Test de jeu / PS2 / Dragon Ball Z : Infinite World

- publié le 21 décembre 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :12/12/2008
- Développeur :Dimps
- Distributeur :Atari
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2
L’éternelle PlayStation 2 accueille un énième épisode de la série Dragon Ball Z en cette lucrative période des fêtes de fin d’année. Sommes-nous en présence de l’épisode ultime de la saga ou au contraire de l’épisode de trop ?
Si revoir un jeu vidéo avec San Goku et ses amis faisait chaud au cœur aux premiers épisodes, il faut bien avouer qu’à la fin de l’année 2008, les joueurs que nous sommes commencent à connaître l’histoire des Saiyens sur le bout des doigts. Au compteur nous avons : Dragon Ball Z Budokaï, Dragon Ball Z Budokaï 2, Dragon Ball Z Budokaï 3, Dragon Ball Z Sagas (inédit en Europe), Dragon Ball Z Budokaï Tenkaïchi, Dragon Ball Z Budokaï Tenkaïchi 2, Super Dragon Ball Z, Dragon Ball Z Budokaï Tenkaïchi 3 et maintenant Dragon Ball Z : Infinite World. Neuf jeux vidéo à la gloire du manga d’Akira Toriyama sur la même console, forcément cela provoque une impression de déjà-vu. En attendant un volet digne de ce nom sur PlayStation 3, concentrons-nous sur cette dernière itération sur PlayStation 2.Dragon Ball Z Budokaï 3.1Après une cinématique en images de synthèse dans la droite lignée des précédents volets, nous voici devant cet Infinite World. Même monde, mêmes méchants à l’affiche et mêmes héros blondinets prêts à en découdre. Les habitués seront en terrain connu et retrouveront le mode Mission Dragon correspondant au mode histoire, un mode Duel pour affronter un ami, un mode Entraînement pour maîtriser les techniques des personnages, un mode Tournoi et un mode Modification pour modifier les capacités de ses persos avec un système de capsules. Rien de nouveau sous le soleil donc.

Le mode histoire – mode Mission Dragon – couvre l’ensemble de la série Dragon Ball Z, depuis l’arrivée des Saiyens sur Terre jusqu’à la fin de Buu. Les films d’animation DBZ ainsi que de nombreux épisodes de Dragon Ball GT sont également contenus dans ce DVD. Au total, une quarantaine de personnages répond présent ainsi qu’une centaine de transformations. C’est déjà bien mais reste cependant loin des 160 personnages, transformations comprises, de Tenkaichi 3. Ce mode histoire reprend le système de carte proche de Budokaï 2, carte sur laquelle on marche jusqu’à un objectif à remplir. Quelques 136 missions n’attendent que vous avec quelques entraînements et de nombreux mini-jeux.
Seule véritable et à vrai dire mauvaise nouveauté de cet épisode, ce mode Mission Dragon est pollué de mini-jeux plutôt grotesques dans lesquels il faut passer dans des anneaux avec un Goku lourd comme du plomb, courir le long de la route du dragon qui mène à la planète Kaïo, attraper le singe, casser des briques, détruire Cell avec le Kikoho ultime… Inutiles et mal réalisées (clipping omniprésent, décors vides à souhait), ces phases ne servent qu’à gonfler artificiellement la durée de vie et à apporter un peu de sang neuf anémié à cette production.

Cette perte de temps passée, on se retrouve dans des affrontements en tout point identiques à ceux de Budokaï 3 avec le retour des combats en face à face. Commandes, graphismes, animations et coups sont les mêmes que dans le jeu de 2004. Honnêtement, on pourrait jouer au jeu des sept différences entre les deux indéfiniment tant ils sont similaires. Les systèmes d’esquive, de charge et de capsules sont donc toujours présents, et seuls des nouveaux personnages (et les mauvais mini-jeux) confirment que l’on possède bien un nouveau jeu. C’est vraiment pauvre et surtout laisse planer le doute quand aux bonnes intentions d’Atari. Derrière ce titre se cache le contenu de Budokaï 3 avec des personnages de Dragon Ball GT et des mini-jeux anecdotiques. Les autres modes sont également de simples copier/coller des anciennes versions, inutile de s’attarder dessus.L’épisode de tropLes graphismes sont les mêmes que Dragon Ball Z Budokaï 3 et accusent donc forcément un coup de vieux de quatre ans. Les costumes sont les mêmes, les personnages ont le même nombre de polygones et les arènes n’ont pas bougé d’un iota. Les coups spéciaux et attaques ultimes utilisent les mêmes procédés, les dégradations des vêtements ne sont plus là. Les cut-scenes les plus importantes sont désormais en images de synthèse et non plus réalisées avec le moteur du jeu sans que la différence saute aux yeux. Les thèmes musicaux sont pratiquement identiques, tout comme les dialogues en anglais ou japonais. Les fidèles remarqueront également la présence d’un micro-jeu pendant les temps de chargement, comme dans chaque volet. Sur PlayStation 3, ce jeu aurait pu trouver son public et serait, de toute façon, plus complet que le limité Burst Limit mais en l’état sur PlayStation 2, il ne s’agit que d’une exploitation de la licence avec très peu de valeur ajoutée.

Si vous êtes complètement hermétique au système de jeu de la série des Tenkaichi et que vous avez honteusement zappé le très bon Budokaï 3, vous pouvez à la rigueur considérer que ce titre vaut ses 40 euros. Dans le cas contraire, restez sur vos acquis et gardez vos deniers pour acheter une PlayStation 3 !
• Nombreux personnages
• Combats dynamiques
• Impression de déjà-joué
• Mini-jeux inutiles
• Usure de la licence
Verdict
Ne vous y trompez pas, ce Dragon Ball Z Infinite World n'est qu'une pâle copie de Dragon Ball Z Budokaï 3 avec de ridicules mini-jeux entre deux combats, et non pas l'épisode ultime de la série. Quelques nouveautés anecdotiques viennent se greffer au contenu (graphisme, animation, système de jeu) du jeu de 2004. Restez donc sur Dragon Ball Z Budokaï Tenkaichi 3, le volet le plus complet à ce jour et pour longtemps.
Le Village PF

Graphismes
5 / 10Les mini-jeux sont bâclés : le clipping couvre l'horizon, les décors sont vides au possible. Les combats ont la réalisation d'un jeu PS2 de 2004. On a connu mieux sur cette console.
Jouabilité
6 / 10Les déplacements de Goku durant les mini-jeux sont lourds et maladroits. Pour les combats, ce sont les mêmes que dans Dragon Ball Z Budokaï 3. Rien de plus.
Son
5 / 10Voix officielles pour les personnages, en anglais ou en japonais. Musiques d'ambiance déjà entendues, mais loin de la qualité des musiques officielles toujours absentes en Europe !
Durée de vie
6 / 10136 missions pour débloquer 40 personnages, il y a quand même de quoi faire à condition de zapper les mini-jeux.
Fun
5 / 10L'impression de déjà-joué nuit gravement au plaisir de jeu, il est temps de ressortir une autre licence du catalogue d'Atari, Saint Seiya par exemple.