
G1 Jockey 4
publié le 9 avril 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Koei
- Distributeur :Koei
- Thème :Equitation
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1 à 2Visitez le site officiel
- 29/03/2006
- inconnue
- 22/12/2005
Après nous avoir proposé de devenir tour à tour pilote de Formule 1, star du foot, chasseuse de trésor, vampire, roi du poker, cow-boy, Jack Bauer, maître en arts martiaux, et bien d’autres choses encore, voici que notre PS2 préférée nous permet de devenir jockey, grâce à l’éditeur KOEI. Le début d’une nouvelle vie ?
Genre plutôt méconnu en Europe et en Amérique, la simulation de jockey nous vient tout droit du Japon où deux séries s’affrontent régulièrement : Gallop Racer de Namco, et G1 Jockey de KOEI. Si la première n’a que rarement atteint le territoire européen, la seconde en revanche a connu une distribution plus large et c’est ainsi que, pour la quatrième fois, G1 Jockey vient tenter sa chance sur le vieux continent.Une affaire de passionnésSi vous vous lancez dans l’aventure G1 Jockey 4 en tant que néophyte par rapport à tout ce qui concerne les courses de chevaux, vos premiers pas dans le jeu risquent fort d’être extrêmement frustrants. En effet, malgré le tutorial disponible depuis le menu principal, l’apprentissage du métier de jockey est loin d’être évident, et les quelques exercices qui vous sont proposés ne suffisent pas à cerner toutes les subtilités de la gestion de la course. Au cas où vous pensiez diriger votre cheval à la manière d’une voiture en utilisant simplement un bouton pour accélérer, un autre pour ralentir, et un stick pour vous déplacer, sachez que le gameplay proposé ici est loin d’être aussi simple.
Votre première tâche pour espérer obtenir quelques bons résultats sera de vous familiariser avec les diverses informations affichées à l’écran pendant la course. Vous devrez ainsi apprendre à gérer la motivation de votre monture, son potentiel, sa vitesse, son stamina, et son appui. Sachez que tous les chevaux que vous monterez n’auront pas forcément les mêmes caractéristiques : certains préfèrent faire la course en tête, d’autres être légèrement en retrait, d’autres encore rester en queue de peloton pour faire la différence au finish. En outre, leurs réactions lorsqu’ils sont encadrés par d’autres concurrents varient, et il se peut que vous soyez forcé de sortir du pack pour que l’animal ne perde pas trop de sa motivation si telle est sa nature.
Une fois maîtrisés ces paramètres physiques et aspects psychologiques de votre équidé, il faudra apprendre à le diriger en utilisant l’un des deux modes de contrôles disponibles. Le premier, relativement complexe, est largement basé sur des mouvements effectués avec les deux sticks analogiques du DualShock. Le second, plus adapté aux débutants, se contente de la croix directionnelle et de quelques boutons. A noter que le jeu dans sa version commerciale devrait être fourni avec un petit gadget à apposer sur les sticks afin que ceux-ci se déplacent toujours dans la même direction : le premier simulateur de rênes au monde !
Quel que soit votre choix du mode de contrôle, le tutorial vous apprendra à diriger le cheval, à modifier son appui, à le faire sauter, à utiliser votre cravache soit en fouettant soit simplement en la montrant, mais surtout à driver. Et c’est probablement ce dernier point qui vous posera le plus de problèmes tant il est difficile à maîtriser. Le drive consiste à faire accélérer le cheval et il est accompli en répétant dans un rythme précis un mouvement des sticks ou un appui sur le bouton triangle (selon les contrôles choisis). Lorsque le rythme est correct et accompagne parfaitement le mouvement du cheval, l’énergie de ce dernier est préservée et permet qu’il soit le moins fatigué possible dans la ligne droite finale. La difficulté réside dans l’absence de repère clair sur lequel baser son rythme et l’on se retrouve alors souvent à driver pendant quelques secondes puis à se désynchroniser sans vraiment comprendre pourquoi. Bien sûr, on finit par s’habituer dans une certaine mesure mais il faut reconnaître que cette partie du gameplay reste souvent hasardeuse.Deux modes de jeuAvant de vous lancer sur l’un des dix hippodromes disponibles (parmi lesquels on retrouve notamment Boulogne, Lancaster ou Victoria), il vous faut choisir l’un des deux modes de jeu proposés. Le mode Trial vous permet de participer à une course taillée sur mesure pour laquelle vous choisirez l’endroit, la nature (plat ou obstacles) et la longueur (de 1000m à 4250m) de la course, alors que le Story Mode vous propose de créer un jockey débutant et de le mener à la toute première place du classement.
Le scénario démarre alors que vous vous apprêtez à quitter l’école des jockeys, diplôme en poche et bien décidé à attaquer votre carrière professionnelle. Après trois courses de test durant lesquelles vos professeurs vous prodiguent les derniers conseils (en analysant vos performances et en détaillant vos points faibles), vous rejoignez une écurie et commencez votre dur labeur. En tant que jockey débutant, vous n’aurez pas immédiatement accès aux meilleurs étalons et vous devrez négocier chaque semaine avec divers propriétaires le droit de monter leurs chevaux. Certains de ces derniers, tenant plus du canasson proche de la retraite que du cheval de course, vous seront prêtés sans autre forme de discussion. D’autres feront l’objet de négociations dont l’issue dépendra en partie de votre forme et de vos prestations passées. En outre, chaque négociation vous obligera à dépenser un certain nombre de « points de réputation », votre capital augmentant automatiquement chaque semaine et de manière bien plus significative après de bons résultats.
Après quelques courses, vous vous verrez proposée la possibilité d’entraîner votre propre cheval : chaque semaine, vous pourrez ainsi effectuer plusieurs exercices visant à améliorer certaines caractéristiques de votre monture comme le départ, l’endurance, le drive, et bien d’autres encore. La gestion de votre carrière s’enrichit ainsi de quelques éléments au fur et à mesure de la progression, et les amateurs du genre apprécieront probablement la montée en puissance de leur jockey.Une réalisation honnêteDe par son sujet, G1 Jockey 4 ne fait pas dans la surenchère graphique durant les courses. Les hippodromes sont correctement modélisés et les chevaux et jockeys animés de manière réaliste, mais il faut bien avouer que l’ensemble ne vous décrochera pas la mâchoire : si vous avez déjà assisté à une retransmission télévisée de course hippique, vous avez certainement pu constater à quel point les décors manquaient de variété !
Les différents menus et personnages intervenant dans le mode carrière sont présentés sous la forme de dessins plutôt simples et chichement animés. Certes le procédé est suffisant mais on aurait pu attendre mieux de la part de KOEI : pourquoi ne pas avoir par exemple modélisé les écuries ou les bureaux de votre équipe tout en 3D pour permettre au joueur de se déplacer naturellement plutôt que par l’intermédiaire des seuls menus ?
L’environnement sonore du jeu fait figure de parent pauvre avec des musiques plutôt étonnantes pour ce type de jeu et des bruitages évidemment restreints durant les courses : hormis le galop des chevaux, le bruit des cravaches, et quelques acclamations de la foule, vous ne serez susceptibles d’entendre qu’un curieux son retentissant lors de collisions avec les concurrents. Précisons d’ailleurs que la gestion de ces télescopages est des plus sommaires et qu’elle entame sérieusement le réalisme des courses !
• Des chevaux bien modélisés et correctement animés
• De nombreuses possibilités pour les amateurs de hippisme
• Les courses à deux en écran splitté
• Des contrôles difficiles à assimiler
• Un environnement sonore assez pauvre
• Un jeu pratiquement sans intérêt pour qui ne connaît pas la discipline
Verdict
De par son thème plutôt confidentiel, G1 Jockey 4 ne devrait a priori attirer qu’un public très ciblé. Il faut dire que même un débutant plein de bonne volonté aura du mal à accrocher au titre tant la courbe d’apprentissage est raide. En revanche, les joueurs ayant déjà une expérience des volets précédents ou ceux vraiment motivés par les courses hippiques devraient tirer leur épingle du jeu, moyennant quelques heures d’entraînement. Malgré tout, il faut bien avouer que G1 Jockey 4 manque furieusement de variété et lasse assez rapidement.
Le forum du jeu
- 24/03/08 Sortie en france ? - 6 messages

Graphismes
7 / 10Qu’il s’agisse de l’interface du jeu ou des séquences sur l’hippodrome, la présentation de G1 Jockey 4 est plutôt convaincante, avec notamment une belle animation des chevaux. Dommage toutefois que les décors soient si monotones.
Jouabilité
6 / 10Les premières minutes se révèlent particulièrement frustrantes, la faute à des contrôles plutôt obscurs et difficiles à assimiler. On s’en sort mieux après quelques heures de pratique mais on ne se sent jamais vraiment à l’aise sur sa monture !
Son
4 / 10Avec ses musiques surprenantes par rapport au thème du jeu et ses effets sonores plutôt sommaires, la bande son de G1 Jockey 4 ne restera probablement pas dans les annales.
Durée de vie
7 / 10Pour peu que vous accrochiez au gameplay, G1 Jockey 4 saura vous occuper pendant de nombreuses heures afin que vous deveniez le meilleur jockey du monde.
Fun
5 / 10Ne faites pas attention à cette note, elle n’est qu’une moyenne de deux possibilités : soit vous vous intéressez aux courses hippiques et la note se situe entre 8 et 10, soit vous n’avez aucun attrait pour ce sport et elle tombe entre 0 et 2 !