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Death by Degrees

Death by Degrees

publié le 4 avril 2005
  • 13/04/2005
  • 2005

Alors que l’on attend avec impatience le cinquième Tekken, prévu en juin, l’un de ses personnages emblématiques lui fait une petite infidélité pour vivre une aventure en solo. Dans Death By Degrees, le joueur incarne la très sexy Nina Williams. Prêt à embarquer pour une croisière infernale ?

L’histoire débute par une interminable cinématique en images de synthèse. Si la qualité est irréprochable, notamment la modélisation des personnages, leurs animations et la fluidité, la durée est bien trop longue pour captiver entièrement le joueur, qui n’a alors qu’une envie : zapper au plus vite pour commencer cette aventure dans la peau de Nina Williams. Le scénario n’est certainement pas le point fort de Death By Degrees, mais il reste un excellent prétexte pour prendre part à une immense boucherie : Nina embarque clandestinement dans un navire pour enquêter sur les agissements de la mystérieuse société Kometa. Cette dernière se livre à un immense trafic d’armes en direction des anciens pays du bloc soviétique. Les fans du célèbre jeu de combats de Namco seront ravis de retrouver en plus de l’héroine principale du jeu d’autres personnages issus de Tekken. Lesquels ? A vous de les découvrir ! Repérée au début de l’aventure, Nina devra concilier discrétion et castagne…

Nina Williams ne s’est pas échappée de Tekken pour rien. Combattante hors pair, elle n’hésitera pas à faire preuve de son talent d’athlète tout au long de l’aventure. Si les combats occupent une large place dans le gameplay du jeu, les développeurs ont heureusement essayé de le diversifier au maximum. Ainsi, et avant de nous attarder sur le système de combats, sachez que Death by Degrees offre d’intéressantes phases de sniping. Digne des Time Crisis, ces séquences sont très agréables à jouer. Il faut alors allier dextérité, vitesse et précision. Mieux, il arrive parfois qu’il faille protéger un personnage en lui évitant une mort certaine. Tension et adrénaline sont alors au centre du jeu. Très jouissives, ces phases armé d’un sniper ont d’ailleurs fait l’objet d’un mini-jeu accessible une fois l’aventure achevée et se déclinant en de nombreuses mini-missions.

Néanmoins, l’essentiel du jeu reste bien évidemment articulé autour des combats. Ces derniers ne trahissent pas la licence dont ils s’inspirent et profitent d’innombrables coups, tous plus dévastateurs les uns des autres. Malheureusement, malgré de bonnes intentions, le système de combats est gâché par une jouabilité loin d’être optimale et des combinaisons de touches cauchemardesques, impossible à retenir tant elles sont complexes et nombreuses. Ainsi, et à l’instar de Rise To Honour, le système de combats de Death By Degrees n’utilise pas les traditionnelles touches géométriques mais plutôt les stick analogiques. Le gauche permet d’esquiver un coup d’une pression rapide dans la direction opposée ou de le contrer s’il est donné en direction de l’ennemi. Le stick droit quant à lui est indispensable pour frapper vos adversaires. Là où le bât blesse, c’est que ce système n’offre pas suffisamment de précision pour se révéler totalement jouissif. Pire, devant les combinaisons de touches proprement hallucinantes (appuyer sur L1, puis rapidement sur le stick gauche, tourner le droit et rappuyer sur le stick gauche, par exemple), il est difficile de profiter de la large palette de coups offerts.
A force de frapper ses multiples opposants (dont plusieurs boss bien coriaces), Nina remplit progressivement une barre de concentration lui permettant d’effectuer quelques coups ravageurs. Le temps se ralentit alors et Nina peut viser précisément l’une des parties du corps de son adversaire : bras, jambe, bassin, tête, à vous de viser juste pour vous défaire rapidement d’un soldat (un coup bien placé dans la tête entraîne le plus souvent la mort). Ainsi, tout au long de la progression, on se contentera de frapper tout simplement les ennemis (c’est tout aussi efficace), d’utiliser cette capacité à localiser les coups et d’utiliser l’une des innombrables armes blanches ou à feu mises à disposition. Malheureusement, la rigidité dont est frappée Nina lors des déplacements ne rend pas l’utilisation des armes secondaires très intéressantes… Dommage d’autant plus que le système d’expérience permettant d’acheter de nouveaux coups était plutôt bien vu !

En plus de cet aspect combat malheureusement indigeste, les développeurs ont essayé de développé l’aspect réflexion et recherche. Par exemple, de nombreux coffres sont scellés et récupérer les armes qu’ils cachent passera par la résolution d’une énigme de plus en plus retors. De même l’aspect exploration passe par la recherche d’empreintes. Très vite équipée d’un scanner, Nina passera son temps à scanner les objets ou les corps qu’elle croisera. Pourquoi me direz-vous ? Hé bien, les empreintes permettent d’ouvrir les casiers des soldats et de bénéficier de ce qu’ils renferment : armes, notes en tout genre ou encore items pour restaurer la santé ou la concentration.

On le voit, Death By Degrees part d’un bon sentiment, mais la jouabilité est loin d’être au niveau. En plus de proposer des séquences de combats lourdes à jouer, les développeurs ont adopté pour les déplacement un système d’un autre age. Ainsi, Nina se déplace très lentement et de manière très rigide. Pire les angles de vue sont très mal choisis et cadre rarement l’écran comme il le faut. Du coup on avance à tâtons en buttant sur le moindre élément du décor. Il est possible d’adopter un angle de vue se plaçant en dessus de l’épaule droite de Nina, mais là aussi, le cadrage n’est pas optimal et on bloque souvent dans le décor…

Enfin, la réalisation graphique ne sauve pas cette décevante production Namco. Si l’aventure nous invite à explorer certains tableaux très jolis, l’ensemble reste très peu détaillé avec des textures simplistes et des environnements ternes. Pire, la qualité de l’image est tout simplement scandaleuse. Les scintillements piquent rapidement les yeux et l’aliasing nous renvoie aux premiers pas de la PS2… La modélisation des personnages est en revanche réussie, sauf peut-être le personnage de Nina, loin de son modèle en images de synthèse (un comble !) et les nombreux soldats au design identique.
La réalisation sonore n’est pas non plus un modèle du genre. Les voix françaises sont mal intégrées au jeu, les bruitages risibles et les musiques rapidement répétitives.
Enfin, la durée de vie du jeu est dans l’ensemble assez satisfaisante. Il faudra une bonne dizaine d’heures pour boucler l’aventure principale. Si l’on peut la recommencer pour trouver la totalité des empreintes, on s’attardera surtout sur les jeux bonus débloqués en fin de partie.

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test écrit par Olivier


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

5 / 10

Verdict

Au final, cette aventure en solo de la très sexy Nina Williams déçoit énormément. Loin d’être au point sur le plan sonore et visuel, le titre pêche surtout par une jouabilité mal étudiée qui noie le joueur dans des combinaisons de touches trop complexes et qui propose un système de déplacement mal foutu aux angles de caméra loin d’être irréprochables. Une grosse déception !

- / 10

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5 / 10
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