
Atelier Iris 2: The Azoth of Destiny
publié le 24 octobre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Gust Co.
- Distributeur :Gust Corporation
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :RPG / Aventure
- Visitez le site officiel
- 29/09/2006
- inconnue
- 26/05/2005
Atelier Iris 2 The Azoth of Destiny est le deuxième de la série Iris à arriver sur notre territoire. Eternel Mana a su séduire pas mal de joueurs avec son univers enchanteur, ses graphismes mignons et bien sûr l’alchimie. Alors, que dire des nouvelles aventures de Felt et de Viese Blanchimont ? Verdict dans ce test !
Atelier Iris 2 arrive après Suikoden 5, quelques jours avant Digital Devil Saga et bien avant Final Fantasy XII. C’est un fait, nous aurons beaucoup de mal à comparer The Azoth of Destiny avec d’autres jeux 3D, non pour des raisons techniques mais à cause d’une approche complètement différente du jeu de rôle proposée par le studio Gust. Ce constat conduit le joueur à lui-même appréhender Atelier Iris d’une manière différente. Ici, point de déferlement de polygones, pas de carte 3D, ni de «lens flare» prêt à déchirer les rétines. Non, les atouts d’Atelier Iris 2 se trouvent ailleurs, en compagnie de ses faiblesses.Tragédie dans le monde d’EdenL’histoire d’Atelier Iris 2 se concentre sur Felt et Viese Blanchimont, tous deux étudiants en alchimie. Viese (la fille) est une étudiante studieuse prête à passer des heures à travailler. Felt lui, se sert plutôt des livres d’alchimie comme de somnifères. Malgré ses capacités, il préfère largement le combat à l’épée et l’action. Le monde d’Eden dans lequel ils vivent est rempli d’éléments comme l’eau, le métal, le feu, la terre, etc…Chacun de ces éléments est représenté par un esprit. Pour pouvoir manier les éléments, les alchimistes doivent passer des pactes avec eux, mais cela requiert talent, respect et travail.




Tout juste diplômé et enfin alchimiste reconnu, Viese se promène avec Felt quand soudain, des morceaux entiers du monde disparaissent provoquant une fissure dans le ciel et de puissants séismes. C’est alors que Viese se rend compte que les lieux sacrés dans lesquels vivaient les esprits ont disparu. Pour tenter de comprendre ces évènements, Felt décide de passer la porte de Belkhyde, le passage qui sépare Eden d’un monde inconnu. Il fera son voyage en compagnie d’une épée douée de parole, appelée Azur Azoth, censée protéger Eden du cataclysme. Voilà pour l’histoire d’Atelier Iris 2. Vous l’avez remarqué, l’intrigue est très intéressante et force à continuer tant le mystère est épais.Deux héros c’est mieuxUn bon point pour Atelier Iris 2, Viese ne sera pas le faire valoir de Felt mais contribuera complètement au bon déroulement de l’aventure. Grâce à un anneau réalisé via une recette d’alchimiste, nos deux héros pourront communiquer par le biais de lettres et partager leurs objets. Viese, la seule à pouvoir synthétiser des objets aidera Felt dans son aventure à Belkhyde.




Le déroulement du jeu est le suivant : pour obtenir de l’aide d’un habitant de Belkhyde, celui-ci demande un objet spécial, et il suffit à Felt de demander à Viese de le synthétiser. Pour cela il faudra changer de personnage grâce à la fonction «switch» de l’écran de sauvegarde, avoir fait le pacte avec l’esprit concerné, et détenir la recette. Une fois la recette trouvée (dans un coffre, par un don…), vous devez réunir un nombre précis d’éléments pour synthétiser l’objet. Ceux-ci se trouvent dans le décor, un peu partout en fait. Il suffit de s’approcher d’un rocher, d’une plante, d’une flaque d’eau et d’appuyer sur carré pour en tirer un élément. C’est pourquoi il faudra bien explorer chaque recoin des décors pour ne rien manquer. Une fois le nombre d’éléments précis en votre possession, un petit tour dans la maison de Viese s’impose. Elle dispose d’un chaudron pour créer ses objets. Une fois la manipulation d’élément terminée, l’opération est initialisée et Felt, qui ne possède pas les talents de sa compagne, n’a plus qu’à réunir les ingrédients pour créer autant d’objets qu’il le veut. Le procédé est original et donne toujours envie de s’improviser alchimiste: il relaye même la trame scénaristique au second plan pendant quelques minutes !Une alchimiste et un guerrier font équipe !Le système de combat qui concerne seulement Felt ne fait pas preuve d’autant d’originalité mais laisse entrevoir ses atouts à mesure que le nombre et la force des ennemis augmentent. A priori, il s’agit de tour par tour mais le tout est plus complexe que cela. Il existe une sorte de jauge en haut à gauche de l’écran qui montre l’ordre des attaques ennemies et alliées. C’est à vous de faire en sorte de différer les coups des adversaires pour éviter de prendre trop de coups et d’élaborer des stratégies. Pour cela, vous avez deux types de coup à votre disposition: l’attaque chargée ou la «Break Attack».




La première vous permet d’alimenter une jauge (Skill Point) qui vous renseigne sur le nombre de coups spéciaux (Skill) utilisables ( Mana Strike, Mana Wave par exemple) Plus l’expérience augmentera, plus vous aurez de choix. Ces «skills» pourront être obtenus par le biais d’arme qui vous donneront des capacités spéciales.
La seconde, la «Break Attack» permet de différer le tour de l’ennemi, voire de le rendre incapable d’attaquer pendant un temps. (Sur la jauge de tour, l’ennemi se retrouve donc dans la zone la plus lointaine de votre personnage)
Bien sûr, en dehors de tout ceci, Felt et ses nouveaux camarades de Belkhyde pourront fuir, utiliser ou même créer des items conçus par alchimie et défendre.
Pendant les combats, les personnages sont modélisés de manière correcte mais sans plus. Les animations sont réduites au strict minimum, mais restent assez détaillées pour donner du plaisir à croiser le fer. N’ayant pas fini le jeu, il sera difficile de donner un avis très objectif sur la qualité des effets de lumière présents lors des attaques magiques puissantes utilisant la fameuse Mana, mais on peut s’attendre à de jolis effets. Sans être magnifique, le rendu est acceptable pour un jeu en 2D, quoique bien loin de ce que l’on a pu découvrir de certains jeux à venir comme Tales of Destiny.Courage Felt, on y arrivera !Du courage, il en faudra pour aller au bout du dernier RPG de Gust arrivé en Europe. Pourquoi ? Tout simplement parce que le déroulement du jeu, hormis les rebondissements intéressants, peut frustrer. Pour avancer dans le jeu, il faudra passer effectuer pas mal d’allers-retours imposés. Il faudra un objet spécial pour pouvoir se servir d’un bateau, pour entrer dans une prison, etc….Cette redondance peut énerver le joueur pressé de découvrir les tenants et aboutissants de l’intrigue, surtout si l’alchimie ne l’intéresse pas plus que cela. Ce constat peut d’emblée réfréner les joueurs qui n’aiment pas trop rester devant des pages de menus austères à synthétiser des objets. Heureusement, lorsque que vous devrez faire demi-tour pour chercher des éléments, la carte (toujours en 2D) vous permettra d’accéder aux villages ou donjons très rapidement. Malheureusement, le bât blesse de ce côté là aussi: les décors de ces donjons sont en effet un véritable répulsif pour joueurs avides de beaux paysages ! En bref, ces phases sont moches. Il ne sera pas rare de se dépêcher de parcourir les donjons pour éviter de rester trop longtemps dans cette purée de pixels issue de l’époque 16 bits. Certains villages et chemins très beaux font contraste avec le reste des paysages, souvent en intérieur, à la limite du supportable.




Du courage, il en faudra aussi pour les joueurs qui ne comprennent pas un mot d’anglais. Même si le niveau nécessaire pour comprendre l’intrigue n’est pas très élevé, il sera facile de bloquer sur une énigme d’alchimie pas franchement compliquée. Une fois passée la barrière de la langue, une bonne nouvelle vous attend. Atelier Iris 2 laisse le choix entre les doublages américains et les doublages japonais. Nous connaissons le professionnalisme des doubleurs nippons et inutile de dire que de ce côté là, il n’y a rien à redire. Certains traits d’humour inclus dans The Azoth Destiny prendront plus d’ampleur en japonais. Si en plus de cela, nous notons que la piste américaine est très mal montée notamment à la fin des phrases, le choix des doublages est vite fait.
La musique, élément toujours important dans un RPG, ne restera pas dans votre mémoire mais demeure tout de même dans le ton du jeu. Le nombre élevé de thèmes pourra peut-être lasser car la qualité n’est pas toujours présente, la preuve avec la musique de sauvegarde et de chargement, véritable déclencheur d’intenses migraines. Retenons néanmoins quelques belles compositions, qui elles, sont un vrai régal, notamment pendant les rebondissements concernant un certain Chaos, certainement le personnage le plus classe du jeu.
Malgré la pauvreté de certains décors dont nous avons parlé plus haut, il est difficile de ne pas tomber sous le charme de l’ambiance graphique d’Atelier Iris 2. Les artworks des personnages apparaissant en grand lors des discussions, toujours très bien dessinés donnent du charisme aux personnages. Ils peuvent même se révéler assez drôle car très expressifs. Dès les premières heures de jeu, la relation entre Viese et Felt apparaît très touchante, d’autant plus que vous recevrez de temps à autre une lettre au cours de votre périple à Belkhyde. Viese vous expliquera comment vous servir des éléments qui vous entourent pour concevoir de nouveaux objets tout en demandant de vos nouvelles.








• Le scénario intéresse dès le début
• Les personnages attachants
• L’alchimie en jeu vidéo !
• Des décors très inégaux
• Une animation très peu travaillée
• Des allers retours encore et encore !
Verdict
En conclusion, la copie de Gust est loin d’être parfaite mais pas horrible non plus. Le scénario et l’alchimie intéressants, relèvent franchement le tout et les personnages attachants donnent de la matière à ce RPG. Cependant, c’est encore trop peu soigné pour faire complètement chavirer les cœurs. Gust ne fait pas mieux qu’Atelier Iris premier du nom. A retenir, notamment du côté des grosses machines à RPG (suivez mon regard…), le choix entre le doublage japonais et anglais ainsi que le 60HZ. Ok, le jeu n’est pas sous titré en français mais on ne peut pas tout avoir !

A partir de 24.8 €
Graphismes
6 / 10Tous les décors n’ont pas bénéficié du même soin, c’est souvent le cas dans les RPG mais ici c’est beaucoup trop flagrant. Certains paysages sortent du lot grâce à leur beauté et leurs couleurs.
Jouabilité
8 / 10Le système de combat pourra paraître simplet au début mais les choses se compliquent par la suite. Un peu de stratégie sera nécessaire pour s’en sortir indemne. Les procédés alchimiques sont assez simples mais forcent à beaucoup d’allers-retours.
Son
6 / 10Beaucoup de thèmes, certains sont inutiles, d’autres lassent très vite et quelque uns donnent envie de monter le son. Ca reste correct dans l’ensemble mais loin d’être fantastique.
Durée de vie
7 / 10Les rebondissements sont nombreux et les heures défilent vite. Vous ne pourrez pas le finir en un week-end surtout si vous tardez un peu devant le chaudron de Viese à chercher la meilleure recette. Comptez une trentaine d’heure pour voir le boss final.
Fun
7 / 10Le scénario prend très vite le pas sur certains défauts bien visibles. L’alchimie peut ne pas plaire et les allers retours forcés ennuient. Si vous lâchez la manette par lassitude, vous y reviendrez pour découvrir le fin mot de l’histoire.