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Test de jeu / PS2 / Devil Kings
Devil Kings

Devil Kings

publié le 12 août 2005
  • 03/02/2006
  • inconnue

Une série comme Dynasty Warriors qui se vend à des millions d’exemplaires à chaque édition, forcément ça fait réfléchir les autres éditeurs. Après un Chaos Legion qui n’a pas eu le succès escompté, Capcom se remet au Beat’em all avec Sengoku Basara, le petit nom japonais de Devil Kings, et tente d’imposer son style face à la référence du genre.A la conquête du japon Ceux qui connaissent le titre de Koei ne seront donc pas dépaysés par le principe du jeu qui consiste à combattre seul face une armée entière. Même dans la configuration des touches la ressemblance est frappante. En effet avec la croix pour sauter, la touche carrée que l’on martèle à tout va pour donner des coups, la touche triangle pour les attaques de charge et la touche rond pour enclencher son Basara (le Musou local), on retrouve la configuration type du titre de Koei. C’est donc une prise en main simple et rapide qui vous attend, ajoutons à cela la touche L1 pour le changement d’arme, la touche R1 pour se protéger, et le duo L2/R2 pour replacer la caméra dans le dos du personnage. Cette dernière étant totalement libre vous pouvez aussi la contrôler avec le stick droit.

Vous commencez le jeu avec très peu de personnages mais au fur et à mesure que vous finirez le mode scénario vous rencontrez d’autres combattants qui seront à leur tour disponibles. Au total 16 personnages, avec leur propre histoire et les raisons qui les poussent à se battre, seront jouables. Avant chaque bataille, vous aurez une carte du Japon simplifiée avec un jeu de couleur désignant les territoires acquis par les combattants, à la fin d’une bataille vous prenez le contrôle du territoire attaqué et la situation des autres évolue également ce qui fait que selon vos choix vous n’aurez pas à affronter tous les adversaires. En de (trop) rares occasions c’est votre territoire qui se fait attaquer.

Ensuite un inventaire se présente à vous. Il est important de bien se préparer, on n’échappe donc pas aux items qui vous rendent plus forts, plus rapides, moins sensibles aux flèches, etc...Et avec seulement trois cases à disposition vous n’aurez pas le droit à l’erreur. Chaque personnage dispose en moyenne de 5 armes (à trouver) mais vous ne pouvez en choisir que deux pour la bataille. La différence se situe dans l’attaque de charge qui changera selon l’arme, le reste est inchangé. Une attaque de charge qui servira essentiellement à briser les défenses les plus solides.

Deux barres en bas à gauche de votre écran vous renseignent sur l’état de votre guerrier, la première représente sa vie alors que la seconde est votre jauge de Basara. Cette dernière se remplie au fur et à mesure des combos ou par items, une fois au maximum vous pouvez enclenchez une attaque dévastatrice et réellement impressionnante. La vie de vos ennemis est visible au dessus de leur tête. Idem pour les boss avec en plus une barre de vie en haut à gauche, utile si jamais il n’est plus dans votre champ de vision. En haut à droite de l’écran vous pouvez d’un simple coup d’œil visualiser l’état du champ de bataille sur une carte : les forces en présence, les portes à ouvrir et la localisation du boss.

Le principe de jeu se limite bien souvent à avancer en frappant à tout va pour atteindre le boss. Mais de temps en temps des mini défis apparaissent : rattraper un officier qui s’enfuit à cheval, battre un certain nombre d’ennemis ou encore défendre son camp ; par exemple une mission consiste à empêcher qu’un trop grand nombre de cavaliers ne rentrent dans votre base. Matérialisée par une barre de couleur bleue qui diminue en fonction du nombre d’ennemis qui ont passé votre porte, la partie prend fin si elle arrive à zéro.Une ambiance hors norme S’il y a bien une chose qui peut différencier Devil Kings du titre de Koei c’est bien l’ambiance. Autant Dynasty Warriors possède un background historique avec l’histoire des trois royaumes et des guerriers aux valeurs nobles autant Devil Kings se repose sur des personnages aux motivations diverses et souvent insolites. Le jeu ne tombe pas non plus dans l’absurde, il reste très bien équilibré, Nobunaga reste Nobunaga et sera toujours démoniaque, à l’opposé on a la petite Itsuki et son énorme marteau.

Une troupe ennemie est dirigée par un chef, si vous éliminez ce dernier le reste s’en trouvera désorienté et donc plus facile à rayer de la carte. De même il existe différentes manières d’appréhender un niveau : examiner chaque recoin et abattre chaque adversaire ou courir directement vers le boss le plus souvent visible sur la carte dès le début. L’inconvénient de la deuxième méthode est que votre niveau n’évoluera que très peu. Pas assez en tout cas pour aborder les différents modes de difficulté. Dès le début vous avez le choix entre normal et difficile alors qu’un mode de difficulté ultime se débloque après avoir fini le mode difficile avec les 16 personnages. Il faut reconnaître que le mode normal s’aborde sans trop de difficulté, et c’est d’autant plus vrai avec les personnages principaux naturellement puissants. Ce qui nous permet d’arriver facilement au niveau 10 à la fin d’un scénario et d’appréhender le mode difficile plus sereinement.

Les ennemis de base ont une intelligence plus que limitée puisqu’ils ne vous attaqueront que rarement. On peut se trouver au milieu d’une troupe sans attaquer ce n’est pour autant qu’ils se jetteront sur vous, mise à part le chef toujours plus entreprenant que les autres. Rassurez vous cette affirmation ne se vérifie pas dans les modes de difficulté plus élevés. Les boss de fin de stage sont bien souvent des personnages jouables, vous connaissez donc leurs styles et leurs attaques et contrairement à leurs subalternes ils sont très actifs et n’hésitent pas à vous le montrer.

La prise en main est dès plus simple et on se retrouve rapidement à enchaîner combos et Basara devant les hordes d’ennemis. Ennemis qui, signalons-le, ont le mérite d’être variés dans un même niveau. En effet on passe du simple guerrier, aux kamikazes qui se précipitent sur vous en hurlant ou encore ces géants qui font tournoyer une poutre à pleine vitesse. Les ennemis les plus agaçants sont sans aucun doute les archers : jamais seul, toujours à bonne distance ils n’hésiteront pas à vous gêner dans vos mouvements. Vous rencontrez même des ennemis avec un coffre sur le dos, c’est certainement le seul ennemi du jeu qui vous fuit et pour lequel vous n’éprouvez que de la sympathie puisque son précieux bagage s’avère toujours utile Un autre ennemi à première vue inoffensive mais qui a une importance stratégique : c’est le sonneur de renforts. Ce dernier prend ses distances et sonne la corme pour appeler des troupes supplémentaires. Pourquoi est-il si stratégique ? Deux cas de figure, vous êtes mal au point : il sera probablement votre cible prioritaire. Vous êtes en pleine forme mais votre jauge de Basara est à sec : faites venir une petite troupe ennemie histoire de la remplir plus rapidement.

D’un point de vue technique Devil Kings bénéficie d’une réalisation de très bonne facture, des effets de lumière qui flattent la rétine. On n’échappe pas à l’éternel profondeur de vue plus que moyenne ainsi qu’à une bonne dose de clipping quand un grand nombre d’ennemis est présent à l’écran.
Le jeu propose également des musiques et des thèmes très agréables à écouter et il en va de même pour les bruitages liés à votre activité. Côté mise en scène, il y en a pour tous les goûts, des cinématiques de qualité mais aussi et surtout des scènes en dessins animés façon manga qui collent parfaitement aux personnages. La durée de vie est plus que satisfaisante entre les personnages à débloquer, les modes de difficulté, les items et armes à trouver et le niveau des combattants à faire évoluer. Ajoutez à cela un mode libre qui vous permet de refaire les stages avec n’importe quel guerrier débloqué puis un mode bonus comprenant vidéos, musiques et artworks à compléter au fur et à mesure.

Devil Kings - 149 Devil Kings - 139 Devil Kings - 132 Devil Kings - 136 Devil Kings - 143 Devil Kings - 128 Devil Kings - 126 Devil Kings - 112 Devil Kings - 109 Devil Kings - 91 Devil Kings - 89 Devil Kings - 84 Devil Kings - 75 Devil Kings - 69



test écrit par Sébastien


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

8 / 10

Verdict

Quand Capcom se met au beat’em all on peut s’attendre à un jeu de qualité. Devil Kings ne déçoit pas et s’impose non pas par sa réalisation qui souffre de quelques défauts mineurs mais par son ambiance accrocheuse et la présence d’une galerie de personnages aux styles différents.

- / 10

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Devil Kings

Devil Kings

8 / 10
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