement.

A partir de 29 €
Graphismes
6 / 10Des lieux vides et restreints, rien qui ne casse franchement la baraque.
Jouabilité
7 / 10Les coups sortent très facilement mais pas toujours dans la direction que l'on souhaite.
Son
8 / 10Dans la catégorie entraînant mais répétitif, c'est un bon compétiteur.
Durée de vie
7 / 10Le challenge vous tiendra en haleine une dizaine d'heure, sans compter le mode difficile.
Fun
8 / 10Le charme délirant du jeu apporte énormément pour le fun, qui tend à diminuer par l'aspect répétitif.