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Echo Night : Beyond

Echo Night : Beyond

publié le 6 novembre 2005
  • 26/08/2005
  • 27/07/2004

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Soit, mais From Software compte bien faire surgir des peurs et le doute dans chacun de vos mouvements. A mi-chemin entre le jeu d’aventure et le jeu d’horreur, Echo Night Beyond prend le risque d’apporter sa pierre à l’édifice du genre à l’atmosphère travaillée.David Schiffer, magicien des temps modernes et sa ravissante assistante Claudia.L’excellente cinématique nous met tout de suite dans le bain. Tout commence par des évènements inexpliqués sur une base lunaire après une collision avec une navette. Des hommes poursuivis par des fantômes meurent et quittent leur corps. Seul survivant de cette catastrophe, un homme se relève et tente de comprendre ce qu’il s’est réellement passé avant de se souvenir de sa promise : Claudia. Et comme il n’y a plus aucune trace d’elle, son idée est donc de la retrouver coûte que coûte. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour l’amour ?

Sous son scaphandre et équipé d’une simple lampe torche, d’une bague et de la photo de sa femme, il explore les lieux. L’aventure commence réellement lorsque son cœur se met à s’emballer, l’angoisse prend le pas et il se retrouve alors nez à nez avec ce qui semble être l’esprit d’un vieil homme.

L’histoire est une succession de rencontres avec des esprits bloqués dans la réalité. Pas tout à fait mort, votre réussite dépendra uniquement dans votre habileté à régler leur problème pour aboutir, finalement, à résoudre le vôtre. Car leur repos est lié à un objet, un souvenir ou un acte et en les écoutant, vous obtenez une aide, parfois un simple objet, souvent une libération de passage. Sans eux, il n’est pas possible d’avancer. D’autres ont des intensions beaucoup plus belliqueuses et vous pousseront à vous échapper jusqu’au moment où vous trouverez une solution pour vous en débarrasser. Car, seule la fuite sera possible tant la panique provoquée peut amener à la mort. Cet élément du gameplay est fort intéressant puisque c’est parfois grâce à vos battements du cœur que vous trouverez certaines réponses. Mais aussi, si vous vous sentez trop oppressés, il s’emballe jusqu’à aboutir à l’arrêt cardiaque. Passez les 300 pulsations et c’est la fin. Quand une telle menace est présente, les ténèbres affaiblissent également votre champ de vision. Une idée simple mais efficace qui pousse à réagir au quart de tour, fuir à tout moment est le seul salut dans certaines situations jusqu’à ce que l’élément nécessaire à votre progression soit trouvé. Et en l’espèce, vous vous en débarrasserez en activant les trappes de ventilation qui effaceront le brouillard, stigmate de leur présence. Car il n’y a ni BFG, ni fusil à pompe, ni lance-roquettes pour vous dépêtrer de toute cette histoire, ni même un appareil photo comme dans Project Zero. Votre seule arme, c’est votre envie de ne pas finir célibataire, donc votre intelligence. Echo Night Beyond se distingue bien des autres types du genre tel Silent Hill ou Siren en apportant cette touche de réflexion bien peu présente dans ces derniers.

L’autre force de ce titre, c’est le scaphandre, votre prison qui permet de survivre dans les locaux endommagés de la base lunaire. Par conséquent, comme centré sur vous-même, vous entendez parfaitement les battements du cœur, l’accélération de celui-ci couplé à votre respiration et les bruits suspects. Grâce à votre lampe torche et ses différents niveaux de puissance, vous verrez des détails angoissants qui parsèmeront votre aventure.

Et pour une fois, les caméras de surveillance servent à quelque chose d’autre que d’aider à simplement observer... Votre progression dépend souvent de leur bonne utilisation. L’ambiance n’est pas si éloignée que celle du titre de Tecmo car elle est bien amenée, malsaine et oppressante portée par une sonorité particulière des plus réussie notamment les voix des morts, toutes excellentes.Rodriguez, père et fils. Bruiteurs cinéma depuis plus de cent cinquante ans…Tout n’est pas rose. L’ambiance graphique, bien que fort sympathique les premières minutes de jeu, est peu travaillée tant les lieux sont fades. C’est terne, un peu triste, le genre le veut peut être, mais la variété n’est pas vraiment au rendez vous. C’est un peu le risque dans les stations spatiales de ce genre, n’est ce pas ? De plus, les graphismes sont loin de pousser la PS2 dans ses derniers retranchements et quand il arrive que votre champ de vision soit bien dégagé, que vous observez des lieux plus ouverts, des ralentissements se font inévitablement sentir. Cependant, l’ambiance est si forte qu’on passe outre ces petits désagréments.

Malgré toutes ses qualités, Echo Night Beyond souffre de la redondance de certaines situations. Il s’agit de temps en temps de faire des allers-retours, d’appliquer les mêmes schémas pour avancer. Au fur et à mesure, ça se goupille peut être un trop bien. Cette répétitivité entache un peu l’atmosphère unique de ce titre. C’est d’autant plus gênant qu’il est impossible de connaître sa progression. De plus, les déplacements manquent de souplesse. On dirait un vieux FPS comme Wolfenstein, la rapidité en moins. C’est un peu mou et c’est ennuyeux lorsqu’il faut se retourner afin de fuir à toute berzingue au premier spectre rencontré. A cela, on peut rajouter la carte qu’on ne peut mettre en surimpression sur le casque et la montée un peu rapide des battements du coeur. En définitive, le jeu peut fatiguer rapidement l’envie d’aider son prochain. Ah et même la belle et ravissante Claudia est vite oubliée (pourtant elle semblait valoir le coup à sa première apparition dans la cinématique)… Surmonter ces quelques défauts et vous apprécierez tout le reste car il a de bonnes qualités et un certain rythme. Et quant à la durée de vie, elle est comparable aux jeux du genre.

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test écrit par Raphael


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Malgré un gameplay classique et des lourdeurs, Echo Night Beyond se révèle plutôt être une bonne surprise. Très immersif, ce jeu vous fera apprécier d’autant plus la lumière du soleil que vous ne la reverrez plus une fois dans l’aventure. Proposée à moins de vingt euros, la peur n’a jamais été aussi accessible.

- / 10

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6 / 10
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