Test de jeu / PS2 / Extreme G 3

- publié le 8 avril 2003
- Etat : Disponible
- Date de sortie :2001
- Développeur :Acclaim
- Distributeur :Acclaim Entertainment
- Thème :Futuriste
- Genre :Course
Un WipEout Fusion sans cesse repoussé, et le créneau des courses futuristes totalement vacant en Europe, quelle formidable aubaine pour Acclaim d'imposer facilement son Extreme G 3. Alors ? Simple "amuse-gueule" en attendant WipEout ou véritable hit ?
Connaissant les prestations de la série Extreme G sur Nintendo 64, on pouvait envisager le meilleur comme le pire pour ce troisième volet. Si en matière d'originalité les Extreme G n'ont jamais été les plus gâtés, ces derniers étant des copies de WipEout, on se permettait néanmoins d'avoir un ultime espoir pour cette suite. Espoir largement entretenu par la formidable machine commerciale Acclaim dont les qualités ne sont plus à prouver. Les communiqués de presse consacrés à Extreme G 3 étaient suffisamment longs et convaincants pour nous laisser croire que les nouveautés se bousculeraient dans ce troisième opus. Et effectivement il y a du neuf dans ce jeu. Y a quoi au menu ? L'ensemble des menus est relativement conséquent pour un jeu de ce type, trois modes principaux sont au programme. Le mode "Team Grand Prix" se révèle sans surprise comme le plus complet et le plus passionnant (même si dans le cas présent c'est un bien grand mot). Après le choix du personnage, le joueur s'embarque dans une carrière de pilote où le but est d'arriver en tête à chaque championnat (composé de 4 courses), afin d'accéder à d'autres compétitions et a fortiori à d'autres circuits. Les courses débloquées seront ensuite accessibles dans les sections secondaires comme le mode arcade par exemple. Lorsque les 4 premiers championnats seront gagnés, il faudra les refaire dans une division supérieure avec des moteurs plus rapides…
En attendant de se hisser à l'élite de la discipline, il est indispensable de dépenser à bon escient l'argent acquis pendant les grands prix. Le magasin mis à disposition contient de nombreux accessoires qui une fois installés sur les motos augmentent leurs performances. Malgré la présence des inévitables moteurs et missiles à tête chercheuse, les objets vendus sont dans l'ensemble originaux, ce qui n'est pas pour nous déplaire.
Le deuxième mode est identique au précédent sauf qu'il se déroule en coopération. C'est-à-dire que vous êtes deux pilotes à représenter l'écurie. Bien qu'il se joue en écran splitté, la visibilité est très bonne, on déplore juste une animation moins fluide qu'en solo.
Enfin un petit mot sur le troisième et dernier mode pour dire qu'il n'est qu'un simple mode versus. WipEout + F-Zero = Extreme G 3 Vous l'aurez compris, à part quelques détails secondaires, Extreme G 3 est loin de faire dans l'inédit. La recette est vraiment toute simple : des motos ultra-rapides qui dévalent des circuits dignes de montagnes russes. Déjà avec ce bref descriptif on ne peut s'empêcher de penser à WipEout. Ensuite si je vous parle d'armes pour détruire les adversaires et de turbos, les analogies avec le titre de Psygnosis sont plus que présentes. Mais ce n'est pas tout, les développeurs se sont aussi permis de s'inspirer du F-Zero de Nintendo, puisqu'on remarque des zones de réparation pour les vaisseaux sur le bord des circuits. Non, vraiment, Extreme G 3 n'apporte rien de nouveau au genre, mais après tout ce n'est pas forcément un défaut dans la mesure où ce sont les références qui sont plagiées. Pourtant dans le cas de Extreme G 3, cela ne suffit pas pour l'élever au niveau de l'élite. La faute au…gameplay ! Un gameplay limité Et oui, l'aspect le plus important dans un jeu vidéo est ici bâclé, principalement à cause de l'inertie particulière de ces véhicules qui restent collés à la route. Contrairement aux vaisseaux de WipEout, qui en volant au-dessus du sol obligent à aborder les virages au feeling, de façon toujours différente, les motos de Extreme G ont des comportements beaucoup trop basiques. Il n'y a en effet qu'une seule et unique manière de virer dans les courbes. Alors fatalement (© Aziz), au bout de quelques virages, c'est la lassitude qui s'installe. Le seul effort à fournir est d'être suffisamment à l'affût des difficultés du circuit pour tourner à temps. Car dans Extreme G 3, le vieil adage "moins on cogne et plus on rallie vite la ligne d'arrivée" est plus que vrai. Mais en raison de la vitesse de défilement et de la direction très directe des motos, ce n'est vraiment pas évident de ne pas heurter le bord de la piste à chaque virage. C'est pourquoi apprendre par cœur chaque circuit se révèle indispensable. Les plus grandes montagnes russes au monde Le tracé des pistes est vertigineux. C'est sans aucun doute le seul point sur lequel les développeurs peuvent se vanter de faire mieux que la concurrence. Les vicieux "architectes" ont fait appel à des loopings, des vrilles et des descentes à 90° pour procurer des sensations extrêmes au pilote que vous êtes. L'effet est réussi, d'autant que la vitesse atteinte par les vaisseaux est grisante.
On aurait tout de même apprécié que le reste du décor soit aussi impressionnant que les tracés. Des détails supplémentaires n'auraient pas été de trop dans ces environnements, certes variés, mais terriblement morts. On aurait aussi été partisan de plus d'effets spéciaux et explosions. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.
Le travail des designers est en revanche beaucoup plus réussi au niveau des véhicules dont les lignes dégagent une forte agressivité qui colle idéalement à l'esprit des courses et à la puissance des moteurs.
Un dernier mot pour évoquer la durée de vie du soft, qui est largement pénalisée par le manque évident de circuits. Le championnat demande de les parcourir plusieurs fois et avec des vitesses toujours plus élevées, mais cela ne suffit guère pour compenser le reste. Si refaire les mêmes circuits plusieurs fois ne vous dérange pas, nul doute que le nombre de modes suffira à vous occuper un long moment.
Verdict
Un jeu sans vraiment d'identité, si ce n'est celle de s'inspirer des autres titres qui ont inventé le genre. Extreme G 3 a su conserver quelques bonnes qualités des autres jeux, mais présente aussi des défauts dont le principal est le pilotage "ennuyeux" des motos. Les véhicules collent trop à la route pour varier les plaisirs et procurer du plaisir. Non, ce n'est certainement pas Extreme G 3 qui risque de révolutionner le genre, il se contente d'être moyen et de rester dans l'ombre des concurrents des autres plates-formes. S'il vous plait messieurs de chez Acclaim, faites preuve d'un peu plus de d'imagination la prochaine fois !
Le Village PF

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Son
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