
Extermination
publié le 8 avril 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Horreur
- Genre :Action / Aventure
- 07/06/2001
- inconnue
- 09/03/2001
Sony Computer se faisait plutôt discret sur sa propre console, peut-être que Dark Cloud aurait pu satisfaire les aficionados des jeux Made In Sony mais ce RPG nouvelle génération, malgré les efforts produits par l'équipe de développement, n'arrive pas, par exemple, à la hauteur d'un Zelda. Ne baissant pas les bras, SCEI a donc mis en chantier depuis quelque temps déjà un jeu plus ou moins attendu par la communauté de joueurs : "Extermination". Bouhhhh, rien que le nom nous fait frémir et on imagine déjà que la sombre histoire qui nous attend devrait nous apporter notre dose de sensations fortes.
Premier bonne surprise avec la cinématique d'introduction : c'est beau ! Même si une cinématique ne fait pas la force d'un jeu (cf. The Bouncer), celles réalisées par les studios de DeepSpace méritent le respect.
Tout commence dans les airs par un 24 décembre 2005, l'angle de vue choisi : l'extérieur d'un avion militaire, on approche de la carlingue puis la caméra passe à l'intérieur. On y voit plusieurs militaires surarmés, des membres de forces spéciales, les Red-Light. Votre chef vous explique où vous allez, pourquoi vous y allez et tout ce qu'un bon gradé vous expliquerait avant de partir en intervention. On y apprend donc qu'une base scientifique gouvernementale (Fort Stewart) a perdu tout contact avec l'extérieur et par le plus grand des hasards, celle-ci se trouve dans un coin paumé, cela ne facilitera pas la tâche.
Le but principal de votre mission sera de découvrir pourquoi cette base a été coupée du monde et ce qu'il se passe réellement dans ce complexe. Vous arrivez donc à l'extérieur de la base après un problème de réacteur qui aura obligé votre équipe à sauter en parachute et par la même occasion à dissoudre ces fameux Red-Light. La neige est omniprésente et il faut maintenant trouver un moyen de pénétrer à l'intérieur. Après quelques cabrioles qui doivent être là pour vous familiariser avec les commandes, vous rejoignez un coéquipier en hauteur et rentrez à l'intérieur de Fort Stewart par une énorme bouche d'aération greffée de ventilateurs, dès les premières minutes, ça décoiffe. Une fois rentré, vous.… Je préfère vous laisser découvrir ce qu'il se passe à l'intérieur :)
Un scénario plutôt classique au départ qui ne cessera de se compliquer en avançant dans le jeu, nouveaux personnages sur place et découvertes surprenantes, vous retrouverez au fil des pièces des scientifiques (du petit nombre encore en vie) qui vous expliqueront, de ce qu'ils savent, les problèmes rencontrés ces derniers jours…
Les bases du scénario sont donc posées, intéressons-nous un peu plus en détail aux graphismes. Ils sont tout à fait à la hauteur des jeux actuels et même s'ils n'arrivent pas au niveau de Metal Gear Solid 2 ou Devil May Cry (on reprend toujours les mêmes exemples mais ce sont les références actuelles), ils ont leurs propres charmes, si seulement ce satané aliasing n'était qu'illusion. Hélas ici, ce n'est pas le cas et allez comprendre pourquoi le propre constructeur de la machine n'a pas, soit résolu le problème, soit pris le temps de se pencher sur la question.
Animations ma foi fort bien réalisées, le personnage se déplace avec beaucoup de réalisme, le regarder se mouvoir dans la tempête de neige est remarquable, il pose sa main devant son visage pour se protéger et on le voit avancer tête en avant dans la tempête. Joliment orchestré Monsieur Sony.
Le scénario est donc très prenant (même si je le répète, un peu trop classique à mon goût), les graphismes sont à la hauteur de ce qu'on pouvait en attendre, alors les musiques/bruitages et la durée de vie sont-elles également bien au rendez-vous ?
Les musiques sont plutôt pesantes mais rassurez-vous, dans le bon sens du terme, collant bien, encore une fois, à l'ambiance du jeu, genre Resident Evil, battement de cœur pour faire monter votre adrénaline et mieux vous faire sursauter au moindre évènement, la neige, le vent, le bruit des armes, etc... Ceci est retranscrit à la quasi-perfection, la perfection n'étant pas de ce monde comme dirait l'autre.
Pour finir sur les chapeaux de roues, parlons de la durée de vie. Oui, celle ci est conséquente quand vous êtes un joueur débutant ou occasionnel (même si je doute que ce soit le public visé par Sony) mais le hardcore-gamer finira le jeu en quelques jours seulement et quand vous lancez une partie, c'est très difficile de lâcher la manette. On passe de très bons moments et on aime prendre son temps pour découvrir tous les items cachés qui vous permettront par exemple de booster votre arme.
C'est d'ailleurs une des particularités du jeu, votre arme. Au départ, vous ne possédez qu'un SPR4, très puissant mais qui n'aurait pas fait le poids contre les monstres de fin de jeu. Au lieu de trouver de nouvelles armes à la manière d'un Resident Evil (toujours lui), vous pourrez donc trouver ici de nombreux gadgets adaptables à votre machine de guerre. Fusil à pompe qui vient s'accrocher sous le bout de votre fusil-mitrailleur, fonction snipe, lunette de vision nocturne ou bien encore lance-grenades, etc... Tout y est et les fanas de tuning (si on peut parler de tuning ici) pourront up-grader l'arme à leur guise mais surtout en prévision de la situation, à vous d'effectuer le meilleur choix au bon moment (certains monstres étant plus sensibles à certaines armes mais je n'en dis pas plus).
Votre SPR4 possède aussi une lampe-torche que vous devrez allumer quand vous vous trouverez en endroit sombre, le rendu n'est pas vraiment à la hauteur de nos espérances, de plus il est impossible de se déplacer arme au coude, vous êtes donc obligé de faire quelques pas, mettre votre fusil au coude, lampe-torche allumée, repartir dans le noir puis vous arrêter et recommencer l'opération, frustrant.
Un système de lock automatique a aussi été intégré afin de faciliter les phases de combat, rien à redire là dessus. Dennis Riley (je ne vous avais même pas dis le nom du héros, honte à moi) est aussi équipé d'un couteau qui vous permettra de casser des cadenas par exemple ou de vous battre au corps à corps une fois votre arme vidée de toutes munitions ou mieux encore de désactiver les fils qui alimentent des radars-mitrailleurs.
Une autre particularité du jeu, l'interaction plutôt poussée avec les décors. Dennis peut monter sur les différentes caisses, s'accrocher aux rambardes, escalader des parois, il est très doué ce petit agent du gouvernement et une certaine logique est respectée dans le sens où par exemple et comme je l'ai déjà dis, vous donnez un coup de couteau dans un cadenas, celui-ci cède avec le choc et vous laisse la voie libre, point besoin de trouver la clef. De nombreux autres petits détails sont présents tout au long de l'aventure mais le mieux est de vous laisser les découvrir tant ils sont nombreux.
Verdict
Extermination est un bon jeu, on n'est pas en face du "game of the year" mais ce premier vrai Resident-Evil-Like est une bonne réussite. A noter que pour une fois ce n'est pas Capcom qui s'est engouffré dans la brèche mais bien Sony qui ne nous offre rien d'autre qu'une copie du hit de Capcom mais réussie en presque tous points et qui a le mérite d'apporter pas mal de petites innovations qui en s'accumulant nous offrent un jeu agréable à l'œil comme au paddle. Si vous aimez l'action pure et dure et que "butter" du monstre ne vous fait pas peur (le jeu est réservé tout de même à un public averti) alors Extermination est fait pour vous. Entre deux journées à la plage, le RLMIS (Resident Like Made In Sony) ne vous fera passer que de bons moments...

A partir de 4.5 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie