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Crash Tag Team Racing

Crash Tag Team Racing

publié le 10 novembre 2005
  • 11/2005
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C’est en 1999 que Crash Bandicoot a abandonné le genre plateforme, dans lequel il excellait pourtant, pour s’attaquer à un mastodonte de la course multijoueurs : le fameux Mario Kart. Clairement inspiré du titre de Nintendo, Crash Team Racing était parvenu à séduire des milliers de joueurs grâce à sa réalisation graphique et technique tout simplement irréprochable, son gameplay enrichi de possibilités accentuant le côté technique du soft, son univers loufoque et toujours aussi drôle et enfin, son mode multijoueurs pouvant accueillir quatre joueurs simultanément, aujourd’hui encore, toujours aussi fun.

Sacrilège pour les amoureux du hit de Naughty Dog, Vivendi Universal Games et Vicarious Visions, développeur du jeu, ont entrepris fin 2003 de donner une suite aux aventures de Crash sur quatre roues, s’appuyant sur la renommée acquise par le titre au gré des années. Le résultat est celui que tout le monde connaît : malgré des qualités indéniables, Crash Nitro Kart n’était pas parvenu à faire oublier CTR, souffrant d’un manque flagrant d’imagination et loin de proposer une réalisation graphique digne de la Playstation 2. Depuis cet incident de parcours, le marsupial déjanté créé par les californiens de Naughty Dog reprend du poil de la bête sous la houlette de Radical Entertainment, développeur du sympathique Simpsons Hit & Run et plus récemment de Incredible Hulk Ultimate Destruction avec, fin 2004, la sortie de Crash Twinsanity et aujourd’hui de Crash Tag Team Racing.

Malgré un titre quelque peu trompeur (et par la même occasion assez pompeux), ce nouvel opus des aventures de Crash Bandicoot n’est pas une énième suite de Crash Team Racing, mais plutôt un melting pot de tous les épisodes précédents. Ainsi, pour la première fois de la saga, notre ami Crash pourra s’adonner à la fois aux courses de kart et à la plateforme. Cet improbable mélange des genres tient pourtant la route et ce nouveau Crash parvient indubitablement à nous séduire.

Plongés corps et âme dans une course de karting, Crash Bandicoot, sa sœur Coco, son ennemi de toujours Neo Cortex et d’autres participants, atterrissent un peu par hasard au beau milieu d’un parc d’attraction en piteux état. Suite au vol de cristaux d’énergie, toutes les attractions du parc sont en panne et son propriétaire, Ebenezer Von Clutch, au bord de la faillite, contraint de mettre la clé sous la porte si personne ne lui vient en aide. Alors que les médias s’amassent aux portes du parc, Crash et sa troupe font une entrée remarquée au beau milieu des attractions. Von Clutch implore alors ces visiteurs à lui venir en aide en promettant de céder l’intégralité de son parc à celui qui le remettra sur pièce. C’est le début d’une nouvelle aventure délirante pour Crash Bandicoot.

Dès les premières minutes de jeu, on est séduit par la réalisation graphique et sonore d’excellente qualité. Les environnements sont vastes et colorés, les thèmes graphiques, parc d’attraction oblige, sont variés et surtout parfaitement modélisés et détaillés. Crash Twinsanity nous avait initié à un environnement graphique intégralement en 3D que Crash pouvait explorer à sa propre convenance, abandonnant du même coup l’une des marques de fabrique de la série ; l’aspect linéaire des niveaux. Crash Tag poursuit dans cette voie en proposant cette fois des environnements vastes, parfaitement construits et visuellement fort réussis. Le jeu regorge de couleurs et qu’il s’agisse des phases de plateforme ou de course, l’environnement ne souffre d’aucun ralentissement ni clipping. Un bon point auquel s’ajoute un aliasing et des scintillements très discrets. L’animation des personnages est elle aussi irréprochable avec une gestuelle cartoon que l’on appréciera particulièrement lors des nombreuses cinématiques. Cinématiques qui permettront également d’apprécier les excellents doublages en français. Si on peut regretter la voix de Coco, radicalement différente des opus sortis sur PsOne, l’ensemble des protagonistes reste parfaitement doublé, avec des voix collant à merveille au look des personnages. Les musiques restent dans la continuité de celles que l’on pouvait entendre dans Crash Twinsanity et sont donc en parfaite adéquation avec l’ambiance du titre.

Cependant, c’est surtout le gameplay du jeu qui attire l’attention : jamais un épisode de Crash Bandicoot n’avait été aussi complet. Dès les premières minutes de jeu, alors que Crash se trouve seul au beau milieu d’un parc noir de monde, on se rend compte que Crash Tag Team Racing est bien plus qu’un simple jeu de courses : c’est aussi un jeu de plateforme. On prend alors le contrôle du marsupial comme n’importe quel jeu de plate-forme en le dirigeant avec le stick analogique gauche et en orientant la caméra avec le stick droit (comme toujours, quelques soucis sont à signaler au niveau des caméra). Les autres mouvements typiques de Crash sont bien entendu de la partie et en plus d’effectuer un saut en pressant la Croix, Crash pourra s’écraser sur ses victimes (malheureusement peu nombreuses dans les niveaux) en appuyant sur le cercle une fois dans les airs ou encore tournoyer sur lui-même avec la touche carré, pratique pour casser les habituelles caisses en bois, contenant cette fois non plus des pommes mais des pièces de monnaie, nécessaires pour acheter auprès des personnages cristaux et autres objets indispensables à la progression. La progression justement suit un cheminement assez classique : le parc se compose en cinq zones auxquelles on accède depuis une place centrale. Cependant, le chemin n’est pas disponible vers toutes les zones en début de parties et il faudra les explorer les unes après les autres à la recherche d’une gemme ouvrant l’accès à la zone suivante. Bien sûr, la quête de cette gemme n’est qu’une infime partie de ce qui attend le marsupial. Chaque zone, qui correspond à un niveau, propose plusieurs missions. Tout d’abord, le parc en lui même propose dès les premiers instants de jeu plusieurs quêtes à accomplir que l’on récupère en discutant avec les différents personnages, lesquels demandent l’aide de Crash pour mettre sur pied leur bolide : il peut s’agir de cristaux d’énergie, de pièces ou tout simplement d’objets à récupérer en explorant les niveaux. Le jeu propose au total 74 missions à remplir, garantissant déjà une durée de vie fort honorable, et pourtant… Question longévité, ce Crash Tag Team Racing frappe fort en proposant en plus de ces 74 missions de nombreuses tâches annexes. Avant de nous attarder sur l’autre élément essentiel du jeu, à savoir les courses, voyons en chiffres ce qui attend les joueurs : 5 secrets à découvrir (il s’agit en fait de débloquer un raccourci dans une course en actionnant un mécanisme par zone), 15 circuits, 4 arènes, 142 cristaux d’énergie à collecter, 24 véhicules et 16 costumes à débloquer et enfin quelques épreuves plus originales comme les 34 Die-O-Ramas, soit 34 façons de faire mourir Crash Bandicoot (le jeter dans une eau remplie de requins par exemple, l’occasion d’admirer une courte cinématique souvent très drôle), les 5 épreuves des poulets (dans chaque zone, un défi consiste à récupérer dans un temps limité une grande quantité de poulets) et enfin 8 mini-jeux, permettant de gagner cristaux et argent et consistant par exemple à shooter tout ce qui bouge ou à jouer au bowling ! Cette partie plate-forme, déjà fort remplie, n’est pourtant qu’une partie d’un jeu proposant en plus quelques courses de kart fort sympathiques.

En effet, chaque niveau comporte plusieurs portails permettant d’accéder aux différentes courses et arènes qui composent le jeu. Visuellement très colorés et déclinant le thème du parc d’attraction avec réussite, les 15 circuits offrent des challenges assez intéressants. Cependant, le design n’est pas aussi inspiré que celui de Crash Team Racing et surtout, le pilotage est beaucoup plus accessible. Les inconditionnels de CTR peuvent oublier la gestion des sauts et des boosts ou encore les dérapages permettant d’obtenir un turbo. Dans un souci, sans doute, de séduire le plus large public possible, la jouabilité lors des courses se veut très accessible : une touche pour accélérer, une autre pour freiner et faire une marche arrière, c’est tout. Les circuits ne sont guère complexes et ne requiert pas de réflexes particuliers. Néanmoins, on notera un soupçon de technicité avec un pseudo dérapage permettant de prendre plus facilement certains virages serrés tout en conservant une vitesse de croisière respectable. A ce propos, la vitesse d’animation dans les premières courses est loin d’être fulgurante. Heureusement, accomplir les différentes missions du jeu permet de débloquer deux nouveaux niveaux de vitesse pour des sensations inédites. Dommage qu’il faille plier quelques circuits en vitesse « lente » pour en profiter. N’allez pas en déduire que le gameplay lors des courses n’est qu’un sous CTR, bien au contraire puisque le titre propose une gestion « originale » des bonus. Disposées sur la piste, différentes armes permettent de se défendre face à ses adversaires et de chercher la victoire par tous les moyens. Loin d’être surprenants, les bonus collent néanmoins à l’univers déjanté du Bandicoot, comme par exemple le lancé de poulet parfois mortel. En outre, un système largement inspiré du dernier Mario Kart sorti sur Gamecube permet de se trouver à deux sur un kart, un personnage conduisant, l’autre gérant les bonus (libre au joueur de faire soit l’un, soit l’autre, la console gérant parfaitement le comportement de votre coéquipier). Pour ce faire, il suffit tout simplement d’appuyer sur la touche triangle pour fusionner avec le véhicule ennemi le plus proche. Simple, agréable à jouer et enrichissant indéniablement l’intérêt des courses. Les circuits justement ne se contentent pas d’offrir de simples courses puisqu’ils sont le théâtre de cinq types d’épreuve : la course en elle-même, le tour chronométré ou il faut rallier l’arrivée dans un temps imparti, le crashminator qui consiste à détruire un certain nombre de cibles disposées sur la piste, le « course et tir » ou il faut exploser un certain nombre de cibles mouvantes en utilisant des armes et enfin le tonnerre mécanique au principe similaire à la différence près qu’il faut cette fois combattre ses adversaires sur la piste.

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test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Malgré un titre quelque peu trompeur faisant irrémédiablement penser à une suite de l’illustre CTR, Crash Tag Team Racing est un titre atypique mêlant avec brio deux genres où le marsupial nous avait habitué à brillé. Habile mélange de plate-forme et de courses, complet, fun, délirant et visuellement réussi, ce nouveau Crash est assurément une bonne surprise à l’approche des fêtes de fin d’année ! Gros regret toutefois : l’absence de mode multijoueurs à quatre…

- / 10

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7.5 / 10
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