
Castlevania: Curse of Darkness
publié le 6 mars 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Konami
- Distributeur :Konami
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 16/02/2006
- 01/11/2005
- 24/11/2005
L’arrivée de la série Castelvania dans son habillage 3D sur PlayStation 2 n’a pour l’instant pas vraiment convaincu les amateurs des premiers volets en 2D. Ce nouveau Curse of Darkness saura-t-il effacer la relative déception du précédent Lament of Innocence ?
Pour une série telle que Castlevania qui s’est principalement illustrée dans le domaine de la 2D notamment avec l’inoubliable et intemporel Symphony of the Night le virage vers la 3D s’avère bien souvent périlleux et ardu à négocier. Ainsi, après un Castlevania: Lament of Innocence qui n’aura assurément pas laissé une marque indélébile, en dépit de ses bonnes intentions, dans l’esprit de ceux qui ont pu s’y essayer, l’illustre série des « Castle » franchit à nouveau le cap de la 3D dans ce nouvel opus intitulé Castlevania : Curse of Darkness. C’est d’un pas hésitant et peu enjoué que nous pénétrons une fois de plus dans la demeure du seigneur des ténèbres.Transylvanie « Home sweet home »1476, la contrée maudite de Valachie plongée en plein cœur des Carpates fut le berceau d’un chaos engendré par Dracula. Toujours livré à une éternelle guerre contre l’humanité, le prince de la nuit délivre des flots de haine et de malheur sur ses terres pour n’y semer que la désolation et la terreur. Peu enclin à vivre dans ce monde déchu, et poussé par une inextinguible soif de vengeance, Hector est plus que jamais décidé à contrecarrer les sombres desseins de Isaac, le terrible disciple du conte Dracula. Ce dernier n’a en effet rien trouvé de mieux que de faire un feu de joie avec Rosalie, la douce et tendre promise de notre jeune et fringant héros. Héritier de pouvoirs maudits, Hector n’est pas un membre du clan des Belmont, à qui le monde doit une sacrée chandelle, mais bel et bien un héros au sang impur dans la grande lignée d’un Soma Cruz de Dawn of Sorrow ou bien évidemment d’un Alucard de Symphony of the Night. Les fans de ce volet sorti sous l’ère Playstation en 1997 considéré par beaucoup (et à juste titre) comme étant le meilleur épisode de la saga auront par ailleurs la joie d’apprendre que c’est la team de Koji Igarashi qui a planché sur ce Castlevania : Curse of Darkness.« Retiens ta main mon doux Prince ! »Côté contenu, les concepts apportés par Lament of Innocence ont été mis à l’écart par les développeurs au profit d’une recette ayant déjà fait ses preuves de par le passé. Si les premières heures de jeu sont bridées par un gameplay qui peine à prendre toute son ampleur, le titre saura toutefois montrer sa véritable valeur dès que les possibilités d’Hector s’étofferont. Le déroulement du titre est une fois de plus bâti sur un système d’évolution de vos capacités et sur des points d’expérience qui vous permettent de renforcer l’éventail de vos pouvoirs. N’étant pas un fervent adepte du fouet contrairement au clan des Belmont, Hector privilégie d’avantage les armes blanches : épée / hâche / dague / lance pour évincer les nombreux ennemis qui se dressent sur son chemin. La gestion de l’équipement nécessite une grande attention de votre part puisque chaque arme possède des aptitudes et effets qui lui sont propres. Dans cet même optique, les enchaînements diffèrent en fonction de l’arme équipée et comme une bonne combinaison des coup s’avère bien souvent salvatrice lors d’une rixe vous avez fort intérêt à choisir judicieusement votre arsenal. Dans la lignée d’un Lament of Innocence, le système de combat de Curse of Darkness est fondé sur un assortiment d’esquives et de parades auquel viennent s’ajouter quelques subtilités bienvenues. Ainsi, il vous est désormais possible de virevolter autour de votre adversaire grâce à un système de lock pour ensuite le détrousser de son argent ou de précieux items. Une fois ramassés au prix d’une lutte sans merci, ces derniers pourront être combinés afin de confectionner de nouvelles armes, armures ou accessoires.Valachie : terre de contrastesMais la grande nouveauté de cet opus réside bien évidemment dans la possibilité d’être épaulé par des démons au cours de l’aventure.
Une similitude qui n’aura certainement pas échappé aux inconditionnels de la série puisque ce système «d’invocation » était déjà présent dans l’inévitable Symphony of the Night. Fidèles coéquipiers pouvant aussi bien jouer un rôle offensif que défensif, les « Démons Innocents » peuvent également vous donner un regain d’énergie ou même vous aider à franchir certains obstacles. A l’image de leur maître, leurs capacités évoluent au fil de l’aventure aussi faudra-t-il bien les choyer tant ils savent être de précieux alliés durant les batailles. En effet, les « Démons Innocents » peuvent associer leurs attaques aux vôtres pour ainsi déclencher un combo dévastateur qui laisse votre opposant sans voix.
D’un point de vue graphique, Castlevania : Curse of Darkness respecte le cahier des charges instauré par la série en proposant un univers gothique captivant qui aurait tout de même gagné à être plus soigné. En effet, en dépit d’une identité visuelle forte, la réalisation globale du titre reste inégale voire même complètement dépassée. Ainsi si certaines salles brillent par leur architecture fouillée et inspirée, la plupart des environnements pêchent par une certaine froideur mais aussi et surtout par une redondance de leur palette de couleur. Cela se traduit à l’écran par un jeu de textures ternes et imprécises qui renvoient directement aux premières heures de la machine, un comble surtout lorsqu’on voit ce que notre bon vieux monolithe noir affiche dans des productions telles que God of War ou plus récemment Onimusha : Dawn of Dreams. Côté bande son c’est Michiru Yamane qui s’est chargé de l’ambiance sonore tout bonnement grandiose du titre. Tantôt poignantes tantôt enjouées mais toujours magnifiquement orchestrées, les compositions sauront toujours appuyer les moments clés d’une histoire qui ne dévoilera ses mystères qu’au compte-gouttes.
Verdict
Difficile pour un titre 2D de transposer son essence vers une nouvelle dimension et ce Castlevania : Curse of Darkness ne déroge pas à la règle. Souffrant de carences techniques indéniables et d’une réalisation graphique bien trop inégale, le titre de Konami ne fera assurément pas date dans la saga en dépit de ses quelques qualités. Néanmoins, le soft s’inscrit dans la lignée de ses aînés en proposant une histoire captivante à l’ambiance et aux personnages uniques. Il en reste que les fans de la saga pourront y trouver leur compte alors que les non initiés n’y jèteront qu’un regard désabusé.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie