
Cold Fear
publié le 4 mars 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Ubisoft Entertainment
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Horreur
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 03/03/2005
- inconnue
- inconnue
Parmi les nombreuses sorties prévues en mars, les amateurs de frissons pourront jeter leur dévolu sur Cold Fear, un survival-horror développé par les français de Darkworks. Le joueur y incarne Tom Hansen, un garde côte chargé de porter secours à un immense cargo. Entre tempête et créatures mutantes, survivre ne sera pas chose aisée !Seul au monde, ou presque…L’histoire débute en pleine mer de Bering alors qu’un immense cargo russe est à la dérive. Après qu’une première équipe dépêchée sur les lieux n’ait plus donné aucun signe de vie, il est décidé l’envoi de gardes-côtes. Parmi ceux-ci : Tom Hansen, un homme d’expérience habitué aux situations extrêmes. Cependant, ce qu’il découvrira dépassera l’entendement ! Seul à bord d’un immense navire après que ses différents équipiers aient disparu un à un, bousculé par une violente tempête, Tom devra survivre par tous les moyens. Plus facile à dire qu’à faire quand le dit-cargo cache en fait d’abominables expériences et une pléthore de mutants prêt à tout pour vous faire la peau ! Ces mutants, ce sont les anciens membres d’équipage qui ont fait les frais d’une expérience ratée. Pour une raison inconnue, les organismes expérimentés, les ExoCels, sont parvenus à s’échapper et à contaminer petit à petit chacun des hommes à bord. Pour se faire, les exocels se glissent dans les cadavres (qu’ils utilisent pour manger) ou les organismes malades ou affaiblis. Nombreux et divers, les ExoCels feront tout leur possible que vous deveniez l’un des leurs ! Heureusement, Tom pourra compter sur un arsenal conséquent pour lui venir en aide !Ambiance, ambiance !Dès les premières minutes de jeu, on se rend compte que l’ambiance de Cold Fear est assurément un des points forts du titre développé par Darkworks. La tempête est parfaitement retranscrite et contribue à cette ambiance si particulière. Alors que les éléments se déchaînent (reproduits de bien fort belle manière), le moindre élément anodin du cargo devient une arme meurtrière. En plus de faire attention aux attaques des ExoCels, vous devrez également faire attention à vos déplacements, une caisse suspendue et balayée par le vent peut très bien vous trancher la gorge alors qu’une vague puissante peut vous faire passer par dessus bord ou tout simplement vous faire chuter ou vous écraser contre un mur. Cette ambiance maritime extrême est accompagnée des ficelles classiques d’un survival-horror. Ainsi, le moindre claquement ou grincement fait irrémédiablement monter la pression, tout comme les gémissements des créatures ou pire, quelques éléments scriptés dont la première vocation est le sursaut : un cadavre qui sort d’un placard à son approche, un mutant qui défonce une porte devant vous pour vous sauter à la gorge, une lampe qui explose pour vous plonger dans le noir (le tout s’accompagne d’une accélération du rythme cardiaque de Tom que l’on peut ressentir dans les vibrations du Dual Shock), l’ensemble n’est pas totalement inédit mais force est de constater que la recette fonctionne à merveille ! De plus, sans atteindre le niveau d’un Silent Hill, l’ambiance est parfois malsaine, certaines pièces sont entièrement repeintes en rouge alors que des morceaux de cadavres traînent un peu partout.Un système de visée au point ! Cold Fear n’est pas un survival-horror pour rien. Si l’ambiance remplit parfaitement son rôle, la partie Survival n’a pas non plus été négligée, bien au contraire. Alors que d’autres jeux du genre essaient d’équilibrer leur gameplay entre gunfights et réflexion, Cold Fear ne s’embarrasse d’aucune énigme et ce, afin de faire la part belle aux combats et au sentiment de survie. C’est un fait, Cold Fear ne propose pas une aventure de tout repos : en plus de proposer des ennemis en nombre, les développeurs ont rationné la quantité de munitions ou de trousses de soin (que Tom ne peut bizarrement pas transporter avec lui), du fait il faut à tout prix essayer de limiter ses dépenses en munitions en faisant mouche au prix coup de feu. Pour se faire, le joueur peut compter sur un système de visée performant. D’une simple pression sur la touche L1, la vue à la troisième personne cède sa place à une vue plus rapprochée à hauteur d’épaule. Viser la tête des ExoCels n’est alors qu’une formalité, bien aidé que nous sommes par l’apparition d’un laser rouge qui indique la destination du coup de feu. Cependant les combats ne sont pas de tout repos. Difficile de viser avec précision quand on est ballotté sans cesse par la tempête qui fait rage à l’extérieur. De même, devant le nombre élevé d’opposants, la précipitation fait que l’on gaspille souvent de précieuses munitions. Heureusement, tout au long de l’aventure, Tom peut compter sur un arsenal qui ne cessera de s’étoffer : fusil à pompe, pistolet, lance-flammes, lance-grenades, AK47 et lance-fléchettes ! Cette dernière arme permet d’utiliser l’une des particularités du soft : l’interaction avec le décor ! Ces fléchettes ne sont pas des armes à proprement parler mais plutôt des leurres qui attirent irrémédiablement les ExoCels présents dans un périmètre bien défini (attention, certaines espèces réagissent très mal au gaz émis par cette arme). Ainsi, lorsque vous serez aux prises avec 4 ou 5 mutants, ne gaspillez pas vos munitions et jouez plutôt avec l’environnement. Un baril inflammable se trouve à proximité ? Jetez une fléchette juste à côté et attendez que les ExoCels soient envoûtés pour mettre le feu aux poudres ! Effets garantis et nombreuses munitions économisées ! De nombreux éléments du décor sont ainsi utilisables : extincteurs, barils, boîtiers électriques ou encore valves de différentes couleurs. Enfin, l’Intelligence Artificielle, si elle ne fait pas des prouesses, est plutôt au point : vos adversaires ne resteront pas coincés bêtement derrière un élément qui se trouve entre eux et vous et feront le tour pour vous atteindre. De même ils n’hésiteront pas à grimper aux escaliers pour venir vous déloger de votre cachette. Survivre n’est pas de tout repos !En pleine tempête Une ambiance terrifiante, une système de visée au point, et une réalisation graphique au top ! En effet, cette production française n’a pas à rougir de la concurrence. Sur le plan graphique, Cold Fear est une incontestable réussite. Les textures sont de qualité, la modélisation de l’environnement est d’excellente facture, les personnages parfaits et les ExoCels terrifiants et répugnants. Cependant, l’élément le plus impressionnant reste bien évidemment la reproduction de la tempête. Les éléments se déchaînent dans un déluge visuel splendide. Les mouvements de la mer, les projections d’eau (avec un effet dégoulinant sur l’écran du plus bel effet), les effets de pluie, tout est très réaliste et l’ambiance détrempée qui se dégage du jeu confère au titre de Darkworks une atmosphère unique. Pour ne rien gâcher, les autres effets spéciaux ont eux aussi fait l’objet d’un soin tout particulier, comme l’éclairage à la lampe torche bluffant de réalisme, les projections de sang sur le sol et les murs, le feu, la fumée, difficile de reprocher quoi que ce soit à l’enveloppe graphique du jeu.Une ambiance sonore terrifiante En plus d’être visuellement attrayant, Cold Fear jouit d’une ambiance sonore impeccable. On le sait, les sons dans un survival-horror jouent un rôle essentiel pour l’ambiance et ceux de Cold Far ne trahissent pas les intentions des développeurs. Les coups de feu sont percutants, les cris stridents des différentes créatures sont à glacer le sang, tout comme les effets d’ambiance, grincements, claquements, explosions, parfaitement reproduits. Les compositions musicales font elles aussi leurs effets et appuient l’ambiance à la perfection. Enfin, fait assez rare pour être souligné, les doublages en français sont irréprochables. Les voix collent parfaitement aux différents personnages et les intonations s’adaptent sans problème aux situations.Quelques grains de sable Aussi bon soit-il, Cold Fear n’est malheureusement pas exempt de défauts. Le premier d’entre eux concerne la durée de vie du titre. Un joueur moyen ne mettra qu’une petite dizaine d’heures pour voir le générique de fin. Heureusement, les développeurs compensent cette lacune par la présence de trois modes de difficulté et d’un mode extrême à débloquer. Néanmoins, dès que l’aventure est bouclée une première fois, il n’est pas nécessaire d’enchaîner sur une deuxième partie puisque le titre est malheureusement trop linéaire. Les alternatives ne sont pas de mise dans Cold Fear et seulement un seul passage peut être emprunté pour arriver à ses fins, annihilant tout besoin de recommencer une partie. De même, divers bonus peuvent être débloqués au cours de l’aventure, mais là aussi, un joueur qui bouclera l’aventure découvrira la totalité des extras puisque ceux-ci sont octroyés après avoir terminé une mission…
Autre défaut plus gênant, l’absence de cartes ! Le bateau est immense, la plate-forme pétrolière l’est tout autant, et il est parfois difficile de se remémorer la présence d’un lieu visité quelques heures auparavant. Il ne sera alors pas rare de parcourir plusieurs dizaines de mètres totalement à l’opposé de l’objectif initial… De même, le système de sauvegarde est vraiment mal pensé ! En fait, le joueur ne peut pas sauvegarder à sa guise et c’est en franchissant certains passages que l’on pourra sauvegarder. Malheureusement, certaines pièces débouches sur plusieurs portes et faire le mauvais choix devient alors très gênant puisque une mort brutale obligera à revisiter certains lieux qui auraient du l’être avant la sauvegarde. Enfin, dernier point noir : les chargements. Si la plupart du temps ils sont assez courts et se fondent dans la progression, il arrive aussi qu’ils coupent le rythme de jeu, principalement entre une cinématique et le combat qui s’en suit.
Verdict
Malgré ce dernier paragraphe, Cold Fear reste un très bon survival-horror. Le titre de Darkworks ne s’embarrasse pas de pseudo énigmes et mise tout sur son ambiance terrifiante et ses combats nombreux et parfaitement jouables. L’aspect survival est de plus très bien développé et le joueur devra constamment faire attention à ses munitions et à sa santé. Beau, jouable, terrifiant, Cold Fear est l’une des bonnes surprises de ce début d’année !

A partir de 18 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie