
Blood Will Tell
publié le 9 février 2005- Etat : Disponible
- Développeur :WOW entertainment
- Distributeur :Sega
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 2Visitez le site officiel
- 18/02/2005
- 21/09/2004
- 09/11/2004
Imaginez un homme, naissant sans membres, dans un monde où les démons règnent et mettent la zizanie sur notre petite planète. Blood Will Tell, c’est un peu ça, et pas de chance, l’homme en question, c’est vous.
Vendre son âme au diable, pour sauver le monde, c’est un fait que l’on a rencontré maintes fois. Mais quand c’est son enfant que l’on a vendu, bien que cela soit pour faire le bien, c’est tout de même autre chose. A la quête de l’oreille perdue… Hyakkimaru, tel est votre nom. Malheureusement pour vous, vos membres appartiennent désormais aux démons, tout du moins 48 d’entre eux. Ainsi, vous vous retrouvez abandonné, mais grâce au ciel, un homme, qui aura pitié de vous, vous ramassera et vous nourrira. Etant conscient de votre volonté de survivre, malgré le fait que vous soyez encore un bébé, il vous opèrera et remplacera vos parties manquantes par des membres de synthèse et des armes. C’est alors que vous décidez, après avoir grandi bien évidemment, de partir en quête pour récupérer bras et autres jambes auprès de ces fameux monstres.
C’est en résumé l’intro du jeu, et c’est sur ce que vous ferez vos premiers pas dans la peau de Hyakkimaru.
Autant vous dire tout de suite : l’élément central du jeu, c'est-à-dire le scénario, est vraiment intéressant, et vous prendrez un sérieux plaisir à suivre cette histoire dans sa globalité. C’est incontestablement le point fort du jeu, celui qui vous poussera plus que les autres aller jusqu’au bout. Mais pas d’inquiétude, le reste suit également.Slash machine Au départ, vos membres étant de synthèse, il vous manque certaines habilités, comme par exemple la vision couleur. Oui, le jeu commence en noir et blanc, mais pas d’inquiétude, l’œil sera le premier membre à récupérer.
C’est après quelques pas que vous rencontrez Dororo. Ce jeune garçon vous suivra désormais partout comme le plus fidèle des compagnons. D’ailleurs certains moments du jeu vous proposeront de prendre son contrôle.
Qu’en est il du jeu alors ? Hé bien vous passerez la majorité du temps à slasher à tout va tout ce qui bouge. En effet dans votre quête de membres, vous passerez dans différents villages attaqués par des démons. Etant donné que tuer le démon apporte bonheur au village, et vous rend le membre qu’il vous a volé, vous avez tout à y gagner à vous y rendre. Bien évidemment, avant d’arriver au démon, vous devrez vous occuper de toutes ces petites bestioles qui jonchent les rues. Pour cela, vous êtes bien équipé. Vous disposez bien sûr d’un sabre, mais également des armes que votre « père » adoptif a greffé sur votre corps. Par pression d’un bouton, vos bras se détachent et laissent apparaître deux superbes lames. Mais ce n’est pas tout : on en presse un autre, et c’est une mitraillette, et encore un autre et la c’est le lance grenade. Y a pas à dire, un vrai mécha réuni dans un samouraï, qui dit mieux ?
Bien évidemment tout votre attirail évoluera en performance au fil du temps via l’acquisition de point d’expérience par l’intermédiaire des combats. Vous trouverez également de nouvelles épées sur votre chemin, certaines ayant des capacités spéciales comme la protection contre le feu ou le poison.
Pour porter vos coups, soit vous enchaînez votre adversaire comme un bourrin, en réalisant les diverses combos possibles, soit vous utilisez votre mitraillette ou lance grenade, utiles pour viser à distance, soit vous utilisez votre technique de lacération. Celle-ci consiste à charger votre arme puis à frapper votre ennemi. Là, le jeu affichera une séquence de boutons que vous devrez frapper, et plus vous en ferez de façon juste, dans le laps de temps donné, plus vous ferez de mal à votre ennemi. Cette technique est mortelle, à tous les coups, et plus vous enchaînez correctement, plus sa mort vous rapportera d’items, comme des recharges d’énergie ou des points d’esprits.
Des points d’esprits ? Oui, vous disposez d’une ultime attaque, l’attaque spirituel. Vous en apprendrez plusieurs grâces aux divers manuscrits répartis dans les niveaux. Ces attaques sont redoutables et assez impressionnantes.
Une fois arrivé au point marqué sur la carte, vous affrontez le démon qui se cache derrière tout ça. Les démons sont assez résistants, et peuvent être vraiment impressionnants de par leur taille. Ils sont tous différents, donc vous trouverez rarement la même attaque de l’un à l’autre. Ainsi pour les vaincre il faut étudier leurs attaques, pour ensuite réussir à les esquiver et à les frapper comme jamais. Petit regret, ils ne sont pas bien difficiles à éliminer, car des que l’on a trouvé le truc, on finit par ne plus se faire toucher.Dororo le voleur A vos cotés, pour toutes vos batailles, Dororo vous donnera un coup de main. En effet il se joindra au combat et lancera des cailloux sur les ennemis. Ceux-la n’ont pas vraiment d’effet, mais peuvent parfois détourner leur attention, vous permettant ainsi de frapper dans le dos, ce qui fait encore plus mal. Mais c’est avant tout un voleur, pas un combattant, on peut ainsi lui pardonner cette faiblesse. Lorsque vous contrôlerez Hyakkimaru, vous pourrez donnez des ordres à ce petit homme, comme par exemple d’aller ramasser les items ou de se joindre au combat. Il est parfois nécessaire de l’éloigner pour qu’il ne meurt pas.
Pour certaines phases du jeu, vous passerez directement dans la peau de Dororo, et là point d’épée ni de mitraillette. A mains nues ou avec des cailloux, bien entendu. Enfin pour les cailloux, durant le jeu, vous aurez l’occasion de ramasser diverses choses plus efficaces, mais comme les cailloux sont en nombre illimité, on finit par se passer du reste.
Avec Dororo, ce sera principalement de la plate-forme et de la résolution d’énigmes très simples. Ces phases de jeu, souvent courtes, vous permettront de vous détendre après les multiples lacérations effectuées avec l’autre compère. Elles sont surtout utiles vis-à-vis du déroulement de l’histoire. Mais parfois vous devrez tout de même faire face à des montres et des démons, mais pas d’inquiétude, vos coups auront ici beaucoup plus d’effet que lorsque vous combattez au cotés de Hyakkimaru.
Après chaque démon vaincu, Hyakkimaru récupère donc un membre, ce qui lui apporte de nouvelles capacités et diverses améliorations.
Le défaut notable que l’on rencontrera durant le jeu, c’est la linéarité à laquelle on est soumis. En effet, la carte nous indique un point où il faut se rendre, et si parfois on se retrouve dans un village assez vaste, la plupart du temps on sera sur des chemins tout tracés et pas bien larges.Et techniquement ?Concernant les graphismes, ce n’est pas le grand luxe. Déjà le jeu souffre de la linéarité précédemment citée. Ainsi autour du chemin, il n’y a pas grande chose. La plupart du temps, ce seront des maisonnettes en bois à moitié détruites, des murs et basta. Certaines textures sont assez jolies, mais c’est en général de la bouillie. Si les personnages eux sont soignés et disposent d’une animation sympathique, il en va de même pour les ennemis. Nos divers monstres bénéficient d’un bon design, et sont variés. Les démons quand à eux sont pour la plupart réussis.
Globalement le résultat est correct, mais vraiment pas exceptionnel. Par contre concernant les diverses cinématiques, c’est vraiment joli.
Pour les adorateurs du 60hz, vous aurez la possibilité de choisir ce mode.
Du coté des sons, ça va du bon au moins bon. Certains monstres font des bruits intéressants, d’autres passeront inaperçus. Vous entendrez votre épée slasher comme il se doit à chaque coup, donc pas de soucis de ce coté là. Les musiques collent avec l’univers magique et féodal du jeu, même si elles se font globalement discrètes.
Les voix sont restées en anglais, et collent bien aux personnages, donc pas d’horreur à signaler. Heureusement, pour y comprendre quelque chose, il y a des sous-titres.
Pour conclure, Blood Will Tell est une expérience vraiment intéressante. Si on aime slasher, avec en background un bon scénario, il n’y a pas matière à hésiter. En tout cas, quand on commence le jeu, on souhaite vraiment le finir, donc c’est plutôt bon signe non ?
Compter une quinzaine d’heure pour le clore, ce qui n’est pas si mal pour ce type de jeu.
Verdict
Blood Will Tell, armé d’un scénario de qualité, dans un univers particulier, convainc. Si techniquement et également dans son gameplay, il fait preuve de quelques faiblesses, nous ne sommes pas déçus. Une expérience plus que sympathique, sans aucun doute.
Le forum du jeu
- 16/08/06 Besoin d'aide :) - 6 messages

A partir de 11.95 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie