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Firefighter F.D.18

Firefighter F.D.18

publié le 17 avril 2004
  • 23/04/2004
  • 02/2004

Si l’éditeur nippon Konami nous éblouit avant tout avec ses séries phares que sont Metal Gear Solid et Silent Hill, il arrive parfois que ses studios nous livrent des productions bien plus originales comme c’est le cas avec ce Firefighter FD 18. Originalité de la chose : le joueur endosse la lourde responsabilité de pompier dans un jeu superbe mais aussi et surtout lassant. Explications !

Incarner un soldat du feu, quelle idée originale ! Qui dans son enfance n’a jamais rêver de devenir un jour pompier ? Pour ceux qui n’auraient pas pu assouvir leur rêve, Firefighter sera le bon moyen de côtoyer de très près les dangers inhérents à cette profession à risque. Faites chauffer les manettes !Une histoire banale Firefighter FD 18 nous propose d’incarner un soldat du feu, Dean Mcgregor, semblant traîner derrière lui un lourd passé. Il semblerait que notre homme ait perdu la femme de sa vie dans un incendie ravageur, comme le laisse présager la scène d’introduction ou encore les quelques flash-back parsemant les différentes cut-scene du jeu. De ce fait, Dean s’investit à 200 % dans son job pour que plus jamais quelqu’un ait à subir la souffrance qui fut la sienne à l’époque. Malheureusement pour lui, la ville est ravagée par des incendies de plus en plus fréquents mais aussi surtout d’une rare violence dont l’origine n’est pas accidentelle mais relève bel et bien d’un pyromane fou. Ainsi, tout au long du jeu, en plus de sauver les personnes prisonnières des flammes et d’éteindre au maximum les feux, notre homme essaiera de faire la lumière sur ces événements. Heureusement pour lui, Dean ne sera pas seul puisqu’il sera aidé d’Emilie Arvin, une journaliste débutante, qui pour obtenir un scoop, n‘hésite pas à se mettre en danger. Si au début de l’aventure leur relation est des plus conflictuelles, il s’instaurera peu à peu un climat d’entente entre ces deux personnes qui au final s’allieront pour faire la lumière sur cette sombre affaire.Au feu !!! Comme tout bon pompier qui se respecte, Dean dispose des capacités physiques qui font de lui un bon soldat du feu. Porter un équipement de plusieurs dizaines de kilos n’est pas permis à tous et malgré une démarche parfois hésitante, souvent très lente, notre homme assure. Loin d’en faire un surhomme, les développeurs de Konami insiste bien sur le poids (physique et moral) retombant sur les épaules d’un pompier, qui doit faire son maximum pour venir en aide aux gens dans les plus brefs délais mais qui se trouve ralenti par un équipement très lourd. Ainsi, ne vous étonnez pas en vous y essayant, le rythme de progression est assez lent pour mieux coller à la réalité. En revanche, la longueur infinie de la lance à incendie tient plus du jeu vidéo que de la réalité, mais il faut bien faire des concessions !

Le gameplay de Firefighter essaie donc de condenser au maximum les difficultés que peuvent rencontrer les pompiers. Votre principal objectif dans chacun des niveaux ne sera pas d’éteindre les incendies (ces derniers sont beaucoup trop étendus pour l’être) mais de sauver les personnes coincées au milieu des flammes. Pour se faire, notre héros peut s’aider de sa lance à incendie pour se frayer un chemin parmi les flammes en utilisant soit le jeu d’eau normal (qui permet d’atteindre des foyers éloignés mais sur un petit périmètre), soit le pulvérisateur (qui couvre une plus large étendue mais à courte distance). A vous donc de jongler entre les deux possibilités pour mener à bien votre quête. Dans le même ordre d’idée, certains passages sont obstrués par différents éléments comme des caisses en bois. Pour vous en débarrasser, munissez-vous de votre hache et ces obstacles ne seront plus qu’un mauvais souvenir. De même, votre hache sera parfois très utile pour détruire certains murs fissurés. Pour vous défaire de simples cartons ou de vitres, un coup de pied bien placé devrait faire l’affaire.

C’est sur ces bases que repose le jeu. Sauver les civils est votre priorité et on peut regretter que pour leur venir en aide, il suffit juste de les atteindre et de n’effectuer aucune action particulière. Parfois, pour parvenir jusqu’à eux, il vous faudra récupérer un pass vous permettant d’ouvrir une porte bien précise ou encore d’escalader les conduits d’aération pour atteindre des endroits inaccessibles autrement. Cependant, plus vous avancerez dans le jeu, plus la progression sera rendue difficile avec des feux de plus en plus impressionnants et des pièges de plus en plus nombreux comme des morceaux de plafond qui tombent, des explosions ou encore des fils électriques traînant dangereusement… Malgré la multitude d’obstacles, votre principal ennemi restera le feu, souvent imprévisible et toujours plus ravageur. Certains feux ne peuvent être éteints et nécessitent soit de le traverser en courant soit de trouver un autre chemin. D’autres, plus impressionnants font figure de boss (avec une barre de vie) et il est souvent difficile d’en venir à bout. Si vous venez à être blessé, vous pourrez utiliser alors un kit de soin pour regagner des points de vie (attention à bien fouiller les niveaux pour les trouver). En définitive, le jeu se résume à effectuer presque toujours la même action, d’où une certaine lassitude après quelques dizaines de minutes de jeu…Jouabilité simple d’accès Il est vraiment dommage que le jeu soit aussi peu varié car la jouabilité, après quelques minutes d’adaptation, se révèle de très bonne facture. Cette dernière est disponible en trois configurations différentes, le joueur est alors libre de choisir celle qui lui convient le mieux. D’une manière générale, on trouve une touche action pour ouvrir les portes ou effectuer une action particulière (comme monter sur une table ou escalader un conduit d’aération), une autre pour utiliser la lance à incendie. La touche Select permet d’accéder au menu ou on pourra choisir entre la lance ou la hache et utiliser les trousses de secours. Les touches de la tranche permettront de changer le type de lance (jet ou pulvérisateur), de s’accroupir pour éviter les fumées noires (en avançant de manière accroupie, le champ de vision est dégagé) ou encore d’avancer tout en utilisant la lance à incendie. Finalement, la prise en main est simple d’accès mais nécessite néanmoins un certain temps d’adaptation avant d’être totalement maîtrisée.Une réussite graphique et sonore Pour ce qui est de la réalisation du soft, les équipes de Konami ont encore fait un travail extraordinaire en parvenant à retranscrire une ambiance à la fois étouffante et oppressante. Les graphismes sont très beaux et ne souffrent pas d’aliasing et scintillements trop prononcés. Les personnages sont modélisés à la perfection sauf les civils à sauver qui ont tendance à être les mêmes d’un niveau à l’autre. Cependant la plus grande réussite graphique du jeu réside bel et bien dans ses effets de flammes et fumées de toute beauté. Le feu, incroyablement bien animé (on s’y croirait), est superbement modélisé et réaliste. Les effets d’eau, de projection et de vapeur d’eau sont également bluffants, tout comme les effondrements de plafonds et les effets de fumée qui vont avec. D’un point de vue strictement graphique, Firefighter FD 18 est une franche réussite.
Pour ne rien gâcher, l’ambiance sonore est du même acabit. Les voix, restées en anglais, sont de qualité, bien choisies et interprétées avec conviction. Les musiques ne sont pas en reste avec des compositions réussies mais un brin répétitives. Enfin, les bruitages sont d’excellente facture, que ce soit les explosions, les communications radio avec vos supérieurs lors d’un partie, les sirènes qui retentissent ou encore les bruits liés à l’effondrement ou à la destruction de certaines parties du décor. Difficile de prendre le jeu à défaut sur sa réalisation graphique et sonore tant celle-ci sent bon le travail bien fait.Une longévité décevante Néanmoins, le véritable point noir du jeu est sa durée de vie. Les niveaux sont au nombre de 15 et sont chacun découpés en plusieurs sous niveaux. Malheureusement, il en faut que quelques minutes pour en venir à bout. Il faut en moyenne une bonne dizaine de minutes pour venir à bout d’un niveau complet. Faites le calcul pour avoir une estimation de la durée de vie. Si le challenge peut être rallongé en mettant le niveau de difficulté au maximum et en faisant tout son possible pour récolter médailles et objets perdus (parfois franchement bien planqués), le jeu souffre d’un énorme défaut : celui d’être trop lassant puisque l’on fait en gros toujours la même chose. Finalement Firefighter tient plus du bon petit jeu que l’on sortira de temps en temps pour quelques minutes plutôt que de ceux que l’on dévore d’une seule traite.

Firefighter F.D.18 - 1 Firefighter F.D.18 - 5 Firefighter F.D.18 - 10 Firefighter F.D.18 - 9 Firefighter F.D.18 - 7 Firefighter F.D.18 - 18 Firefighter F.D.18 - 15 Firefighter F.D.18 - 16 Firefighter F.D.18 - 17 Firefighter F.D.18 - 11 Firefighter F.D.18 - 19 Firefighter F.D.18 - 20 Firefighter F.D.18 - 12 Firefighter F.D.18 - 6 Firefighter F.D.18 - 3



test écrit par Olivier


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Grande première sur PS2, Firefighter nous propose d’incarner un pompier et de nous frotter aux situations périlleuses qui font le lot quotidien de ce dur métier. Passé l’émerveillement des premières minutes du jeu, le titre de Konami s’essouffle et devient au final très lassant. Firefighter FD 18 est certes un titre à la réalisation léchée mais dont le concept aurait mérité d’être mieux exploité. Dommage.

- / 10

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