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Burnout 3 : Takedown

Burnout 3 : Takedown

publié le 17 septembre 2004
  • 16/09/2004
  • 07/09/2004

Avec seulement deux épisodes à son actif, la série Burnout s’est fait un nom dans le domaine de la course automobile rapide mais surtout destructrice et est devenue une référence du genre. Aujourd’hui le tant attendu troisième opus arrive enfin dans nos chaumières avec une réputation déjà toute faite, alors est-ce vraiment la bombe attendue ?

Le concept de la série est simple mais accrocheur : vous vous lancez dans des courses endiablées où seule la prise de risques peut vous faire gagner et où par contre la moindre erreur peut être fatale. Les précédents opus nous ont habitués à une sensation de vitesse au delà de l’imaginable et à des crashs mémorables, rassurez vous le troisième volet ne déroge pas à la règle. Alors accrochez vos ceintures pour une petite balade au cœur du titre le plus furieux de cette rentrée.

Première partie, première claque : l’aspect graphique. Criterion maîtrise parfaitement le célèbre moteur RenderWare et n’hésite pas à nous le faire montrer. Le titre exploite à merveille les capacités de la PlayStation 2 et nos rétines sont littéralement scotchées à l’écran. Les différents effets visuels vous en mettent plein la vue, que ce soit au niveau de la modélisation des véhicules ou de la finesse des décors, ce Burnout 3 nous prouve une fois de plus que la console de Sony possède encore du potentiel malgré son âge avancé. Les différents environnements sont variés, les circuits regorgent de détails (avec un minimum d’interaction), et les explosions sont tout bonnement magnifiques.
Deuxième point important : le gameplay, toujours aussi intuitif ; c’est un véritable bonheur de piloter ces bolides au doigt et surtout à l’œil sur les 18 circuits (pour 73 courses au total) répartis sur trois continents (Etats-Unis, Europe et Asie). Définitivement orienté arcade, il est facile, après un petit temps d’adaptation, d’enchaîner les virages à pleine vitesse tout en passant entre deux camions en sens inverse bien entendu parmi une circulation dense et inconsciente. Vos réflexes seront mis à rudes épreuves, d’autant plus que le jeu vous encourage à prendre les risques les plus fous.

Un des points faibles des précédents épisodes était la durée de vie jugée trop courte par bon nombre de joueurs, les développeurs ont donc amélioré ce point en nous proposant plusieurs modes de jeux. Tout d’abord les courses dites classiques, sous forme de tour du monde, à 6 participants où le plus rapide gagne, et là il n’y a pas de secrets : pour avoir de la vitesse et augmenter sa jauge de boost vous devrez roulez à contre sens, effectuer des dérapages, frôler les carrosseries et bousculer vos adversaires : les fameux « Takedown », technique mise en avant dans ce titre, et qui consiste à pousser vos adversaires contre les rambardes ou contre des véhicules civils afin de les mettre hors course ; et même en étant victime d’un takedown vous avez encore la possibilité de retourner la situation à votre avantage en contrôlant ce qui reste de votre véhicule pour gêner au mieux vos concurrents, c’est l’Aftertouch. Mais attention vos adversaires sont loin d’êtres passifs et vous serez surpris de leur comportement.

Ensuite d’autres modes de jeux s’offrent à vous : le mode Duel où l’adversaire n’a vraiment pas l’intention de se laisser faire, le mode Eliminateur où à chaque tour le dernier est éliminé, cruel mais toujours aussi plaisant (surtout quand on est en tête), le mode Grand Prix très proche du mode course mais en plusieurs manches, le mode Tour Booste, où vous serez amener à pulvériser les meilleurs temps sur des circuits endiablées, le mode Road Rage, extrêmement défoulant puisque vous devrait anéantir un maximum de concurrents en un temps limité. Et le fameux mode Crash qui vous permet de tester le modèle physique de vos voitures en provoquant des crashs spectaculaires mais surtout destructeurs, pour ça des items sont à votre disposition que ce soit des boost, des multiplicateurs de score (x2 ou x4), des explosifs (possibilité de faire exploser sa voiture après un certains nombre de crash) ou autres tremplins, vous devrez trouver le parcours idéal pour engranger un maximum de points et espérer obtenir les médailles d’or.

Ces mêmes médailles qui vous permettent généralement de débloquer de nouvelles voitures (67 au total). D’autres épreuves spéciales sont également possibles, vous devrez par exemple effectuer un nombre donné de takedown dans le mode Road Rage, où les effectuer à des endroits bien précis, pulvériser les temps record dans le mode Tour Booste ou dépasser l’objectif dans le mode Crash (avec pas moins d’une centaine d’épreuves au menu). Autant dire que les 100 % ne seront pas faciles à atteindre.
Le nombre de véhicules peut paraître impressionnant mais il est dommage que les voitures ne se différencient que très peu les unes des autres, en effet seul le poids et la vitesse maximale sont pris en compte.

Autre point fort du titre son mode multijoueurs toujours aussi jouissif : que se soit à deux joueurs en écran splitté ou jusqu’à 8 joueurs en online selon le mode de jeu. Ce dernier, très attendu par les joueurs, semble être à la hauteur des espérances. La prudence est de mise puisqu’il n’est pas rare d’avoir le droit aux éternels problèmes de connexion.
Première étape : la création d’un compte EA, sauf bien sûr si vous en possédé déjà un pour d’autres jeux estampillés Electronics Arts. Ensuite on se retrouve dans un système classique mais complet : une multitude de lobby, une liste d’amis avec la possibilité d’envoyer des messages ou de rejoindre directement une partie où se trouve l’un de vos contacts, la création de parties, le lancement de parties rapides ou selon différents critères (modes de jeu, classements, et langues), un classement mondial avec les différents records et autres statistiques. Une fois les options réglées, vous pouvez lancer la partie pour vous affronter ou collaborer dans de bonnes conditions, techniquement parlant. Le fun est au rendez-vous avec la possibilité pour les possesseurs du fameux casque/micro de communiquer dans le lobby ou pendant les courses et la durée de vie semble du coup être illimitée.

Côté bande son y a du bon et du moins bon, les bruitages comme le crissement des pneus ou autres froissements de taules sont parfaitement retranscrit mais la qualité de la bande son, bien que le style soit parfaitement adapté à l’ivresse de la vitesse, est très inégale et au bout d’un moment on est tenté de baisser le volume (surtout de l’animateur radio). Autre point noir : la difficulté n’est pas progressive, on avance vite au début, les courses s’enchaînent sans trop de difficulté, et les choses commencent à se corser seulement quand on arrive sur le continent asiatique.

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test écrit par Sébastien


  • 9 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

8.5 / 10

Verdict

Cet épisode combine donc une conduite très arcade mais adaptée, des qualités graphiques indéniables et des modes de jeux à profusion pour assurer une durée de vie plus qu’honorable pour ce genre de jeux. Les sensations de vitesse sont bien présentes, et c’est toujours avec un certain plaisir que l’on envoie ses adversaires dans le décor. Ajouté à cela les petits plus qui font la différence comme le sélecteur 50/60 Hz et un son en Dolby Pro Logic II parfaitement exploité et vous obtenez le titre indispensable de cette rentrée.

- / 10

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Burnout 3 : Takedown

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8.5 / 10
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