La plus grande base de news et de tests sur PS2  

Vous êtes ici : Accueil » PS2 » Black » Test
Test de jeu / PS2 / Black
Black

Black

publié le 25 février 2006
  • 23/02/2006
  • 28/02/2006

Lorsqu'Electronic Arts avait annoncé que son studio favori Criterion allait se lancer dans le développement d'un FPS, on s'attendait à voir arriver un jeu avec des effets spéciaux dignes de leur série phare Burnout. Et bien, nous ne nous sommes pas trompés le moins du monde. Black (ou Noir comme aurait pu le traduire le responsable de la localisation !) est un jeu à la mise en scène hollywoodienne digne des films produits par Bruckheimer. Mais lançons-nous sans hésiter dans ce titre très alléchant et au slogan le résumant à la perfection : Explose tout !Dans le noir, utilise de la dynamite Je m'appelle Keller. Officier de l'armée américaine, spécialisé en armement et explosif et chef d'un commando affecté aux missions secrètes, Les Black Ops. Alors que j'allais mettre le grappin sur le fondateur d'une organisation terroriste plus dangereuse qu'Al Qaïda, la 7ème vague, je me suis fait doubler par une taupe. On m'a envoyé dans une prison civile pour couvrir les actions militaires de mon unité classées secret défense.

Quelques jours plus tard, un rond de cuir, déguisé en costard trois pièces, sentant l'after-shave me rend une petite visite. Pas une visite de courtoisie, bien entendu. Cet arriviste est venu m'interroger sur le groupuscule septième vague toujours en activité et sur le point de déclencher une apocalypse sans nom. Le gouvernement a peur. Je la ressens à travers le discours de cette petite frappe ne connaissant la guerre que par l’intermédiaire de rapports. Il me fait chanter en me proposant un marché sans compromis : si je coopère je suis libre, sinon je finis le reste de ma vie en prison. Comment refuser une telle proposition ?

Je commence alors mon rapport de mission pour donner toutes les informations que j'ai pu récupérer. Le type m'offre une clope, sans doute pour jouer la clémence et tenter de faire preuve de compassion. A travers les volutes commencent à ressurgir les démons de la guerre, le goût du sang mêlé à la poussière, le bruit assourdissant des explosions et les sifflements stridents des balles venant chatouiller mes oreilles.Une production hollywoodienne Le scénario est digne des grosses productions hollywoodiennes classées dans le cinéma d'action c'est-à-dire situé entre le néant et le trou noir. Mais pourquoi attendre d'un film de guerre et d'actions pures un scénario philosophique ? Ils nous font bien rire les frères Wachowski avec leurs grands discours : nous, ce sont des fusillades, du sang et des explosions que nous voulons. Croient-ils que nous nous sommes attardés sur les dialogues métaphysiques entre Morphéus et Néo ? Bien sûr que non : comme dans un bon film pour adultes, nous avons avancé pour voir la scène d'action. Et ne me dites pas que vous ne l'avez pas fait !

Et bien, Criterion a exaucé nos souhaits mais de façon plus galante. L'absence scénaristique est palliée par une superbe mise en scène. Lors des cut-scenes qui malheureusement ne peuvent être passées (ah quelle frustration !), les développeurs nous gratifient de vidéos filmées à la manière d'un interrogatoire de 24, coupées par des photos et autres articles de journaux pour ajouter un côté dramatique et réaliste à cette fiction.

Suit alors, le premier niveau du jeu qui nous entraîne dans une ville théâtre d'une guerre civile, dévastée et abandonnée aux forces armées terroristes ou alliées. Et là grande claque dans la tête. Le jeu est tout bonnement magnifique. On peut même se dire que c'est l'un des plus beaux FPS sur la console de Sony depuis le fameux Killzone. Tous les effets spéciaux sont utilisés avec maestria, vous impliquant réellement dans les champs de bataille. Poussières, parfois trop présentes, feu, explosion et autres réjouissances visuelles vous transposent dans le corps de ce guerrier des temps modernes. Rien n’est laissé au hasard pour vous permettre de ressentir l'impact d'une grenade ou d'un obus. Mais ceci n'est que la cerise sur le gâteau, le reste du dessert étant déjà très savoureux.

A l'instar d'un Red Faction, vous pourrez détruire des éléments du décor pour venir à bout de certains de vos ennemis. En même temps, cette capacité de destruction n'est pas étonnante connaissant le savoir-faire de Criterion dans ce domaine. La prise en main est intuitive et vous ne devrez pas réaliser de combinaison de boutons pour lancer une simple grenade. L'arsenal est classique pour un FPS allant du pistolet au bazooka et de la mitraillette au fusil de sniper. Petit bémol, le joueur ne pourra transporter que deux armes à feu simultanément. Côté bande-son, EA a mis les petits plats dans les grands et s'est offert les services de l'orchestre symphonique d'Hollywood qui joue généralement les compositions des films d'action. Un certain Harry Gregson Williams a joué de la baguette avec ces musiciens pour certaines de ses productions (comme celles du très célèbre Metal Gear Solid 2 !).Digne de l'opération Rainbow Warrior Malheureusement toutes ces belles choses ne sont que de la poudre aux yeux ou devrait-on dire de la poussière dans les yeux. L'expression « trop d'effets tue l'effet » est encore valable pour cette production made in EA. Les particules sont parfois vraiment trop encombrantes et on ne voit rien après quelques salves de tirs. On repère donc les ennemis grâce au feu de leurs canons. De plus, dans le jeu, on ne rêve que d'une seule chose, trouver un baril d'essence pour venir à bout des ennemis, que dis-je, des vagues d'ennemis.

Et en parlant de vague, ce ne sont pas les esprits de vos adversaires qui en feront. Contrairement aux Helgasts de Killzone, les terroristes ont l'intelligence d'une éponge et préféreront se jeter sur vos balles, se cacher derrière des barils ou alors le comble, courir très loin pour tirer à bonne distance. La distance d'ailleurs est un paramètre incompris par les développeurs. Pour ces personnes, un fusil à pompe est aussi précis qu'un fusil à lunette, même à plus de cent mètres. Autre chose, même si vous incarnez un officier d'une unité spécialisée dans les opérations discrète, ce dernier ne l'est pas vraiment et préfère ouvrir une porte avec un fusil à pompe ou tirer avec un lance-missile pour faire écrouler un dôme de béton sur la tête de ses ennemis. On en déduit que Black est destiné aux personnes frustrées par l'infiltration d'un Sam Fischer également officier d'une unité spéciale Splinter Cell. Autre bémol, le jeu n'a pas d'option multi-joueurs ; absence qui, couplée à ses faible possibilités de rejouabilité, lui confère une durée de vie finalement bien faible. Il offre certes huit niveaux de destruction massive très intenses mais malheureusement sans grand intérêt à rejouer une fois terminés.

Black - 83 Black - 76 Black - 79 Black - 63 Black - 69 Black - 49 Black - 51 Black - 38 Black - 41 Black - 20 Black - 19 Black - 46



test écrit par Kenshin


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

Black a réussi son pari d'être l'un des FPS les plus hollywoodiens du moment avec des effets très réussis, des graphismes plus qu'alléchants et des musiques à tomber de son fauteuil pourtant très confortable. Cependant son gameplay trop limité par des ennemis stupides, sa répétitivité et son absence de mode online, ne le classe pas dans les hits à posséder absolument dans sa ludothèque. Si vous n’êtes pas un fan absolu de FPS, nous vous conseillons donc d'attendre Black d’occasion, ou alors de l'emprunter à un ami ayant déjà craqué en vue de devenir le premier homme de destruction massive. Poètes s'abstenir !

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Black

Black

7 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur la fnac

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes