
Baldur's Gate : Dark Alliance II
publié le 29 mars 2004- Etat : Disponible
- Développeur :Snowblind Studios
- Distributeur :Vivendi Universal Games
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 2
- 06/02/2004
- 20/01/2004
- 22/12/2004
Fans de la première édition de Baldur's Gate Dark Alliance, nous ne pouvions qu'attendre avec impatience la sortie du deuxième volet. Deux ans après, les développeurs de Black Isle nous présentent cette œuvre mariant avec succès le RPG avec le hack'n slash (petit rappel : le hack'n slash est un vilain surnom attribué aux jeux dont la principale activité est de dégommer du monstre à la pelle et cela en temps réel). Mais bon, on ne change pas une formule qui marche. Le scénario a dans ce jeu qu'une relative importance, il est toujours composé de multiples quêtes consistant à ramener des objets précieux, à débarrasser un lieu de ces monstres ou à libérer des pauvres créatures d'endroits froids, sombres et bien entendu lugubres à souhait. Mais, c'est tout de même avec un réel plaisir que l'on se replonge dans cet univers fait à grands coups d'épée et de magie, même si le jeu ne présente pas de grandes innovations. Mais, commençons par le commencement. Encore plus de héros ! Tout d'abord, mais que sont devenus nos trois héros Adrianna, Van et Kromlech du premier épisode ? Eh bien, on apprend que nos trois aventuriers se sont fait capturés et croupissent dans un donjon au fin fond des Royaumes Oubliés. La place est donc faite pour nos cinq nouveaux personnages : un barbare, une moniale elfe noir, un nécromancien elfe, un nain et un prêtre humain. Chacun de ces personnages a bien entendu ses propres caractéristiques avec des compétences en combat et magie plus ou moins élevées. Attardons nous quelques instants sur nos nouveaux aventuriers. Le barbare, Dorn Redbear, est un adversaire redoutable au corps à corps, assénant des coups puissants. Il se déplace rapidement et peut devenir fou furieux lors d'un combat. Le prêtre, Allessia Faithhammer est efficace au corps à corps, il peut porter une armure et apprendre de nombreux sorts défensifs. La moniale elfe noir, Vhaidra Uoswiir, quant à elle, est une spécialiste du combat à mains nues donc, elle n'a quasiment pas besoin d'armes, ce qui permet de faire quelques économies de PO. Le nécromancien, Ysuran Auondril, est un sorcier talentueux, capable d'invoquer un squelette qui combattra à ses côtés et, lui permettra de jeter des sorts pendant ce temps là. Il peut, de façon temporaire, envoûter ses ennemis et s'en faire des alliés. Venons-en maintenant au nain Borador. C'est un combattant très habile surtout avec une arbalète. Ses aptitudes de chasseurs de trésors en font un redoutable désamorçeur de pièges et un poseur d'explosifs hors pair. Pour porter une armure lourde ou moyenne, ainsi qu'un bouclier, il aura besoin, au préalable, d'un entraînement.Un gameplay toujours aussi bien pensé Au niveau du gameplay, le jeu ne comporte pas de grandes nouveautés. Le moteur utilisé est le même que pour le premier épisode. Aucun ralentissement dans les combats ne se fait sentir, même la taille imposante de certains monstres ne pose pas de problèmes. Les sorts restent très facilement accessibles, même lors des combats, grâce aux touches directionnelles. Le système d'action rapide (L2-R2) permet d'absorber mana et potions en un seul clic. L'amélioration des compétences se fait au fur et à mesure des combats et des missions accomplies. Car, en plus de gagner des points d'expérience, on gagne des pépettes !!
La nouveauté de BGDA II se trouve dans l'amélioration des armes et des équipements grâce aux runes et diverses pierres précieuses récoltées au fil de l'aventure. Pour cela, il suffit d'aller chez un marchand et le tour est joué. La seule condition requise est d'avoir du matos d'une certaine qualité. Les armes et autres sont d'ailleurs classées en six catégories (de qualité, remarquable, supérieur, grand, impérial ou parfait).
La progression des personnages dans le jeu est assez linéaire, ce qui devient lassant quelques fois. On n'a qu'une seule hâte, c'est de finir ce niveau qui paraît interminable et de découvrir le suivant. La difficulté est progressive et, est directement liée à l'expérience acquise. Ce qui fait que les monstres affrontés sont d'un niveau proportionnel.Toujours aussi beau Les univers traversés sont assez similaires à ceux de BGDA, premier du nom. Les décors sont toujours aussi travaillés, minutieux. La gestion de la lumière est assez impressionnante. Les concepteurs ont su insuffler de la vie, grâce à des torches savamment placées, dans des endroits sombres comme les cavernes, où seule la mort est sensée régner. Les vallées sont toujours aussi verdoyantes et la Porte de Baldur toujours aussi grouillante de monde. Le design de nos nouveaux amis est également très réussi, tout comme celui des monstres, qui pour certains sont directement sortis de la première édition.Bande son mitigée Black Isle a fait beaucoup d'efforts en ce qui concerne la bande son. On y retrouve des thèmes musicaux de bonne qualité, mais peu variés. Les bruitages ont été favorisés, ce qui permet une immersion totale dans le jeu. Le doublage, quant à lui, est assez mitigé. On passe d'une qualité moyenne à bonne, c'est à dire, on passe à des voix neutres à d'autres complètement caricaturales. Heureusement, il nous reste quelques belles voix sensuelles pour nous caresser les tympans !
Verdict
En deux mots, BGDA II nous réserve de belles heures de jeu, seul ou en coopération, même s'il ne présente pas de grandes innovations en matière de gameplay, décors, thèmes musicaux etc,… Cependant malgré cela, ce nouvel opus est au niveau de son prédécesseur en termes de graphisme et de maniabilité, l'aventure est encore plus passionnante et nous demande quelques fois de nous creuser un peu les méninges, pour trouver un passage secret, par exemple. Pour les petits veinards qui iront jusqu'au bout de l'aventure (comptez une bonne dizaine d’heures), il y a deux bonus supplémentaires. Le premier est l'apparition de Drizzt Do'Urden, un rôdeur et héros légendaire des Royaumes Oubliés et le deuxième un quatrième niveau de difficulté : le mode extrême. Alors, tout ça ne vous donne t'il pas envie de partir à la conquête des Royaumes Oubliés ?!!

A partir de 24.8 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie