Vous êtes ici : Accueil » Catwoman » Test
Test de jeu / PS2 / Catwoman
Catwoman

Catwoman

publié le 20 août 2004
  • 26/08/2004
  • 3ème trim. 2004

La mode est aux super héros ! Le rapprochement entre jeux vidéos et 7ème Art n'est désormais plus à prouver et chaque adaptation cinématographique d'un "comic-book" donne lieu à un portage vidéoludique, Catwoman n'échappe pas à la règle ! Les licences audiovisuelles : plus qu'une inspiration, un marché ! Après Spider-Man, Van Helsing, The Punisher, Hulk, Spawn et autres X-Men, c'est au tour de Catwoman de bénéficier de son "jeu officiel" dont le scénario fait écho à celui du film du même nom. La machine commerciale est bien huilée, les plannings bien coordonnés et c'est avec une rigueur digne d'un métronome qu' Electronic Arts aidé par Argonaut Games nous proposera son jeu , à peine quelques jours après la sortie du film dans les salles françaises.
Reste à savoir si Catwoman arrivera à éviter l'écueil de la facilité, dans lequel sont tombés la plupart de ses prédécesseurs, se reposant sur les lauriers d'une licence juteuse garantissant un maximum d'audience pour un minimum d'efforts...L'origine de la femme chat. Le jeu raconte l'histoire de Patience Phillips, styliste discrète et respectée au sein de Hedare Beauty, une entreprise de cosmétiques sur le point de commercialiser un produit révolutionnaire agissant fortement contre les effets du vieillissement !
Alors qu'elle est un soir amenée à porter des documents à l'usine Hedare par hasard, Patience est témoin d'une conversation au cours de laquelle elle apprend que la société Hedare a eu recours à des recherches illégales pour confectionner son fameux produit et que celui ci pourrait bien avoir des effets secondaires dramatiques sur la santé des utilisateurs ...
Comme toute héroïne "discrète" qui se respecte, Patience ne manquera pas d'attirer l'attention sur elle, et trouvera malencontreusement la mort dans sa fuite.
C'est à ce moment que surgit l'improbable... Un chat égyptien sorti de nulle part ramène Patience à la vie, lui insufflant par la même occasion quelques pouvoirs félins, Catwoman est née !

Suivant le scénario du film, le jeu vous fera parcourir tel un équilibriste une dizaine de niveaux parmi lesquels l'usine Hedare, le manoir, le théâtre et autres lieux appropriés pour se livrer à toutes sortes de cabrioles.L'agilité du félin passée à la loupe. Cela va sans dire qu'un jeu de plate-forme se doit de bénéficier d'une maniabilité exemplaire, particulièrement dans ce jeu où la femme-chat virevolte entre les murs, saute de poteau en poteau, tournoie autour des barres et s'agrippe à tout ce qui passe à portée de son fouet !
Rentrons directement dans le vif du sujet, c'est précisément le point noir du jeu... La maniabilité est relativement imprécise de prime abord, souvent obligé de s'y reprendre à plusieurs fois pour passer un obstacle apparement anodin. Il y a toujours quelque chose qui coince : une caméra mal orientée, un agencement des touches pas toujours évident à combiner, ou tout bêtement un personnage qui ne répond pas parfaitement au doigt et à l'oeil.... tout simplement grisant !
Néanmoins et avec une bonne dose de patience, on vient finalement à bout du plus rebutant pour réellement apprécier les défis proposés, qu'ils soient d'agilité, de rapidité ou de précisions. D'autant plus que la variété des challenges s'accorde parfaitement avec la panoplie de coups disponibles.

Le jeu se partage entre plate-forme et combat :
- Dans les phases de plate-forme, Catwoman peut s'accrocher et grimper aux murs, utiliser son fouet pour attrapper des anneaux ou des barres et s'en servir pour progresser vers des hauteurs vertigineuses, ramper ou encore utiliser son sixième sens pour repérer les traces de chats symbolisées par une espèce de fumée verdâtre, les fameuses "phéromones" (très utiles pour voir où aller).
- Au niveau des combats, Catwoman dispose d'un petit nombre de combos dans un style rappelant étrangement de la capoeira, peut se servir du décor pour se débarrasser de ses ennemis dans des bennes et autres vitres cassées quand ce n'est pas en les projetant dans le vide, et de son fouet pour désarmer ou étrangler ses ennemis voire même attrapper des objets du décor pour leur lancer dessus.

L'alternance des phases de plate-forme et de combat rend le jeu très rythmé, j'irais même jusqu'à faire un petit rapprochement avec Prince of Persia (toutes proportions gardées évidemment ! ) dans le cheminement de l'action: "je combat, je résous l'énigme de la salle et j'en sors par des pirouettes". La présence de scènes scriptées renforçe davantage ce dynamisme et tient le joueur en constante alerte du début à la fin de la scène sans la moindre baisse de rythme (notamment pour le bâtiment en ruine, cardiaques s'abstenir ! ).Une réalisation inégale. Catwoman bénéficie d'une réalisation technique relativement soignée dans son ensemble. Les graphismes ne sont franchement pas vilains, bien au contraire, et la variété des niveaux permet bien souvent de changer de décors du tout au tout. On prend un réel plaisir à progresser dans le jeu d'autant plus que chaque niveau dispose de nombreuses idées ingénieuses, au niveau des pièges principalement, inutile de préciser que les systèmes de sécurité d'une usine ne sont pas les mêmes que ceux d'un manoir et encore moins d'une jardinerie !
Le personnage quant à lui fait l'objet de toutes les attentions ! D'une fluidité exemplaire, les mouvements de la tigresse trahissent son caractère félin au premier coup d'oeil, et la miss est admirablement bien modélisée, peut être même trop... Entre les déhanchements et les commentaires pseudos sexy il y a parfois de quoi se demander si les joueurs se laisseront prendre au jeu devant le ridicule de certaines scènes...

Autre élément sujet à caution, la caméra bien sûr ! Problème récurrent de nombreux jeux en 3D et auquel Catwoman n'arrive pas non plus à s'y soustraire... La gestion de la caméra est à double tranchant :
- Elle permet quelques plans rapprochés sur l'héroïne assez excellents, très bien gérée lors des scènes scriptées et se positionnant toujours de manière à montrer la suite du niveau pour plus de clarté.
- Elle se focalise trop sur Catwoman, quitte à réduire le champ visuel, n'est pas toujours très judiceuse au cours des combats et pire encore est assez lente à se positionner au fur et à mesure de la progression ce qui implique de temps à autres quelques soucis lors des phases de rapidité...

Côté bande son, rien de bien transcendant si ce n'est une habile gestion entre les scènes d'action et les scènes de plate-forme / infiltration au cours desquelles la musique se fait plus discrète.
Au niveau des bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n'est quelques artworks et un petit résumé des coups illustré, on est en droit d'attendre beaucoup plus de la part d'un jeu tiré d'un univers aussi riche que celui des Comics...

Catwoman - 9 Catwoman - 6 Catwoman - 2 Catwoman - 34 Catwoman - 39 Catwoman - 36 Catwoman - 44 Catwoman - 37 Catwoman - 14 Catwoman - 13 Catwoman - 18 Catwoman - 7 Catwoman - 3



test écrit par Thibaut


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 5 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

La difficulté croissante du jeu permet de rapidement se faire la main et ainsi dompter une maniabilité hasardeuse et une caméra pas toujours au top, pour ne laisser plus que du fun ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit une fois ces deux paramètres intégrés, on se surprend même à en redemander et le jeu aurait pu être une franche réussite pour les plus patients si la durée de vie risible ne venait pas lui porter un coup de poignard fatal .... Une petite dizaine d'heures de jeu et quelques deniers qu'il serait plus judicieux de mettre à profit différemment... A bon entendeur !

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Catwoman

Catwoman

6 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 6.8 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes