
Beyond Good & Evil
publié le 19 novembre 2003- Etat : Disponible
- Développeur :Ubisoft Entertainment
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 13/11/2003
- 11/09/2003
- inconnue
Dévoilé en début d’année, le dernier titre de Michel Ancel n’avait laissé personne indifférent. Ce jeu, haut en couleurs, bourré d'effets spéciaux et de différents types de gameplay, réussissait ingénieusement, à garder une cohésion étonnante. Aujourd’hui le jeu est enfin disponible sur PlayStation 2 et nous allons voir ensemble pourquoi Beyond Good and Evil fait définitivement parti de ces titres qui laisse une trace dans l’histoire du jeu vidéo. Dénoncez la conspiration. Révélez la vérité.Lhistoire de BG&E a lieu sur la planète Hillys qui est enlisée dans un conflit contre des envahisseurs extraterrestres. L'héroïne que vous dirigerez est Jade, une journaliste qui essaie de se protéger de toutes les attaques que subit son environnement. Elle vit avec son oncle Pey'j (prononcez « paidge » sur une île, où elle s'occupe d'enfants dont les parents ont disparu pendant la guerre. Méfiante quant aux promesses de son gouvernement pour repousser l’ennemi, Jade, décide de découvrir la vérité qui se cache derrière cette guerre interminable.
Voilà le point de départ de l'histoire. Vous êtes une personne ordinaire qui, comme tout le monde, veut savoir la vérité. Que se passe-t-il réellement ? Cette guerre est-elle une mascarade ? Vous voulez connaître la réponse à ces questions. L'arme principale de Jade est son appareil photo, qui lui permet de rapporter des preuves de ce qu'elle a vu, et de mettre en évidence la conspiration.Un concept innovant, un genre de jeu inclassable.Le jeu n'est pas facile à étiqueter, malgré une prédominance très d'action/aventure il serait simpliste de penser que ce titre s'inscrit uniquement dans cette catégorie. Michel Ancel décrit son jeu comme un film d'Indiana Jones ; il y a de l'humour, de l'action, des poursuites... et tout cela fait partie d'une histoire. Vous êtes reporter, vous devez mener l'enquête et vous vous retrouverez dans plein de situations différentes. Ces situations constituent le gameplay. Il y a des tas de scénarios, et donc des styles de gameplays très variés, mais tout cela fait partie de l'histoire et du fait que vous êtes une reporter à la recherche de la vérité.
Vous incarnez donc un reporter, ce qui est plutôt inédit dans les jeux vidéo. Un reporter qui doit prendre des photos et regarder attentivement le monde qui vous entoure. C'est fascinant de se trouver dans un monde immense et d'une grande richesse, et de le découvrir avec un appareil photo. Le but du jeu est donc d'explorer cet univers, et de savoir observer minutieusement tous les éléments de cet environnement.
L’appareil photo est le coeur du jeu, le moyen physique de rapporter la vérité. On joue le rôle d’un reporter de guerre, celui qui prend des risques pour les autres. Le joueur passe par des phases de pilotage, d’infiltration et de combat, mais au terme de son exploration, il finit par découvrir le manège de la conspiration et la photo devient la conclusion de son investigation. L’appareil photo est aussi un moyen de se faire de l’argent pour augmenter ses capacités d’investigation (moyens de transport, armes de défense, etc...). La photographie, le reportage, supposent donc des activités de déplacement, d'investigation purement propres à l'aventure, c'est à dire rencontrer des gens, avoir des contacts. L'univers du jeu s'étend à la fois au niveau scénaristique et au niveau des possibilités et l'appareil photo qui est au début un moyen de gagner de l'argent devient une façon de rapporter la vérité. C'est un concept moins concret, moins mécanique. Après il y a également l'imbrication des cinématiques avec les phases de jeu pour donner le sentiment d'un Tout cohérent, d'une même expérience cinématographique.Un Melting-pot de plusieurs gameplay L’histoire commence au phare, où se déroule votre premier combat, vous y recevrez votre précieux appareil photo. Après s'être fait la main sur les premiers monstres, vous savez connaîtrez comment Jade peut se défendre. Elle ne sort son bâton d'aikido que lorsque des ennemis se trouvent à proximité. Dès qu'un ennemi s'approche, un verrouillage de cible automatique s'active, et il suffit d'appuyer à plusieurs reprises sur la touche X tout en déplaçant le joystick analogique gauche pour asséner une nuée d'attaques dévastatrices. Mais là où vous pourra appuyerez frénétiquement sur une touche pour venir à bout d'un ennemi, vous verrez que cette méthode se révélera inefficace par la suite puisque les adversaires que vous rencontrerez nécessiteront une technique bien particulière pour vous les éliminer. Vous vous rendrez compte au fur et à mesure de votre progression qu’il est possible d’effectuer des sortes de combos plus efficaces pour mettre vos adversaires au tapis. Les enchaînements varieront de différentes façons, par exemple ils seront différents en fonction du timing sur lequel vous effectuerez les manipulations.
Les combats sont donc très dynamiques, mais aussi techniques, ils bénéficient du Bullet-time (technique utilisée la 1ère fois dans Matrix) qui viendra conclure certains de vos enchaînements avec classe et panache..
Vous verrez donc que les occasions de se battre ne manquent pas, mais ce n'est pas l'objectif primordial du jeu. Le bâton de Jade reste sa principale et unique arme, même si, plus tard de petits gadgets vous aideront à mieux vous défendre comme des chaussures dont l’impact avec le sol, si vous sautez avec, vous permettront d’étourdir vos ennemis.
Après être venu à bout de votre premier défi très physique, vous vous retrouvez au calme dans le phare. Et c'est à partir de ce moment que vous allez pouvoir commencer à découvrir les differents phases de gameplay dont le jeu est pourvu. On peut en discerner principalement 4 types qui sont tous radicalement differents : on distingue des phases d'infiltration, du reportage photo, des courses et du combat. Si les parties "reportage photo" est vraiement innovante on pourra reprocher aux autres de l'être beaucoup moins.
Les phases de furtivité pourront se mélanger à celles de combat pour donner au joueur plusieurs façons d'aborder différents problèmes. Quant au reportage photo ou aux courses de hovercraft le tout est parfaitement jouable et diablement jouissif. Si certains passages sont obligatoires pour progresser dans le jeu, vous pourrez vous choisir ou vous attardez sur le domaine qui vous plait le plus. On peut se dire que je ne vais faire que la partie reportage-photo d'animaux ou la partie course. Concernant l'hovercraft, il existe un championnat qu'on peut finir mais par contre on est obligé d'aller à un moment à la course 2 car il existe un passage secret qui permet de continuer la progression dans l'aventure. On est donc obligé de faire au moins 20 % du championnat mais on peut décider bien sûr de le terminer également. Chaque course est récompensée par de l'argent, des perles qui permettent de progresser dans le jeu. Il y a donc pas mal d'extensions dans le titre qui sont assez importantes et qui vont au-delà des mini-jeux.
Le fait d'avoir plusieurs types de gameplays n'est pas un problème en soi. Par exemple, avec l'aéroglisseur, vous pouvez passer directement au vaisseau spatial : il y a un lien physique. L'avantage, c'est que vous pouvez accéder à certains endroits avec le vaisseau, mais pas avec l'aéroglisseur. À chaque fois que vous vous trouvez dans le vaisseau ou l'aéroglisseur, vous pouvez continuer de faire ce que vous faites habituellement dans le jeu, c'est-à-dire prendre des photos, vous battre si vous le souhaitez etc…
En deux mots l'originalité principale de Beyond Good & Evil tient en partie à la façon dont se déroule l'histoire. L'histoire mène le jeu et elle est directement liée au gameplay.Nombreuses prouesses techniques ?En plus d'être extrêmement riche, Beyond Good & Evil est assez réussi pour de la PS2. Le moteur de jeu créé pour l'occasion intégre des villages, des villes et même des planètes entières dans un univers unique.
Les graphistes du jeu se sont inspirés de choses réalistes avec une dose d'imaginaire, que l'on retrouve notamment dans les films de Miyazaki, comme Princesse Mononoké, ou des films comme Castle in the Sky. Tout cela se rapproche des univers de Jules Verne : un monde ordinaire avec une part d'extraordinaire. Le jeu est donc à cheval entre le réel et l'imaginaire.
Ce soucis esthétique est vraiment flagrant dans les décors, il l’est encore plus durant les phases de jeu. Ainsi les courses d'hovercraft et la majorité des décors resplendissent de couleurs.
Concernant la durée de vie, on peut selon Michel Ancel finir le jeu en 15 heures, ce qui n'est pas très long, mais si vous explorez totalement le jeu et que vous menez les quêtes secondaires, cela peut prendre une trentaine d'heures, voire plus.
Parlons maintenant de ce qui gène dans le jeu même si les défauts restent mineurs comparé à l’ensemble du jeu. Tout d’abord notons la présences de ralentissements qui feront rager tout ceux qui s’attendait à avoir un jeu sans défaut d’ordre technique.. Car malgré que le jeu soit d’un esthétisme plus que réussi, il n’en reste pas moins techniquement d’un Jak II à titre de comparaison.
Verdict
Beyond Good & Evil est un jeu très ambitieux qui comme Jak II marie plusieurs types de gameplay… on ne peux que féliciter Michel Ancel et son équipe d’être allé au bout de leurs idées et d’avoir concrétiser le tout dans un titre qui se démarque des productions actuelles. Agréable dans le sens ou BG&E est un agréable mélange de jeux, de films et d’animés qui vous fera vivre une belle histoire où vous aurez sans aucun la sensation d’y être personnellement impliqué.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie