
FlatOut
publié le 8 novembre 2004- Etat : Disponible
- Développeur :BugBear Entertainment
- Distributeur :Empire Interactive
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- 05/11/2004
- inconnue
- inconnue
Les simulations automobiles ne manquent pas sur Playstation 2 et dans ce créneau surchargé où bon nombre d’éditeurs s’engouffrent, il faut jouer la carte de l’originalité pour espérer capter l’attention des joueurs. Si FlatOut n’a rien inventé, il représente une catégorie peu présente dans la ludothèque PS2 : la course musclée façon Destruction Derby. L’élève dépassera t-il le maître ? Arcade ou Simulation ? Depuis les deux Destruction Derby, sortis depuis de nombreuses années sur PsOne, les amateurs de stock-car n’ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Si FlatOut n’appartient pas à proprement parler au même genre que le titre suscité, il partage de nombreux points communs avec les hits de Psygnosis. Après avoir lancé le jeu et admiré une vidéo d’introduction pleine de punch, il nous est demandé de créer notre profil : on saisit le nom que l’on souhaite puis il nous est offert un choix déterminant concernant le comportement routier des bolides : normal ou réaliste, pour ne pas dire arcade ou simulation. Ce choix dépend tout naturellement de l’aptitude du joueur manette en main : les joueurs occasionnels, ceux qui ne souhaitent pas se prendre la tête opteront pour un comportement normal bien plus fun à manipuler. Les autres, les férus de simulation ou de challenge corsé choisiront le comportement réaliste, plus pointu et donc beaucoup plus stressant. Ce choix fait, il reste une dernière chose à régler : le sexe du pilote, qui nous le verrons tout à l’heure, occupe une place bien plus importante que dans les autres jeux de caisses.Faites carrière dans le pilotage et la destruction Les modes de jeu de FlatOut ne sont pas très nombreux mais offrent néanmoins un challenge consistant. L’essentiel du temps de jeu sera consacré au mode carrière. On y démarre avec une toute petite somme d’argent que l’on ne gardera pas très longtemps pour se payer une première voiture. Bien évidemment, avec le peu qui nous était offert, ce bolide est loin de proposer des performances hors du commun. Néanmoins, elles seront amplement suffisantes pour se lancer dans la compétition. La première catégorie de courses qui est proposée (bronze), comprend 9 courses qu’il faut remporter pour accéder au niveau supérieur (argent : 12 courses et Or : 15 courses). Comme dans Gran Turismo, chaque victoire se traduit dans les faits par le gain d’une somme d’argent qui varie selon la course. Ces quelques deniers seront très utiles pour améliorer les performances de son bolide en passant par l’option « tuning ». De nombreuses pièces peuvent être améliorées : moteur, transmission, échappement, châssis, suspensions, pneus et freins. Chaque partie de la voiture est améliorable trois fois : occasion, standard et course, avec des prix qui grimpent de plus en plus selon la qualité des pièces. Après avoir modifié en totalité un bolide, ses performances n’auront plus rien à voir avec celles qui caractérisaient le début chaotique de la carrière. Malheureusement, même une voiture entièrement tunée ne pourra rivaliser avec les bolides plus puissants des catégories supérieures. Du coup, chaque changement de catégorie se traduit par l’achat d’une caisse plus puissante qu’il faut à nouveau tuner pour la rendre compétitive. Le mode carrière est vraiment intéressant à jouer et propose une bonne longévité : les courses y sont nombreuses (36 au total) et il n’est pas rare de devoir les recommencer à plusieurs reprises pour pouvoir améliorer entièrement sa voiture.Modes de jeu supplémentaires En plus de ce mode principal, il existe d’autres options pour allonger la durée de vie. La première d’entre elle est liée au mode carrière : en plus des trois types de courses, on trouve une catégorie bonus. Cette dernière n’intervient pas dans la progression de la carrière, même si l’on peut y gagner de l’argent pour améliorer sa voiture. Cette section Bonus offre 12 challenges (4 au départ, puis 4 nouveaux à chaque changement de catégorie) originaux et variés. Par exemple, il y aura 3 arènes où le seul mot d’ordre sera destruction totale des autres voitures en compétition. Bourrin mais défoulant ! A ces trois arènes s’ajoutent trois nouvelles courses en « ovale » où seule les bolides les plus puissants peuvent s’imposer. Les six autres challenges sont plus originaux et font intervenir le pilote d’une manière inédite qui devrait faire bondir la sécurité routière : une épreuve consistera à le « lancer » le plus loin possible, une autre à le jeter le plus haut, à jouer au bowling ou encore à le lancer sur une cible. Il serait hypocrite de dire que ces challenges n’offrent pas quelques bons moments de détente et fun même si l’on peut s’interroger sur la nécessité d’offrir de tels bonus alors que la route tue des milliers de personnes tous les ans. En plus de ces quelques challenges, on passera quelques dizaines de minutes sur le contre-la-montre afin d’améliorer toujours plus ses chronos. On n’oubliera pas de mentionner la présence d’un mode course simple, idéal pour une partie rapide, et bien sûr du multijoueur qui permet des courses à 2 en écran splitté et quelques challenges à 4 en alternance (le multijoueur à 4 en écran splitté, annoncé au début du développement, a tout simplement disparu).Un gameplay glissant Bien sûr, un titre aura beau proposer des dizaines de tracés et modes de jeu, le temps total que l’on passera sur le jeu dépendra surtout de sa jouabilité. Celle de FlatOut est dans l’ensemble plutôt satisfaisante. Le titre de BugBear n’est pas une pure simulation et propose un gameplay bien particulier basé sur un survirage et un sous virage volontairement accentué. De ce fait, la jouabilité se caractérise par d’énormes dérapages que l’on croirait tout droit sortis des meilleurs simulations de rallyes. Ainsi, la jouabilité de FlatOut est avant tout faite d’anticipation. Les glissades étant légion, il faut anticiper chaque virage pour les prendre correctement et gagner de précieuses secondes. En revanche, le moteur physique est plutôt réaliste et il faudra faire très attention aux multiples pièges dissimulés lors des courses : prise à plein régime, la moindre petite bosse peut entraîner de lourdes conséquences. Un peu déroutante les premières minutes de jeu, la jouabilité est au final suffisamment accrocheuse pour pousser à continuer. Ce côté fun compense quelque peu le manque de vitesse, même si les contacts avec les concurrents ou la destruction du décor remplissent une jauge de nitro permettant d’une simple pression sur R1 de gagner quelques dizaines de kilomètres/heure en un éclair.De la tôle froissée ! En plus des glissades, le gameplay fait la part belle aux tôles froissées. Les concurrents sont hargneux et disputeront la victoire du début à la fin d’une course. De ce fait, les contacts sont loin d’être des plus amicaux et se traduisent le plus souvent par de la tôle froissée et d’énormes crashes. A ce propos, le système de déformations est irréprochable : les vitres explosent, la carrosserie se plie, le capot s’envole. C’est très réaliste et la voiture ne rechigne pas à laisser s’échapper une épaisse fumée noire, voire d’énormes flammes. Le décor occupe aussi une place prépondérante dans le gameplay. L’interactivité est assez poussée et chaque élément qui compose l’environnement peut devenir une arme redoutable pour se débarrasser des concurrents : panneaux publicitaires, pneus, planches en bois, échafaudages etc. En fin de course, la piste est un vrai champ de bataille où s’éparpillent des dizaines d’éléments. La prudence est donc de mise car si ces éléments sont gênants pour vos adversaires, il en est de même pour vous. Malheureusement, le système de collisions est loin d’être irréprochable. Il ne sera pas rare de se retrouver coincé dans un élément du décor. De même, certains contacts avec les concurrents se soldent par une sortie de piste ou un tête à queue puisque la voiture reste parfois complètement collée à celle d’un adversaire. Il existe bien une option pour réinitialiser sa position, mais cette fonction souffre aussi de bugs et n’hésite pas à nous remettre en course plusieurs dizaines de mètres avant le lieu du crash. Du coup, gagner une course du premier coup est plutôt rare et il faudra recommencer à de nombreuses reprises avant d’espérer gagner. Lourd…C’est joli… Enfin, la réalisation graphique de FlatOut est plutôt agréable à l’œil. Les décors sont variés, colorés et riches en détails. La vingtaine de pistes que comprend le jeu proposera de traverser trois environnements différents : la forêt et ses pistes en terre, la ville et son asphalte et enfin la neige avec ses pistes glissantes et piégeuses. La modélisation des bolides est de bonne facture. L’aliasing et les scintillements très présents dans la version Preview ont été atténués, sans toutefois disparaître totalement. De même, le clipping sait se faire oublier même s’il subsiste à certains endroits. Enfin, l’animation est irréprochable à quelques exceptions puisque certains ralentissements se manifesteront. Heureusement, ces derniers sont plutôt rares et ne gênent en rien le gameplay. La bande-son est en revanche plutôt moyenne. Si les bruits moteurs sont dans l’ensemble satisfaisants, ce sont les musiques qui sont loin d’être inoubliables. Néanmoins, que l’on aime ou pas, force est de constater que les différents morceaux collent parfaitement au style du jeu.
Verdict
Plutôt joli et agréable à jouer, Flat Out est une bonne surprise. Le titre de Bugbear se démarque des autres jeux de courses par son gameplay original fait d’anticipation et de tôles froissées. Néanmoins, avec un système de collisions loin d’être au point, FlatOut peut à la longue se révéler agaçant. Dommage…

A partir de 9.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie