
Destroy All Humans!
publié le 8 juillet 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Pandemic Studios
- Distributeur :THQ
- Genre :Action
- 24/06/2005
- inconnue
- inconnue
Depuis la création du jeu vidéo, nous n’avons cessé de repousser des hordes d’aliens belliqueux venus envahir notre bonne vieille Terre. Aujourd’hui Pandemic Studios et THQ vous proposent d’inverser les rôles : vous êtes Crypto et avez pour but d’envahir la planète. Les humains n’ont qu’à bien se tenir !Là où il y a du gène…Votre peuple, les Furons, est dans une situation critique : doté d’une technologie très avancée, il a toujours cherché à améliorer son patrimoine génétique par l’intermédiaire d’expériences diverses et variées. Seulement voilà, l’une des manipulations a mal tourné et les Furons sont désormais privés d’organes génitaux, empêchant toute reproduction ! Leur seule chance de survie réside maintenant dans le clonage de l’espèce.
Pour réparer leur bévue, vos congénères ont besoin d’un ADN non modifié qui leur permettrait de recréer des êtres normaux, aptes à perpétuer votre civilisation. Par chance, il existe une planète sur laquelle les habitants conservent dans leur gènes de l’ADN Furon non modifié : il y a quelques siècles, des membres de votre espèce ont séjourné sur cette planète pendant une longue période et, une chose en amenant une autre, ils ont été amené à se rapprocher des indigènes…
Vous êtes Cryptosporidium 137 et, sous les ordres de votre chef Pox vous allez devoir vous rendre sur cette planète afin d’y accomplir plusieurs missions visant à en permettre l’invasion. Direction : la Terre !Une progression connue !Le jeu se déroule par mission, chacune prenant place dans l’une des 6 régions disponibles dans le jeu. L’ordre de ces missions est défini et les régions sont débloquées les unes après les autres, au fur et à mesure de la progression dans le scénario. Bien entendu, chaque région est le théâtre de plusieurs missions. En tout, vous devrez en accomplir 22 pour connaître le dénouement de l’histoire.
Dès votre arrivée sur Terre, durant la mission servant de didacticiel, vous découvrez que les phases de jeu sont de deux types : les phases à pied, et les phases à bord de votre soucoupe volante. Au cours des missions principales, vous devrez alterner entre les deux selon les ordres de Pox. Si vous n’êtes pas en mission, vous pouvez librement choisir de vous déplacer selon l’une ou l’autre méthode.Trois kilomètres à pied, ça use, ça use…Lorsque vous êtes à pied, vous dirigez Crypto. Afin d’accélérer ses déplacements dans les vastes environnements offerts par le jeu, notre petit alien est équipé d’un jetpack que vous pouvez utiliser quand bon vous semble. En revanche, il ne peut être allumé plus de quelques secondes d’affilée et il faut alors se poser avant de pouvoir réenclencher cette propulsion.
Au cours de ses pérégrinations, Crypto croise de nombreux humains, par lesquels il est immédiatement repéré s’il n’y prend pas garde. Afin de rester discret, il a à sa disposition un holobob : en pointant son viseur sur un humain situé à quelques mètres et en pressant le bouton rond, cet instrument permet à Crypto de prendre l’apparence de la cible visée. Ainsi déguisé, il peut déambuler dans les rues sans être inquiété (jusqu’à l’apparition des hommes en noir du Majestic, mais ne gâchons pas la surprise !).
Très utile, l’holobob a le défaut de ne pas fonctionner éternellement : son utilisation puise dans les ressources psychiques de Crypto, symbolisées à l’écran par une jauge. Cette dernière n’est pas uniquement consacrée au déguisement mais sert aussi lorsque Crypto utilise ses divers pouvoirs : en effet les Furons sont notamment capables d’hypnotiser les humains, de scanner leur cerveau afin d’en connaître les pensées, d’extraire l’ADN Furon de ces mêmes cerveaux et de déplacer des objets par la seule force de leur esprit (télékinésie). Si le scan permet de remplir la jauge de Crypto, tous les autres pouvoirs la consomment à vitesse grand V !
Bien sûr, un Furon ne peut pas s’appuyer uniquement sur ses pouvoirs mentaux pour faire face à des humains belliqueux équipés de fusils, de chars, de robots et de mutants bénéficiant eux aussi de pouvoirs extraordinaires. Pour être de taille, il lui faut utiliser les armes les plus performantes de sa civilisation. Ainsi, le Zap-o-Matic permet d’éléctrocuter sa cible, la sonde anale de la rendre folle jusqu’à ce qu’elle perde connaissance, le rayon désintégrateur de la brûler totalement et le détonateur à ions de lancer des explosifs dont vous commandez ensuite la détonation. Alors que le désintégrateur et le détonateur sont particulièrement efficaces, ils sont trop brutaux dans certains cas : en les utilisant, votre victime est désintégrée et vous ne pouvez alors plus extraire l’ADN de son corps sans vie. Hors, cet ADN est l’une des raisons de votre venue sur terre, et vous en aurez besoin pour améliorer votre armement et débloquer certaines missions.
Attention toutefois lorsque vous entreprenez une opération de récupération d’ADN : vous allez très rapidement alerter les autorités et celles-ci prendront toutes les mesures qui s’imposent pour arrêter le massacre. Le niveau d’alerte comporte quatre degrés : le premier est lié à votre découverte par les civils, le second à l’intervention de la police, le troisième à celle de l’armée et enfin, le quatrième vous permettra de faire connaissance avec l’organisation Majestic !Un OVNI destructeur Les missions se déroulant à bord de votre soucoupe volante impliquent la plupart du temps la destruction d’ennemis précis (robots, chars, troupes armées,…) ou de bâtiments (« j’en ai marre de cette ville, rase-moi tous les bâtiments Crypto ! »). Pour vous permettre d’exécuter les ordres de Pox, votre vaisseau est lui aussi équipé d’armes dévastatrices : le rayon mortel est une sorte de laser permettant de réduire en cendre votre objectif, le grondeur sonique envoie une onde de choc sur la cible et le destructeur quantique largue des bombes a large rayon d’action.
Outre ces armes agressives, votre vaisseau possède aussi un kidnappo-rayon grâce auquel il est possible de capturer des humains et de les déplacer ailleurs sur l’aire de jeu. L’idée paraît intéressante mais force est de constater que le scénario n’en tire pratiquement pas profit puisqu’une seule mission principale nécessite son utilisation.
De la même manière que vos exploits piétons peuvent vous valoir l’intervention des forces de l’ordre, vos action à borde de la soucoupe peuvent aussi faire monter le degré d’alerte. Vous n’avez rien à craindre de la police qui ne dispose que de pistolets ou de fusils mais l’armée n’hésite pas à déployer ses chars et des éléments de DCA. Vous voilà prévenus !Besoin d’un coup de pouce ?Alors que les premières missions n’entraînent que rarement des rencontres avec des ennemis retors, les choses se compliquent dès l’apparition du Majestic : mieux équipés que les soldats, ses membres possèdent des armes plus dangereuses et des machines plus coriaces.
Pour lutter à armes égales avec ces nouvelles menaces, Pox met régulièrement au point des améliorations pour vos armes et votre soucoupe. Malheureusement, Pox n’est pas un philanthrope et vous devez le rémunérer en ADN sonnantes et trébuchantes (sisi !) pour obtenir ses inventions. C’est là l’une des deux seules utilisations de l’ADN que vous récupérez en cours de jeu, la seconde étant de débloquer des missions du mode scénario. De cette dernière idée émane d’ailleurs une forte impression de rallongement artificiel de la durée de vie du jeu…En liberté contrôlée ! Nous l’avons déjà mentionné, l’aire de jeu de Destroy All Humans est vaste et il est possible de visiter l’environnement sans pour autant être en mission. Ces éléments nous avaient conduit lors de notre preview à comparer le système à celui d’un GTA. Après avoir complété la version finale du jeu, il convient de faire quelques ajustements.
Tout d’abord, là où un GTA San Andreas offre un état entier chargé en streaming, Destroy All Humans compte 6 régions différentes, chargées avant chaque mission. La technique du streaming est utilisée ici aussi mais le résultat est bien moins impressionnant compte tenu de la grandeur de chaque région. En outre, si vous tentez de dépasser les limites imposées par le jeu, Pox vous rappelle à l’ordre en vous demandant de rejoindre l’endroit de votre mission, chose étonnante lorsque l’on visite librement et que nous ne sommes justement pas en mission ! Si vous décidez de ne pas écouter votre chef, la soucoupe rentre automatiquement au hangar du vaisseau amiral.
Comme dans GTA il est possible de remplir des missions annexes, sortes de défis, en dehors du fil conducteur de l’histoire. Là encore une différence existe puisque les défis de Destroy All Humans sont principalement de deux types : détruire un certain nombre d’objets, d’animaux ou d’humains, ou bien faire une course dans la région. La diversité n’est donc pas au rendez-vous et on peine à se motiver pour terminer toutes les missions annexes.
Enfin, Destroy All Humans reprend l’idée des paquets cachés de GTA par l’intermédiaire de sondes disséminées à travers les 6 régions du jeu. Chacune d’entre elles rapporte 75 ADN, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on a besoin d’une quantité importante pour acheter les améliorations de Pox.RéalisationBien que l’aspect graphique du jeu ne soit pas extraordinaire, il convient parfaitement à l’ambiance créée par le scénario et à son humour omniprésent : la modélisation de Crypto est correcte, et ses attitudes particulièrement amusantes surtout lors des cut-scenes gérées par le moteur graphique du jeu.
Les humains bénéficient eux aussi d’une réalisation acceptable, même si leurs mouvements paraissent rarement très naturels. En revanche, on apprécie leur diversité, particulièrement en ce qui concerne la population civile et les membres du Majestic.
Les environnements sont assez inégaux mais dans l’ensemble agréables à parcourir. On est parfois étonné de trouver quelques recoins trop déserts (entendez par là qu’en dehors du sol il n’y a que 2 ou 3 buissons dans le paysage !) mais ces moments restent assez rares. La modélisation des bâtiments est par contre assez grossière, même si les textures parviennent à habiller un peu ces grosses boîtes.
L’animation est rarement prise en défaut, à l’exception du combat final au cours duquel de nombreux ennemis apparaissent simultanément. En revanche le procédé de streaming évoqué plus haut exhibe encore parfois les défauts qu’on lui connaît : certains objets apparaissent très tardivement et le problème détériore encore un peu une qualité graphique qui n’en avait pas vraiment besoin. On regrette tout particulièrement que ce défaut soit présent même au cours de cut-scenes : il est assez dérangeant de voir et d’entendre Crypto menacer un adversaire de l’atomiser alors que son désintégrateur n’est pas encore apparu entre ses mains !
Côté sonore, les bruitages sont convaincants et les dialogues tout simplement savoureux : si le scénario de Destroy All Humans est décalé, les échanges verbaux entre les différents protagonistes sont tout simplement déjantés et parfois franchement drôles. Précisons toutefois que les voix sont en Anglais, et les sous-titres en Français.
Verdict
On attendait énormément de Destroy All Humans, peut-être un peu trop, les quelques heures passées sur la preview n’ayant pas été suffisantes pour mettre à jour la relative répétitivité du jeu.
Malgré ce défaut, il serait dommage de bouder notre plaisir : ce titre est extrêmement amusant, souvent drôle, correctement réalisé, et la liberté d’action est bien présente, même si l’on aurait souhaité qu’elle offre plus de diversité.
A lui seul, l’humour délirant de Destroy All Humans, tournant en dérision divers grands classiques de la science-fiction, mérite qu’on s’intéresse au jeu. Si vous n’avez pas la possibilité ou l’envie de vous acheter ce titre, nous vous conseillons tout de même de l’essayer !

A partir de 11.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie