Driver : Parallel Lines : Test PS2 sur playFrance
Vous êtes ici : Accueil » PS2 » Driver : Parallel Lines » Test
Test de jeu / PS2 / Driver : Parallel Lines
Driver : Parallel Lines

Driver : Parallel Lines

publié le 16 avril 2006
  • 2006
  • inconnue

Après un troisième volet des plus décevants, la série Driver revient sur PS2 avec la ferme intention de reconquérir le cœur des joueurs. En continuant son incursion dans le genre GTA-Like mais sans en reprendre toutes les subtilités, ce Parallel Lines a-t-il des chances de réussir ?

Sorti en juin 1999 sur PlayStation, le premier Driver avait su séduire les foules en proposant un titre axé sur la conduite en milieu urbain. Dans la peau de Tanner, un agent du FBI infiltré dans la mafia, le joueur devait accomplir une multitude de missions au volant de véhicules divers, toutes ayant le point commun de se dérouler dans quatre grandes villes des Etats-Unis. Alors qu’à l’époque les jeux de course proposaient essentiellement d’avaler du bitume sur circuit, Driver permettait de se promener dans une mégalopole et obligeait à user et abuser du frein à main pour négocier au mieux les virages à 90 degrés propres aux villes américaines.

En novembre 2000, le deuxième volet de la série voit le jour et pousse la PlayStation un peu trop loin en voulant améliorer son aspect graphique. Le résultat est une animation à la traîne qui, couplée à trop peu de nouveautés, ne parvient pas vraiment à convaincre. Une bonne idée toutefois, bien que mal exploitée : Tanner pouvait dans cet épisode sortir de la voiture pour se promener à pied, un concept repris et développé dès octobre 2001 sur PlayStation 2 par un certain Grand Theft Auto 3.

De son côté, la série Driver ne débarque sur le monolithe de Sony qu’en juin 2004 après maints reports. Alors que les joueurs ont depuis la sortie du deuxième volet eu l’occasion de découvrir un gameplay bien plus varié et inventif dans les deux premiers volets de GTA, ce Driv3r apparaît alors que GTA San Andreas est attendu quelques mois après. Certes doté d’un moteur physique (issu de Stuntman) bien plus abouti que ses concurrents, ce nouveau Driver pêche par un manque certain de finition et ses nombreux bugs laissent un amer goût d’inachevé. En outre, les phases à pied se révèlent extrêmement décevantes et l’ensemble manque sérieusement d’innovation.Tanner est mort, vive TK !Comme pour stopper la descente aux enfers de la série, Reflections a décidé pour le quatrième volet qui nous intéresse aujourd’hui d’abandonner Tanner au profit d’un jeune garçon appelé The Kid (TK). L’histoire se déroule à New York et débute en 1978 alors que TK est un petit nouveau dans le monde du grand banditisme. Désireux de se faire un nom grâce à ses talents de chauffeur, il rejoint rapidement une bande de malfrats pour le compte de laquelle il effectue diverses missions. Suite à une sombre machination qui le fait accuser de meurtre, il passe 28 ans derrière les barreaux et ressort en 2006, bien décidé à se venger. Un scénario peu inspiré pour un jeu qui manque d’originalité mais qui n’en réserve pas moins quelques bonnes surprises.

Le premier choc de ce Driver Parallel Lines est sa présentation extrêmement soignée : des cinématiques en image de synthèse introduisent chaque évènement important du scénario et celles-ci sont tout simplement magnifiques. Accompagnées de musiques parfaitement choisies, le joueur est immédiatement plongé dans l’ambiance. Cette immersion se poursuit d’ailleurs une fois au volant de sa voiture puisque le New York qui s’offre à nous a été soigneusement modélisé, dans sa version de 1978 comme dans celle de 2006, même s’il faut avouer que les différences entre les deux ne sautent pas forcément aux yeux.

Les rues de la ville ont l’immense avantage par rapport à la concurrence d’être très fréquentées : le trafic y est dense, et les piétons nombreux et variés, le tout étant animé de manière très fluide. En outre, les voitures sont plutôt réussies et le comportement des automobilistes crédible la plupart du temps. Bien sûr, certaines règles du code de la route doivent être respectées (feu rouge, ligne blanche, …) sous peine de se voir poursuivi par des forces de l’ordre qui seront plus ou moins violentes à votre égard selon votre niveau de recherche. Il est toutefois assez étrange qu’elles vous tirent dessus si vous sortez de votre véhicule après avoir grillé un feu rouge !Des missions trop classiquesLes missions accomplies par TK sont variées : de la simple livraison en temps limité au vol de voitures grâce à une dépanneuse en passant par une séance d’intimidation d’un gardien de prison, tous les poncifs du genre sont présents. C’est d’ailleurs là une des principales faiblesses du titre : il ne propose aucune idée innovante qui n’aurait jamais été vue dans un des précédents Driver ou GTA…

Si vous aviez eu le courage de vous attaquer au précédent opus de la série, le bien nommé Driv3r, vous vous souvenez certainement de la grande difficulté des missions au cours desquelles Tanner sortait de sa voiture pour accomplir certaines actions à pied. Rassurez-vous, ces séquences sont bien plus rares dans Parallel Lines mais elles ne sont malheureusement pas beaucoup plus réussies. Certes TK est un peu plus maniable mais le système de verrouillage se révèle parfois très capricieux, et il est tout de même dommage que notre personnage ne sache ni sauter ni se mettre à couvert correctement. On aurait par exemple apprécié de pouvoir le coller à un mur comme l’a récemment proposé l’adaptation vidéoludique du Parrain. En l’absence d’une telle possibilité, les affrontements opposant TK à de nombreux adversaires tournent rapidement à la boucherie, le rôle du bœuf étant généralement endossé par notre personnage !

Par ailleurs certaines phases en voiture se révèlent elles aussi extrêmement difficiles, notamment à cause du trafic évoqué plus haut. Certes, c’est une constante dans la série mais il est parfois vraiment frustrant de recommencer la même séquence plus d’une dizaine de fois. Signalons toutefois qu’aucune des tâches qui vous sont proposées n’atteint le niveau de difficulté de la dernière mission du tout premier Driver : les connaisseurs comprendront ! En outre, la durée de la plupart d’entre elles étant assez longue, Reflections a inclus de nombreux checkpoints qui permettent de ne pas recommencer une mission depuis le début lorsque l’on subit un échec tout près du but. Il n’en demeure pas moins que certaines tâches spécifiques sont ardues, notamment après le passage en 2006.

Outre les missions liées au scénario du jeu, Parallel Lines propose quelques activités annexes comme des missions taxi, des courses sur circuit ou en ville, des poursuites de personnes endettées ou encore des missions de braquage (dans lesquelles on aide le braqueur à échapper à la police). Toutes permettent de récupérer de l’argent qui peut ensuite servir à améliorer ses véhicules (des garages sont disséminés dans la ville) ou à acheter des munitions. De plus, cinquante étoiles sont cachées dans la ville, à la manière des paquets ou des statues d’un GTA : encore un manque d’originalité flagrant !Une conduite jouissiveBercé par de superbes musiques collant parfaitement à l’ambiance du titre et séduit par ce New York des plus crédibles, on en oublierait presque le point essentiel d’un jeu intitulé Driver : la conduite !

Que les amateurs se rassurent, celle-ci est des plus réussies et on retrouve avec bonheur des sensations presque oubliées depuis la fin du premier volet. Le moteur physique utilisé ici est excellent et on sent parfaitement les différences d’accélération et de comportement entre les divers véhicules disponibles : un même trajet se négocie bien différemment selon que l’on est au volant d’un muscle car, d’une dépanneuse, d’un bus ou d’une moto ! De plus, les collisions avec d’autres voitures ou avec des éléments du décor sont impressionnantes et les plus violentes sont capables de réduire en miettes votre bolide.

Bien sûr, il faut savoir jouer avec délicatesse de l’accélération et du freinage (tous deux analogiques) mais aussi donner un sérieux coup de frein à main pour négocier au mieux les virages les plus serrés. C’est d’ailleurs dans ces moments de conduite pure qu’on oublie les défauts de Parallel Lines et qu’on se prend vraiment pour The Kid !

Driver : Parallel Lines - 5 Driver : Parallel Lines - 21 Driver : Parallel Lines - 14 Driver : Parallel Lines - 11 Driver : Parallel Lines - 40 Driver : Parallel Lines - 24 Driver : Parallel Lines - 25 Driver : Parallel Lines - 22 Driver : Parallel Lines - 4 Driver : Parallel Lines - 3 Driver : Parallel Lines - 12 Driver : Parallel Lines - 29 Driver : Parallel Lines - 18 Driver : Parallel Lines - 26 Driver : Parallel Lines - 39



test écrit par Olivier


  • Graphismes

    8 / 10

    Une modélisation de New-York plutôt fidèle, des voitures bien modélisées, des piétons variés, une animation généralement fluide malgré un trafic important. On oublie vite les quelques bugs d’affichage qui surviennent de temps à autres.

  • Jouabilité

    6 / 10

    Si le contrôle des voitures est une vraie réussite, les phases à pied sont toujours aussi frustrantes, la faute à une panoplie de mouvements trop peu fournie et à un lock capricieux. En outre, les missions annexes manquent quelque peu de panache !

  • Son

    8 / 10

    Les divers sons en provenance des voitures, des coups de feu ou simplement de l’environnement sont convaincants, mais ce sont surtout les musiques qui plongent le joueur au cœur de l’aventure !

  • Durée de vie

    7 / 10

    La section de 1978 se termine assez vite mais les missions de 2006 sont d’un niveau autrement plus élevé. Une fois le jeu terminé, il y a peu de chances que vous y reveniez, à part peut-être pour trouver tous les jetons.

  • Fun

    7 / 10

    Les missions liées au scénario sont suffisamment variées en terme d’objectif et de véhicules conduits pour permettre au joueur de s’amuser. En revanche, les missions facultatives sont rébarbatives.

• Des graphismes réussis
• Une bande-son prenante
• Un moteur physique performant

• Des phases à pied toujours aussi pénibles
• Certaines missions extrêmement difficiles
• Peu d’activités en dehors du scénario

7 / 10

Verdict

En gommant une bonne partie des défauts de Driv3r, ce nouveau volet de la série offre une expérience de jeu bien plus convaincante qui saura séduire les fans. En revanche, les nouveautés sont trop rares et les possibilités offertes par Parallel Lines bien pauvres en comparaison de celles proposées par GTA San Andreas. Reflections semble avoir oublié qu’il ne suffit pas de reprendre quelques bonnes idées d’un concurrent, même si ce dernier a lui-même copié par le passé : il faut savoir pousser le concept plus loin !

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Driver : Parallel Lines

Driver : Parallel Lines

7 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 12.71 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes