
Forbidden Siren 2
publié le 27 juin 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Horreur
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1
- 28/06/2006
- inconnue
- 02/2006
Forbidden Siren est sorti en 2004 et a connu un joli succès grâce à sa réalisation réussie et son fameux système de Vision. Fort de cette première expérience réussie, Sony Computer Entertainment récidive avec le deuxième épisode qui sera disponible dès le 28 juin en France. Nouveautés en pagaille ou simple suite se reposant sur le succès de son prédécesseur ? Réponse dans les lignes qui suivent.Succombez aux appels de la sirèneLe premier Forbidden Siren se démarquait des autres jeux du genre grâce à la Vision, un système original permettant de voir à travers les yeux de l’ennemi et donc d’agir après une période d’observation. De plus ce procédé accentue la sensation d’angoisse qui vous traverse tout au long de ce genre de jeu, la sensation d’être épié à tout moment. Forbidden Siren 2 repose donc naturellement sur cette originalité.
Quand vous passez en mode vision (touche L2), votre écran se brouille comme si vous ne captiez plus votre chaîne de télévision. Plusieurs fréquences sont disponibles, et vous devez orienter votre stick analogique gauche dans toutes les directions pour capter le champ de vue des ennemis (ou amis) aux alentours. Une fois la bonne vision trouvée, vous pouvez la mémoriser sur l’un des boutons triangle, rond, croix et carré pour ensuite y accéder plus rapidement. Un système de recherche bien pensé et la mémorisation se révèle indispensable pour une action rapide et efficace. Tout le gameplay s’articule autour de ces visions: il ne s’agit pas seulement d’observer le comportement de l’ennemi, il faut également s’en servir pour tourner la mission à votre avantage. Prenons l’exemple de cet ennemi qui patrouille sur un parcours bien défini et qui contrôle systématiquement une pièce fermée par un cadenas à chiffre en le déverrouillant et en le verrouillant, l’occasion pour vous de connaître le code à quatre chiffre du dit cadenas grâce à votre pouvoir.




Il existe aussi un autre moyen de savoir si un ennemi traîne dans les parages. Non seulement votre manette se met à vibrer mais un effet sonore (plus ou moins fort en fonction de la distance qui vous sépare du rôdeur) vient vous mettre la pression. Vous êtes donc en permanence sur vos gardes et il vous faut avancer avec précaution, d’autant plus qu’il y a un objectif principal mais souvent plusieurs moyens d’y arriver: la recherche d’indice ou d’objets utiles est primordial.Un puzzle à 16 piècesLa peur de l’inconnu est sans doute la plus effrayante des peurs. Dès le début, les éléments constituant le scénario sont très minces voire inexistants. Vous savez peu de chose ou vous croyez avoir compris certaines choses mais le tout ne se décantera qu’au fur et à mesure des missions. De plus vous êtes constamment plongé dans l’obscurité, vous avancez donc à tâtons et découvrez petit à petit ce qui vous attend. Cette peur progressive est certainement l’un des points forts du titre, vous êtes angoissé avant même d’avoir vu le moindre monstre ou tout autre phénomène surnaturel.




C’est donc au travers de 16 personnes que vous découvrirez l’histoire terrifiante de l’île de Yamijima. Le changement de protagonistes donne lieu à des gameplay originaux mais surtout variés, en voici quelques exemples:
Le couple Mamoru Itsuki et Yuri Kishida avance en tandem. Le jeune homme peut donner des «ordres» comme rester caché, courir, suivre, et peut même crier pour divertir un ennemi qui s’approche un peu trop prêt de Yuri. L’intelligence artificielle est dans l’ensemble suffisante pour ne pas s’énerver contre un ordre mal compris. Il est aussi amusant d’observer le comportement de Yuri qui est sensible à la lumière. Amusez-vous à braquer votre torche dessus ou à l’allumer et l’éteindre rapidement pour voir sa réaction.
Takeaki Misawa et Yorito Nagai sont deux militaires. Si Misawa fait preuve d’une sérieuse expérience et est rompu au commandement, Nagai lui est encore un bleu. Son comportement hésitant et sa maladresse en font un personnage attachant. Ici les armes à feu sont à l’honneur et la progression est plus directe, plus franche. On retrouve des armes de courte portée mais aussi des fusils à longue portée avec la présence d’un zoom.
Shigeru Fujita est un flic seul mais courageux. Très débrouillard, il cherche à savoir ce qui se passe sur l’île. Une arme de service peu puissante, préfèrerez plutôt des armes au corps à corps: maillet, barre de fer, etc…
Shu Mikami est un jeune homme toujours accompagné de Tsukasa, son fidèle chien. Shu possède malheureusement une mauvaise vue, deux possibilités s’offre à vous: tenter d’avancer avec votre champ de vue réduit: mauvaise perception du décor et des ennemis (ce qui par ailleurs est superbement retranscrit à l’écran) ou autre solution: diriger votre personnage à travers les yeux de Tsukasa grâce au système de vision. Original et diablement efficace, vos mouvements sont un peu désorientés du fait de la position changeante de votre chien. Une très bonne idée, superbement exploitée: votre chien est en retrait par rapport à vous et donc, à chaque intersection, vous ne voyez que tardivement ce qui vous attend.
Akiko Kiyota est une jeune fille titulaire du permis de conduire et qui aura l’occasion de s’en servir à bord d’une vieille camionnette. A bord du véhicule, le jeu bascule en vue intérieure, vous pouvez allumer ou éteindre les phares pour venir à bout des esprits et le klaxon sera également fort utile pour divertir les ennemis. Mais ce n’est pas parce que vous êtes à l’intérieur que vous êtes forcément à l’abri: les shibitos peuvent vous tirer dessus et même vous en extraire.
Cette variété dans le gameplay accentue cette sensation d’être complètement perdu sur l’île et d’être dépassé par les évènements.Une réalisation envoûtanteLes missions sont rarement très longues et les objectifs secondaires sont pour la plupart évidents et indispensables à l‘avancée. De plus la carte (disponible en appuyant sur Select) sera votre meilleure alliée pour vous tracer un chemin direct vers l’objectif suivant, l’aide est très présente tout au long du jeu et le système de sauvegarde vous permet de ne pas avoir à tout refaire. On constate également une difficulté mal dosée, certaines missions sont déconcertantes de facilité tandis que d’autres mettront vos nerfs à rude épreuve. Malheureusement si l’on compare au premier opus, les nouveautés ne sont pas légions et ne sont pas toutes perceptibles. Certains défauts ont été gommés, d’autres points de gameplay ont évolué mais pas de réelles innovations à signaler.




En appuyant sur la touche Start, vous accéderez au navigateur. Idéal pour se situer dans le scénario. Seize personnages et des scénarii s’étalant sur une échelle du temps comportant une cinquantaine d’échelons, faîtes le calcul. Mamoru Itsuki et Yuri Kishida sont au cœur de la trame principale, les autres apportent leur pierre à l’édifice. Il n’existe aucun ordre précis mais certaines missions doivent nécessairement être achevées pour que d’autres se débloquent.
La prise en main est très classique. Déplacement à l’aide du stick analogique gauche et la possibilité d’observer autour de soit avec le stick droit. La touche carrée permet d’allumer ou d’éteindre votre lampe torche et la touche rond sert à s’accroupir afin d’être plus discret. Le duo croix et triangle est dédié à l’action. La croix pour tout ce qui est instantané: ouvrir une porte, sauter et se servir de son arme (avec la touche R1 maintenue enfoncée) alors que le triangle fait apparaître un menu avec des actions différentes selon le personnage (descendre de voiture, recharger son arme, donner des ordres, etc …).
D’un point de vue graphique, le jeu est un cran au dessus de son prédécesseur qui était déjà fort bien réalisé. Le fait que vous soyez la plupart du temps plongé dans la pénombre donne le droit à de sympathiques effets de lumière. On navigue entre le rouge et le noir sur la palette de couleurs en passant par des nuances de gris (d’ailleurs la première chose que l’on vous demande c’est de bien régler la luminosité de votre écran). Toutes les cinématiques sont basées sur le moteur du jeu et les nombreux plans sur les visages permettent d’admirer le travail des studios Sony.




L’animation des différents protagonistes est surprenante de réalisme. La moindre action donne droit à des mouvements décomposés et saisissants. Les développeurs ont aussi le sens du détail, ainsi si vous écrasez un ennemi, son sang recouvrira une partie de la carrosserie, votre pare-brise peut-être endommagé par un impact de balle et donc affecter votre lisibilité. L’intelligence artificielle des ennemis reste convaincante mais votre compagnon manque quelquefois de réactivité, notamment si vous faites demi-tour dans un endroit étroit: il vous fera obstacle et mettra un certain temps à réagir.
Le titre de Sony Computer Entertainment possède des thèmes musicaux sublimes et les nombreux effets sonores participent pleinement à l’immersion. Un système audio de qualité vous promet de bon moment d’angoisse, d’autant plus que l’option Dolby Pro Logic II fait des merveilles. Côté localisation, les menus et les sous-titres sont en français tandis que l’on a le choix entre l’anglais et le japonais pour les voix.




• L’atmosphère du titre
• Le système de Vision
• Le gameplay varié
• Peu de nouveautés
• Une difficulté inégale
•
Verdict
Forbidden Siren 2 est un bon jeu, un très bon jeu. Que vous ayez ou non joué au premier épisode, il vous procurera d’excellentes sensations grâce à une mise en scène travaillée et à un gameplay sans cesse renouvelé. Le système de Vision et la mécanique de jeu font que l’on décroche difficilement et que l’on oublie rapidement les petits défauts comme une intelligence artificielle parfois agaçante. Si vous voulez frissonner cet été, Forbidden Siren 2 est tout indiqué.

A partir de 9.9 €
Graphismes
8 / 10Un cachet visuel unique, des personnages attachants, des ennemis repoussants, des décors naturels inquiétants, le tout servi par une mise en scène au diapason.
Jouabilité
7 / 10Une prise en main classique et immédiate, peu importe le personnage contrôlé. La Vision demande un bon sens de l’orientation, un peu de patience et un timing serré.
Son
8 / 10Bercé par un thème principal tout simplement sublime et agrémenté d’effets sonore magnifiques. Assurément, l’un des points fort du jeu.
Durée de vie
8 / 1016 personnages, un scénario réparti sur plusieurs heures, une centaine d’objets à collectionner. De quoi s’occuper un bon moment.
Fun
9 / 10Difficile de rester de marbre devant une telle ambiance. Avancer discrètement tout en épiant les faits et gestes de l’ennemi procure de très bonnes sensations.