Test de jeu / PS2 / FIFA 2005

- publié le 21 janvier 2005
- Etat : Disponible
- Date de sortie :14/10/2004
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Football
- Genre :Sport
Tous les ans, c’est le même rituel : Konami et Electronic Arts bataillent pour le titre du meilleur jeu de football disponible sur PS2 en fin d’année. Sans vouloir casser le suspense, le quatrième PES était si proche de la perfection que la cuvée 2005 pouvait difficilement faire mieux. Néanmoins, FIFA reste un titre intéressant à de nombreux égards…Le plein de licences Le premier avantage du géant Electronic Arts par rapport à son concurrent, c’est bien sûr les tonnes de licences que l’on retrouve dans les FIFA. On retrouve les 18 plus grands championnats : la Ligue 1 française, la Liga espagnole, la Premier League, le Calcio ou encore la Bundesliga ainsi que les divisions inférieures. 38 sélections nationales répondent présent et ce sont 11.000 joueurs sous licence que l’on peut retrouver dans ce nouvel épisode. L’habillage n’est pas en reste et on retrouve de nombreux stades parfaitement reproduits ainsi que tout un tas de publicités sur le bord des terrains. Bref, bien que les PES commencent tout doucement à se mettre aux licences, FIFA conserve un net avantage sur son concurrent à ce sujet.Du Foot accessible Néanmoins, cet avantage est assez minime pour les joueurs et ce qui fait avant tout la différence, c’est bien entendu le gameplay. Là, le résultat est sans appel : avantage à la série de Konami qui reste la plus complète et la plus technique. Si FIFA n’est plus aussi arcade qu’il ne l’a été, le titre d’EA Sports fait tout de même la part belle au foot accessible. Ici il n’est pas question de passer des dizaines d’heures dans le mode entraînement pour maîtriser une infime partie des possibilités offertes. La jouabilité et le gameplay s’assimilent rapidement et il ne faut que quelques matches pour sortir de vraies performances. Marquer n’est plus aussi facile qu’à une certaine époque mais reste tout de même un geste suffisamment aisé à réaliser. Les raids solitaires vers la cage adverse ne sont plus permis et arriver au but concurrent demande un soupçon de construction. Pour se faire, on peut utiliser quelques gestes techniques, assez faciles à sortir, mais aussi et surtout bien moins nombreux que dans un PES. La nouveauté du cru 2004 est bien entendu de la partie : le système off-the-ball (puisque c’est son nom) permet rappelons-le de contrôler un joueur qui n’a pas le ballon afin de préparer sereinement une action future. Le système est au point dans cette édition 2005 et il faut bien reconnaître que cela apporte un peu de technicité au gameplay. De même, il est désormais possible de contrôler un joueur à la réception d’un coup franc, d’un corner ou d’une touche ainsi que d’orienter ses contrôles avec le stick analogique droit. Bien vu ! Néanmoins, si la jouabilité s’assimile rapidement, rendant du coup le jeu accessible à tout le monde, le jeu souffre de défauts quelque peu agaçantsDes défauts encore trop nombreux Contrairement à son homologue japonais, FIFA 2005 est loin d’être parfait. Parmi les premiers écueils que l’on peut formuler, on trouve la passivité des gardiens de buts. Il arrive souvent que leurs déplacements ou placements soient approximatifs. Par exemple, si un tir est contré, le gardien continue à se diriger vers la direction que prenait le tir, laissant le champ libre à l’attaquant à l’affût qui n’aura aucun mal à le prendre à contre pied. Aussi, les sorties sont mal gérées, si on peut demander à notre gardien de sortir chercher une balle ou essayer de s’imposer dans les airs, la vitesse d’exécution est trop lente et après quelques échecs, on se contente de ne plus faire sortir notre portier. De même, l’intelligence artificielle des coéquipiers laisse un peu à désirer : on n’a plus l’impression d’être seul sur le terrain que de diriger une équipe de 11 joueurs : ces derniers restent souvent amorphes sur le terrain à attendre qu’on les dirige pour se remuer. Il ne sera ainsi pas rare, même en adoptant une conduite offensive, que seuls 3 ou 4 joueurs soient dans la moitié de terrain adverse, les défenseurs restant très proche de leur surface de réparation. Enfin, un autre défaut récurrent dans la série FIFA, ce sont les bugs de collisions encore trop nombreux comme un joueur qui voit sa course bloquée par un joueur en travers de sa trajectoire…
Ainsi, s’il tend de plus en plus vers le réalisme, FIFA reste avant tout un jeu d’arcade et remplit amplement son rôle, les possibilités sont moins nombreuses que dans un PES, la jouabilité s’assimile rapidement. Dans son genre, FIFA 2005 reste une référence et peut convenir aux joueurs occasionnels comme aux amateurs d’arcade par son côté peu exigeant, d’autant plus que le titre regorge de modes de jeu.Une carrière de longue haleine ! Parmi les principales nouveautés de cette cuvée 2005, le mode Carrière a fait l’objet d’une refonte le rendant bien plus long et passionnant. Le joueur y crée un entraîneur : choisit son avatar, son nom et la zone dans laquelle il veut opérer (il y a 5 zones qui recouvrent les différents championnats). Le but ultime est d’atteindre en 15 ans les 5 étoiles, synonymes de votre immense réussite. Bien sûr au départ, on est obligé de prendre en main une petite équipe de division inférieure, puis on gravit les échelons les uns après les autres. Il faut essayer de remplir les objectifs fixés par le conseil d’administration : gagner une coupe, remonter à l’échelon supérieur ou encore remporter le championnat. De nombreux paramètres sont à prendre en compte : la confiance des joueurs (plus un joueur est en confiance, meilleures sont ses performances), les transferts et l’amélioration de l’équipe ! En fonction des résultats, on gagne des points qui servent à améliorer l’un des paramètres de l’équipe : financement, service médical, niveau des attaquants, milieux, défenseurs, gardiens, récupération. Bref, le mode carrière est vaste en possibilités et en personnalisation. Bien sur 15 saisons c’est long (d’autant plus qu’au seul championnat viennent s’ajouter les coupes annexes, comme la coupe de France ou de la Ligue par exemple) et il heureusement possible de passer certains matchs, la console se chargeant de donner un résultat aléatoire. Au final, le mode carrière est réellement passionnant et réserve aux accrocs de gestion et de foot des dizaines d’heures de jeu.Un contenu toujours aussi complet !En plus du mode carrière, véritable cœur du jeu, il est possible de faire un match immédiat pour un plaisir de jeu instantané. Le mode multijoueur est toujours présent et rallonge considérablement la durée de vie, que ce soit offline ou en réseau (apparu l’an dernier, le mode online se veut bien plus convaincant et convivial). Il est bien entendu possible de participer à l’un des 18 championnats offerts en dehors du mode carrière, voire même, et c’est une nouveauté, de créer sa propre compétition en choisissant les équipes, leur nombre et s’il y aura une phase de poules ou non.
Au rayon des ajouts, les développeurs ont intégré un outil de création de joueur performant permettant de mettre sur pied le footeux de ses rêves : tout est paramétrable, de son apparence à son style de jeu ! De même, de nouveaux angles de vue font leur apparition et permettent à chacun de trouver la caméra qui lui convient le mieux lors des matches.
Une autre nouveauté fait son apparition : le Football Fusion qui correspond en fait à une connectivité entre FIFA 2005 et LFP Manager 2005. Il est par exemple possible de commencer une carrière dans l’un et de la continuer dans l’autre. Voilà un plus appréciable pour les joueurs possédant les deux jeux !Une réalisation au sommet !C’est désormais une habitude mais ce nouveau FIFA nous surprend encore par ses qualités graphiques. Malgré un effet de scintillements désagréable lors de la présentation des matches, force est de constater que la modélisation des différents stades est irréprochable. Chacun d’entre eux est parfaitement reproduit et contribue à l’immersion. Les joueurs ne sont pas en reste et bien que seules les stars du foot soient reconnaissables (les joueurs mineurs ont tendance à se ressembler un peu trop), la modélisation est tout à fait appréciable. Seuls les visages sont un peu moins réussis, ces derniers sont inexpressifs et les regards vides.
L’ambiance sonore est démentielle, la bande son qui accompagne le jeu est variée et dynamique, les chants et cris de supporters criants de vérité, avec une mention spéciale aux chants des supporters (difficile de ne pas se prendre au jeu quand les supporters crient tous ensemble « allez les bleus, allez les bleus, on se croirait devant la TV ! ). On entend même désormais les entraîneurs parler à leurs joueurs ! Enfin, les commentaires de Remi Garde et Pierre Margotton sont étonnamment bons. Les deux acteurs sont plein de conviction et leurs remarques très immersives. Néanmoins, les commentaires ne sont pas sans défauts : il faut bien avouer qu’annoncer un club champion à 10 matchs de la fin d’un championnat alors qu’il compte 10 points d’avance sur le deuxième, ou encore annoncer que le public est fou de joie après un but alors que c’est l’équipe adverse qui marque, fait un peu tâche…
Verdict
Au final, cette édition 2005 du célèbre FIFA n’est pas une révolution et ce n’est sûrement pas cet opus qui réconciliera les amateurs de PES avec la série d’EA Sports. Néanmoins, par son côté spectaculaire, sa jouabilité accessible et ses nombreux modes de jeu, FIFA 2005 reste un très bon jeu de foot.
Le Village PF

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie