Test de jeu / PS2 / Cars : La Coupe Internationale de Martin

- publié le 24 décembre 2007
- Etat : Disponible
- Date de sortie :26/10/2007
- Développeur :Rainbow Studios
- Distributeur :THQ
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1 à 2
Flash Mc Queen revient sur consoles pour tous les fans du film d’animation Cars. Ce deuxième épisode nommé La Coupe Internationale de Martin n’a pas pour fondement un nouveau long métrage, il repose seulement sur les personnages installés dans le premier opus. Un nouveau championnat a lieu à Radiator Spring, la contrée des voitures sans chauffeur et de nouveaux concurrents venant du monde entier participent aux courses. Seront-ils plus rapides que Flash ? La réponse est dans ce test !
Nous avions laissé Cars de côté depuis son arrivée au cinéma et sa première adaptation en jeu vidéo. Il est assez rare que les dernières adaptations en jeu vidéo de dessins animés Disney reviennent sur nos consoles plusieurs fois. Une fois n’est pas coutume, Cars saute le pas et accepte l’invitation de son ami Martin qui organise un championnat. Le but est d’être le premier à chaque course et épreuve pour avoir une chance d’affronter Giovanni, un concurrent venu exprès pour la Coupe et dont la réputation n’est plus à faire. Alors que vaut cette compétition ?Radiator Spring c’est très petit !Le déroulement de Cars est assez similaire à un GTA puisque vous devrez placer votre voiture sur certains points et des épreuves se débloqueront. C’est le mode histoire qui vous permettra d’avancer dans la récupération de bonus et autres améliorations proche du tuning. A chaque avancée dans le scénario, vous aurez droit à une cinématique sympathique en temps réel et bien sûr à une course. Le choix ne sera pas très grand car vous n’aurez que quelques modes de courses différents allant d’une épreuve de « danse » pendant laquelle vous devez appuyer sur les bons boutons au bon moment, aux courses de relais en passant par des courses simples. Mis à part la bonne ambiance qui règne dans Cars, et les petits moments sympas en cours de course, le fun ne sera pas présent très souvent. En effet au bout de quelques épreuves plus ou moins similaires, l’impression de refaire sans arrêt la même chose grandit. La ville dans laquelle nous évoluons se révèle vraiment minuscule et il n’y a pas de quoi s’amuser très longtemps.

Radiator Spring est parsemé « d’éclairs » à ramasser pour obtenir des bonus. De la même manière la réalisation de figures pendant les courses vous sert à obtenir des points servant à débloquer certaines améliorations secrètes comme des peintures supplémentaires ou des nouveaux personnages ainsi que des croquis de développeurs. C’est en fin de compte la caverne d’Ali Baba pour qui aime le long métrage de Pixar. La majorité d’entre eux sera très jeune, tant mieux c’est justement fait pour eux. Le seul inconvénient est qu’il faut avoir la patience d’effectuer l’ensemble des compétitions et mini-jeux répétitifs avant de pouvoir se confronter à une voiture étrangère venue pour le concours. Lassantes, les épreuves deviennent vraiment soporifiques car il faut les refaire dans tous les niveaux de difficulté. Alors certes, la durée de vie est largement augmentée par cette astuce mais elle devient aussi un problème.Les dérapages selon Mc QueenLe contrôle des voitures de Cars se fera de manière assez aisée. Inutile de passer des heures à s’entraîner, il est possible de finir les compétitions sans avoir à toucher au frein. Il suffira de bien utiliser le dérapage (R1) dans les virages pour prendre de vitesse les autres concurrents. Vous gagnerez encore des bonus en faisant de jolies cascades durant les courses. Les points augmentent grâce aux dérapages, aux sauts et passages sur deux roues (L1).
Le problème réside dans la maniabilité. Tout d’abord, les différentes voitures avec lesquelles vous participerez aux courses de Radiator Spring sont de vraies savonnettes. A aucun moment nous n’avons l’impression de conduire de vrais bolides. C’est dommage car les courses ne sont pas toutes complètement inintéressantes. Le jeu n’est en effet pas aussi facile qu’on pourrait le croire et il faut parfois savoir jouer des coudes pour se frayer un chemin. De plus les collisions contre les parois sont gérées d’une manière assez étrange.

Le faible nombre de circuit est à moitié compensé par les quelques raccourcis qu’il est possible d’emprunter. Certains embranchements vous font gagner quelques secondes tandis que d’autres peuvent vous amener à perdre toutes chances. Selon votre habileté et votre contrôle, vous pourrez prendre les meilleurs chemins pour arriver sur la ligne d’arrivée en premier.
Ces bons points rendant le jeu plus ou moins intéressant se révèlent être des cache-misère au regard de la pauvre impression de vitesse procurée par le jeu sur toutes les courses. Le compteur s’affole comme jamais mais le défilement du paysage ne suit pas. En gros on a l’impression de conduire une Ferrari avec un moteur de mobylette, ce qui est plutôt désagréable.Un moteur pas très bruyantAu rayon des critiques, nous devons également parler du son de Cars. En dehors des doublages bien réalisés (normal pour une adaptation d’un film) la bande son de Cars est très pauvre. Les musiques sont en nombre réduit, vous en faites le tour en quelques courses et les bruits de moteurs sont anecdotiques, tout juste différents d’une tondeuse à gazon fatiguée.
Au niveau graphique, il n’y a pas de quoi se réjouir non plus puisque le bilan est plutôt mitigé. Le clipping en dehors des courses est très présent et les détails ne sont pas légion. Malgré tout l’univers de Cars est tout de même assez bien retranscrit puisque la modélisation des voitures est presque parfaite. C’est remarquable dès les premières secondes du jeu au moment de voir les expressions de Martin, le « bolide » qui invite Flash à sa compétition. Il est aussi possible de bouger les yeux de sa voiture à l’arrêt avec le stick analogique gauche : mignon, sans plus.
• L'ambiance de Cars
• Pas si facile que ça
• Les doublages
• Trop répétitif
• Musique et piste son trop peu présentes
• Impression de vitesse à la traîne
Verdict
Cars enchantera les petits grâce à l'apparition de leur bolide préféré, Flash Mc Queen. Il ne faudra pas y chercher autre chose qu'un jeu vidéo pour les petits. Même les grands enfants que nous sommes seront déçus par le manque de finition globale de la Coupe Internationale de Martin. Une impression de vitesse absente, la répétitivité des courses et la bande son anecdotique finissent d'achever cette seconde adaptation des aventures de Flash McQueen. A essayer pour les petits, à oublier pour tous les autres.
Le Village PF

Graphismes
5 / 10Les voitures sont assez bien modélisées dans l'ensemble mais le reste est très moyen. La minuscule ville de Radiator Spring assure le strict minimum pour un jeu vidéo PS2 en 2007.
Jouabilité
5 / 10Les voitures ne jouissent pas d'une maniabilité parfaite, les collisions sont gérées n'importe comment et de plus les dérapages sont trop facilement réalisables.
Son
4 / 104 pour les doublages le reste est proche de 0 car les bruitages ne sont pas du tout au point. La bande son musicale est trop pauvre pour qu'on puisse s'y intéresser.
Durée de vie
6 / 10Le nombre d'épreuves, en comptant les niveaux supplémentaires est assez élevé. Le plus grand défi sera de continuer à jouer sans se lasser.
Fun
4 / 10En ce qui me concerne, le fun s'est arrêté après 20 minutes de jeu, en comptant les cinématiques. Bien trop répétitif, Cars n'assure pas le show, dommage.