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Test de jeu / PS2 / Final Fantasy XII

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Après s’être épanché très longuement sur la richesse du gameplay de ce douzième opus, il est temps de s’attarder sur les autres aspects du jeu.

Commençons par la technique pure et dure. De ce côté-là Square-Enix ne nous a jamais déçu avec un Final Fantasy et cet épisode ne déroge pas à la règle. Les décors du jeu, notamment les villes, font preuve d’une immensité à en donner le vertige, mais heureusement tout n’est pas explorable car une telle chose serait tout bonnement impossible actuellement. Les textures présentent un détail rarement vu sur PS2 et les personnages font preuve d’un réalisme saisissant, surtout lors des cut-scenes où les expressions faciales laissent sans voix. La distance d’affichage des décors est d’excellente facture et il arrive souvent de s’arrêter quelques secondes pour scruter l’horizon et d’admirer l’environnement.
Bien sûr le monolithe de Sony a ses limites et la présence de l’aliasing en est la preuve et un cliping des personnages est également de la partie, certains protagonistes apparaissent au dernier moment.

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Contrairement à Final Fantasy X, le XII offre au joueur une réelle liberté de contrôler la caméra et de permettre lui d’aller où il veut dès le début, la seule limite sera le niveau d’expérience requis pour avancer dans certaines zones. Bien que les combats se déroulent en temps réel, l’animation ne faillit pas une seule seconde malgré les décors chargés, les magies et le nombre d’ennemis à l’écran. Avec un développement qui aura duré plus de 5 ans et un équipe en surnombre, pas étonnant que FFXII repousse la PS2 dans ses derniers retranchements.

Cet épisode tranche radicalement avec ses prédécesseurs et l’on retrouve indéniablement la patte artistique de l’équipe de Matsuno (FF Tactics et Vagrant Story entre autres) aussi bien sur le design des personnages (dont les visages font penser à Vagrant Story), des environnements et de l’ambiance sonore. L’équipe s’est inspirée des villes telles qu’Istanbul afin d’élaborer l’architecture de Rabanastre par exemple qui affiche des édifices imposants aux teintures chaleureuses, le design des personnages s’adapte donc au climat du jeu : vêtement légers à tendance estivale.

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Autre point qui caractérise un Final Fantasy : sa bande-son, et là aussi du changement a été opéré. En effet, c’est Hitoshi Sakimoto, réputé pour avoir composé Tactics Ogre, FFTactics et Vagrant Story, a été désigné chef d’orchestre pour cet opus. Mais que les fans de Uematsu se rassurent, ce dernier a laissé son empreinte avec le thème musical « kiss me goodbye » et d’autres pistes de l’OST. Concernant l’ambiance sonore, Sakimoto nous offre une œuvre éclectique qui oscille entre l’orchestration pure et le synthétique (pas forcément réussi la plupart du temps). Contrairement à l’OST de Vagrant Story, chef d’œuvre sans précédent, très profondément ancrée dans des thèmes guerriers et sombres, celle de Final Fantasy XII s’avère être plus optimiste tout en proposant des passages épiques galvanisant certaines scènes ou combats. Une œuvre au final inégale qui se fait discrète au début du jeu et il faut attendre un certain moment pour que celle-ci émerge de cette discrétion et monte en puissance. Les doublages américains sont, quant à eux, d’excellente facture où l’on distingue facilement les classes sociales, par exemple Ashe possède un langage beaucoup plus soutenu que Vaan qui reste plus familier. Des petits détails qui plongent immédiatement le joueur dans l’ambiance.

Pour ce qui est de la durée de vie, là aussi le jeu impressionne ! L’histoire principale offre une odyssée de longue haleine et la difficulté réclame de la part du joueur de faire quelques séances de level-up pour pouvoir progresser sans encombre. Plus de soixante heures sont nécessaires pour boucler le jeu et le double pour le finir complètement. Les quêtes annexes sont relativement nombreuses, certaines sont futiles tandis que d’autres sont passionnantes. La quête des espers optionnels oblige ainsi le joueur à explorer des contrées qui lui sont inconnues et que le scénario ne révèle pas, ou encore les chasses du Clan Centurio. Dès le début du jeu, le joueur a la possibilité d’intégrer le Clan Centurio de Rabanastre dirigé par le moogle Montblanc. Une fois inscrit, vous avez donc l’occasion de lire dans les bars les tableaux d’annonces, où plusieurs habitants d’Ivalice postent des offres de chasse contre des récompenses toutes bienvenues. Ces fameux monstres à chasser sont regroupés en plusieurs classes pour avertir le joueur de ce qui l’attend avant de signer le contrat. Reste aussi la quêtes des objets rares à recueillir ou voler pour obtenir les meilleures armes au bazar, trouver la meilleure lance du jeu ou encore découvrir les 80 monstres rares d’Ivalice.

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À toutes ces qualités, signalons tout de même un bémol. Bien qu’intéressante dans l’ensemble, l’histoire se révèle au final être très (voire trop ?) classique dans son déroulement. Les héros, qui imposent rien que par leur design, ne dévoilent que peu de choses de leurs personnalités. Il en va de même pour leurs relations qui est évoqué à un moment du jeu sans être développée par la suite, à nous ensuite d’interpréter le reste. Il faut savoir aussi que FFXII dispose d’un scénario très politisé et qui repose donc sur les manipulations et les relations entre les différents empires, cela peut plaire mais également déplaire à bon nombre d’habitués de la saga. Pour finir, les développeurs se sont beaucoup trop axés sur le gameplay du jeu et souvent après une cinématique, on se surprend à ne plus savoir ce qu’il faut faire tellement le joueur est occupé par le level-up ou encore les quêtes annexes comme les chasses. Un déséquilibre qui se fait fortement ressentir au plus que le joueur avance, du coup le scénario accroche moins à cause de son rythme trop décousu. Malgré tout Final Fantasy XII reste un des épisodes les plus aboutis de la série et a le mérite d’oser le changement, n’en déplaise à certains.

test écrit par Ben



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  • Graphismes

    10 / 10

    Esthétique irréprochable, maîtrise technique avec des effets à gogo et des environnements gigantesques. La note parle d'elle-même, un sans faute comme d'habitude.

  • Jouabilité

    10 / 10

    Le système de gambits et de licences à obtenir peut paraître effrayant tellement les choix proposés sont impressionnants, mais au fil des heures le joueur s'y habitue vite et n'en démord plus. Du béton armé !

  • Son

    9 / 10

    Assez discrète au début avec des thèmes communs, la bande-son gagne en intensité au plus que le joueur avance dans l'aventure. Même si Sakimoto nous a habitué à mieux, l'OST de ce FFXII reste un pur régal.

  • Durée de vie

    10 / 10

    L'aventure principale réclame à elle seule 60 heures de jeu, en plus de cela il faut ajouter une difficulté progressive obligeant à faire du level-up. Remplir les tableaux de licence, récolter tous les gambits et espers vous demandera le double voire plus

  • Fun

    9 / 10

    Malgré un scénario classique et décousu, la complexité du gameplay et le plaisir de faire évoluer ses personnages rendent le jeu absolument attractif. L'aspect MMORPG pourra en rebuter certains définitivement. Avec FFXII, ça passe ou ça casse.

• Réalisation de mains de maître
• Une bande-son superbe
• Durée de vie immense

• Un scénario classique et laissé au second plan
• La notion du tout à acheter
• Des espers peu utiles

9 / 10

Verdict

Pour ce douzième épisode, l’équipe de Matsuno a décidé de prendre un virage à 360 degrés pour se démarquer totalement de ses prédécesseurs. Au final résulte un jeu aux capacités techniques impressionnantes, au gameplay complexe et simple d’accès à la fois. Très axé sur la customisation des personnages et sur la stratégie des gambits, le scénario est cependant laissé au second plan. Enfin, l’aspect MMORPG, par son système d’ADB, peut en rebuter plusieurs, mais une fois cet obstacle franchi, ils découvriront alors un épisode d’une richesse incroyable et ne voudront plus quitter Ivalice. Pour son dernier FF sur PS2, Square-Enix nous offre un épisode à part, mais qui apporte un vrai souffle de fraîcheur pour sa saga qui a tendance à trop se reposer sur ses acquis. Rendez-vous sur PS3 avec Final Fantasy XIII.

- / 10

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Final Fantasy XII

Final Fantasy XII

9 / 10
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