
Depuis quatre ans maintenant, Atari nous livre chaque année et à la même période une nouvelle version de sa série à succès : Dragon Ball Z Budokai. Exploitant à merveille un univers connu de toute une génération, l’éditeur français est parvenu à éviter le piège des adaptations ratées pour le plus grand bonheur des fans. La version 2005 est marquée par bon nombre de changements à commencer par une nouvelle vue qui chamboule tout ce que l’on connaissait de Budokai.
Goku, Gohan, Végéta, Trunks, Broly, difficile de ne pas (re)connaître ces noms. Créé et réalisé par Akira Toriyama, le manga retrace l’histoire de Son Goku et de ses amis. Un parcours atypique pour ce jeune garçon venu d’une autre planète et qui deviendra au fil du temps un formidable combattant. Des guerriers aux styles de combat différents, des ennemis charismatiques et un humour omniprésent, voilà de quoi résumer le manga. Si au début notre jeune ami Son Goku fait tout pour devenir un expert en arts martiaux, son approche du combat va radicalement changer en découvrant le Ki, l’énergie pure. Le Ki est à la base de toute vie mais une fois concentré entre vos mains il peut devenir une arme destructrice. De cette approche est né le célèbre kaméhaméha et autres attaques d’énergie. Transposez cela en jeu vidéo et l’on obtient un jeu de combat où boules d’énergie et techniques sont au cœur du gameplay.
Après une introduction qui nous plonge directement au cœur du manga, on se retrouve face au menu général où chaque écran est animé par les différents personnages. On commence avec le mode Portails qui, comme son nom l’indique, retrace les principaux événements du manga. L’arrivée de Raditz puis des Sayens, le départ pour la planète Namek et l’infâme Freezer, la première transformation en super guerrier, les cyborgs, Cell, Bou Bou et ses multiples transformations/fusions, tout y passe. Ajouté à cela les OAV (histoires tirées du même univers sans pour autant avoir un lien avec les épisodes) où vous serez ravis de retrouver Broly, Bojack, Baddack, Cooler et bien d’autres. Une partie de Dragon bal GT est représentée avec un combat contre Super C17 et Baby. Un mode histoire des plus complets donc. Chaque saga commence par un résumé de la situation puis avant chaque combat les protagonistes conversent et font avancer le scénario. On aurait aimé avoir de vraies scènes cinématiques mais il n’en est rien. Seules les introductions et les conclusions sont l’occasion d’admirer nos héros en pleine action. Les fans du manga s’amuseront d’ailleurs à observer avec attention ces séquences puisqu’elles reprennent au mieux la mise en scène de l’animé. Un gage de fidélité et une immersion renforcée.
Après avoir choisit votre saga, une succession de combats vous attend. Certains sont obligatoires pour débloquer les suivants d’autres non. Mais pour valider un combat il faut en respecter les conditions : Eliminer l’adversaire (en temps illimité ou en moins de deux minutes), survivre à ses attaques pendant 60 secondes ou encore l’achever avec une attaque précise. Tous les personnages les plus marquants de la série passent entre vos mains, il existe même des scénarios alternatifs où vous incarnez Cell par exemple et dans lesquels vous devez vaincre tout le monde pour prouver que vous êtes le guerrier parfait.
Si vous voulez tester votre endurance, Hercule Satan vous invite à venir dans l’un de ses deux modes de jeux de la section Combat Ultime. Dans le premier nommé Classement 100 Super Guerriers, vous devez atteindre la première place d’un classement : vous partez de la centième place, chaque victoire rapporte des points et les défaites en font perdre. Vous progressez généralement place par place mais de temps à autre un personnage situé cinq places au-dessus de la vôtre vient vous provoquer. Si vous remportez le combat vous grimpez de cinq places. Le deuxième mode intitulé Entraînement peut s’apparenter à un survival où les combats s’enchaînent jusqu’à votre défaite. Un bon moyen d’évaluer vos compétences.
Difficile d’imaginer un jeu de combat sans mode tournoi ni mode versus. Rassurez-vous ce Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi ne manque pas à la règle. Le mode Championnat du Monde vous proposera donc d’affronter un certain nombre d’ennemis (en fonction de la difficulté choisit) avant de monter sur la première marche du podium. Plusieurs joueurs humains peuvent prendre part au tournoi et n’oubliez pas qu’ici vous ne devez pas toucher le sol en dehors du Tatami. Le mode Duel vous permettra de provoquer l’un de vos amis (ou le système) et de réaliser des combats mémorables dans l’un des nombreux décors disponible. Certainement l’un des aspects le plus intéressant du jeu tellement les combats y sont jubilatoire et dynamique. On continue notre petit tour des modes de jeu avec le mode Entraînement. Comme ses prédécesseurs ce dernier se divise en deux variantes : un entraînement guidé où des vidéos vous détailleront toutes les subtilités de cette nouvelle prise en main et un entraînement libre paramétrable.
Autre mode de jeu qui a son importance : le magasin, nommé ici Evolution Z. C’est ici que la personnalisation de votre combattant prendra toute sa valeur. En effet lors de vos exploits dans le mode histoire vous aller gagner de nombreux artefacts aux caractéristiques multiples. Vous pouvez les attribuer à votre personnage selon votre bon vouloir. Rien de bien nouveau par rapport aux anciens Budokai, me direz-vous ? Dans le principe oui. Sauf que la nature des capsules est différente puisqu’elles n’influent que sur des aptitudes de votre combattant et non sur ces techniques d’attaques (qui maintenant dépendent du « niveau » de votre perso rappelons le) et que le système de fusion intégré par les développeurs pousse la personnalisation à un niveau supérieur !
A moins d’avoir hiberné(e) ces derniers mois, vous aurez sans doute remarqué que la vue a changé. Oubliez le 2 contre 2 en face à face, place à un vrai espace en 3 dimensions. Un détail qui apporte mine de rien son lot de nouveauté : il a d’une part fallu repenser la prise en main et d’autre part rendre le tout aussi fun que les anciens. Côté maniabilité le titre s’en sort avec les honneurs avec des touches idéalement placées. Un temps d’adaptation est cependant nécessaire pour les habitués de la série mais on se retrouve rapidement à envoyer un Masenko sur son adversaire tout en apprenant à gérer son espace. Sur cet aspect là aussi le changement est significatif, les niveaux sont vastes, très vastes si l’on prend en compte la gestion de l’altitude. Exit aussi les transformations pendant les combats. Longtemps sujet de discussions entre les fans cette décision de la part des développeurs ne s’est pas prise sans réflexions. Le jeu dans son ensemble et le mode Portails plus particulièrement, ont été réalisés de sorte que ce paramètre prenne tout son sens.
Visuellement parlant on se prend une claque à chaque attaque d’énergie ou au moindre mouvement prétexte à de nombreux effets de lumières. Les décors ne sont pas en reste avec des lieux familiers qu’on prendra un malin plaisir à réduire en poussière grâce à une interaction avec le décor dès plus poussée. Bon point aussi pour les bruitages, on redécouvre les bruits et les cris surtout qui ont bercé notre enfance. Les voix japonaises sont définitivement un plus, on regrettera par contre l’absence des musiques originales de l’animé qui auraient contribué à n’en pas douter à renforcer l’immersion. A noter que la durée de vie affichée est bien supérieure à ces prédécesseurs, un fait notamment dû à une difficulté élevée en mode normal. Difficile de résister plus de 60 secondes à un Freezer déchaîné ou à un singe à la puissance de frappe démentielle. Des ennemis qui ont aussi une fâcheuse tendance à enchaîner les attaques spéciales sans temps mort.
Verdict
En résumé, ce Dragon Ball Z Tenkaichi apportent son lot de nouveautés et parvient à renouveler le gameplay d’une série de qualité. En prenant certains choix, Spike a su créer un titre complet et fidèle à l’univers de Toriyama grâce à une réalisation de qualité et une immersion totale. Seules petites ombres au tableau, la prise en main délicate au début et la difficulté élevée.

A partir de 8.45 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie